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Vulves assassines prépare l'album Godzilla 3000

Les Vulves assassines, c’est  DJ Conant,sa grande gueule et ses synthés crasses, MC Vieillard,  ses gros muscles au service de son petit sampler, et  Sam,  véritable génie de la guitare électrique, pour un univers  extra-terrestro musical’core. Les Vulves assassines, ça hurle, ça rappel, ça pue  et ça laisse Booba sur le bord de la route comme un enfant de chœur paumé. Les Vulves assassines, c’est aussi l’espoir d’un monde meilleur, plus juste, un monde où Pierre Gattaz élèverait tranquillement des chèvres dans le Larzac au lieu de nous pourrir la vie.

V assassines - Godzilla 3000

D'où vient l'idée du délire de tourner tout le thème du groupe autour des vulves (nom, textes, goodies...) ?
Parce que la vulve, ça fait 2000 ans que c’est tabou, alors il serait temps d’en parler. On a décider de pas faire dans la demie-mesure, histoire de rattraper le temps perdu.

Vous vous préparez à sortir l'album Godzilla 3000. Peut-on en savoir plus à son sujet et son univers ?
Godzilla c’est pour les muscles, et 3000 c’est pour le futur. L'album parle de tous les sujets importants comme le chômage, l’IVG, l’état d’urgence, le consentement, les gros muscles, et l’amour bien-sûr. Côté musical, il s’agit d’électro-punk-rap avec un soupçon de variété, de cumbia, et de classique. Les mauvaises langues appèleraient ça un « pot-pourri », mais nous on préfère dire que c’est du punk-rap de l’espace.

Comment travaillez-vous la préparation de cet album et le passage en studio ?
Nous nous rendons parfois en résidence à Pemberton cottage, dans la campagne londonienne, chez notre copain Alexis qui a un studio d'enregistrement. A 15 minutes à pieds de là, il y a ce petit pub, le Royal Oak : l’ambiance y est médiocre mais cela nous permet de rester concentrées et de trouver l’inspiration. Puis nous rentrons tester nos belles idées au studio du cottage. S’il y a des doutes, des choses à revoir, alors nous retournons au pub. Et ainsi de suite. C’est un processus un peu long, mais joyeux.

Parlez nous du titre Bien être
La mode du « bien-être », c’est le Mal. C’est la culture du nombril et du néant. C’est une gangrène. Alors nous aussi « on fait notre part » comme diraient ces foutus colibris en faisant une chanson sur ce fléau.

Pourquoi réalisez-vous un financement participatif et quel serait l'argument pour convaincre de vous aider ?
Le financement participatif, c’est surtout pour sortir l’album en cédé. On sait que le cédé est passé de mode, mais la mode on est contre, on préfère l’élégance. Bref. On peut pas dire que les artistes soient correctement payés dans la scène underground, en particulier quand les artistes sont femelles. Allez comprendre… Quand il s’agit de concert de soutien c’est normal, mais alors quand on passe dans des soirées qui disent « promouvoir la scène féminine » on se permet d’avoir une pointe d’amertume. On s’en sort donc en raccordant des bouts de ficelles pour dédommager l’équipe et payer le matériel en vendant des goodies à la fin des concerts. Le financement participatif, ça nous permet juste des les écouler au même prix mais plus efficacement pour avancer l’argent nécessaire au pressage du CD. Bref, pour notre public friand de jolis slips sérigraphiés, c’est une belle affaire en quelque sorte !

Vous pouvez soutenir l'album Godzilla 3000 de Vulves Assassines sur Ulule.

 

Grâce à ce financement, vous espérez également entrer en résidence. En quoi cela va-il vous aider ?
Notre concert est un véritable show, comme Johnny. Nous avons donc des vulvons-danseurs à faire danser et des effets pyrotechniques à mettre en place, et ça se travaille. Par exemple nous devons tester notre petit détonateur que l’on vient tout juste d’acheter.

Peut-on en savoir un peu plus sur le tournage du clip de Godzilla 3000 ?
Godzilla 3000 a été tournée au Boxing Beat d’Aubervilliers. C’est dans ce club légendaire (le meilleur club féminin de France !) qu’on a été faire pousser nos gros muscles le temps d’une année. Nous avons depuis arrêté le sport pour nous mettre à la chorale de Montreuil, mais c’est un autre sujet. On a aussi tourné des scènes au Clos sauvage à Saint-Denis, un squat qui vaut le détour et le soutien. Les vulvons n’ont pas été mal-traités pendant le tournage.

Une indiscrétion à nous donner sur le futur album ?
Il ronfle.

Qu'appréciez-vous dans la scène et en quoi les concerts sont-ils importants pour vous ?
Ce qu’on aime particulièrement, c’est que c’est toujours l’occasion de croiser dans le public le regard rieur d’Henri, notre plus grand fan ! Il vient à chaque concert, et souvent avec des petits cadeaux. Par exemple, la dernière fois il est venu avec des pâtisseries orientales pour toute l’équipe. Sur scène, nous nous rivalisons d’ingéniosité pour qu’il ne se lasse jamais et qu’il revienne encore et toujours.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
On espère bien que vous serez nombreux à acheter votre bon de soutien pour la Fête de l’Huma, afin de venir voir notre concert ce vendredi 13 septembre à 21h scène 92. Il y aura nos mamans, Karl Marx tout droit revenu d’outre-tombe, et Aya Nakamura.

Merci à Vulves Assassines d'avoir répondu à notre interview !
Vous pouvez les retrouver sur Facebook.

Les Vulves assassines - Bien-être (Clip)

interview Musique

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