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Un nouveau clip pour Rob One

A mi-chemin entre les univers de Gorillaz et de Philippe Katerine il y a Rob One : une voix envoûtante, des paroles originales écrites en français et des rythmiques entraînantes. Ce jeune artiste musicien a sorti un EP rock en 2016 et s'apprète à sortir son premier clip.

Rob one

La musique de ROB ONE se veut extra-terrestre, renversante et futuriste. A la croisée du funk, de la soul, du rock et de la variété, le musicien vous transporte dans un univers poétique et vibrant. Une quête mystique et décalée vous prend à la gorge. Vous êtes bloqué dans le cycle mélodique et seuls ces quatre titres peuvent vous faire renaître.
Ouvrez les oreilles, laissez votre esprit éclore : quelque chose d'énigmatique se profile au loin...

Pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre univers ?
Bonjour je suis ROB ONE, jeune artiste musicien français de 22 ans.
Ma musique se situe à la croisée du funk, du rock et de la musique française. Je me sens très proche de la poésie d'un Katerine ou d'un Tellier.

Peut-on en savoir plus sur votre EP sorti en 2016 ?
Mon premier EP (éponyme) s'appelle ROB ONE. Il est sorti le 21 octobre 2016 et est composé de 4 titres. Cet EP est important pour moi, il confirme mon envie de devenir artiste musicien et a marqué à jamais ma façon de composer. Pour la première fois, j'enregistrais dans un vrai studio (comprendre en dehors de ma chambre), au TOTA Studio, avec un vrai batteur (Julien Patoue) et ce fut une première expérience super enrichissante. De plus, ce sont les premiers morceaux que je compose en français. Cet EP était donc pour moi une façon de poser mon univers, je le conçois un peu comme un book artistique en disant à celui qui l'écoute : "Voilà à quoi peut ressembler ROB ONE".

Vous êtes auteur, compositeur. D'où vient votre inspiration et comment travaillez-vous vos compositions ?
Mon père est bassiste et compositeur et ma mère a une très belle voix qu'elle joue notamment en comédie musicale. Je crois que j'ai eu la chance d'hériter des deux. La culture rock de mon père est la première à me marquer, j'ai grandi avec et elle est très probablement la raison pour laquelle je fais aujourd'hui du rock. A l'adolescence et avec mes premières fréquentations liées à la musique, je découvre l'électro, le hiphop, le jazz, le funk, le métal, etc. J'ai longtemps été très marqué par des groupes comme Gorillaz, Daft Punk, Jamiroquai, Rage Against The Machine ou NERD. Ce sont les premiers à m'avoir donné envie de faire de la musique.
Je travail sur FL Studio avec une guitare, une basse, un clavier MIDI et un micro. Je suis quelqu'un d'assez spontané, tout est constamment branché à ma carte son, je n'ai plus qu'à jouer et à enregistrer. Je n'ai pas vraiment de recette secrète pour composer, les idées viennent grâce à la pratique et pas le contraire. La voix arrive généralement en fin de phase de composition, lorsque mes bases rythmiques et mélodiques sont déjà assez claires. En vérité, je suis encore aujourd'hui plus compositeur qu'auteur. Je veux dire par là que je n'écris jamais les paroles à l'avance d'un morceau. De plus je suis très sensible aux chœurs et harmonisations vocales, c'est pourquoi la voix m'intéresse en tant qu'instrument, en plus d'être un outil littéraire.

Vous préparez actuellement un clip pour Amour, peut-on en savoir plus sur l'histoire et le personnage de Robin ?
Alors non bien essayé ! Il ne s'agit pas du clip d'Amour mais d'un nouveau morceau, dont le le titre est encore caché, que les gens déjà venus en concert connaissent bien. Dans ce clip, Robin mon alter égo (ou l'inverse, je ne sais plus vraiment) est une rock star accomplie et reconnue de tous. Sa réussite il l'a doit à ce fameux morceau : tout le monde ne parle plus que de ça. Filles, plages, jus de pamplemousse et argent à flots : voilà à quoi ressemble cette célébrité décomplexée. Tout semble si beau pour Robin jusqu'au jour où il décide de se réveiller.
C'est drôle, finalement je ne sais pas lequel des Robin me donne le plus envie.

Ce clip sera réalisé par le duo de photographes Lebonbourgeois. Comment les avez-vous connu et comment se passent vos échanges sur vos projets artistiques ?
Nous nous sommes rencontrés en juin 2017 via une connaissance en commun. En fait, elles cherchaient quelqu’un pour réaliser la musique du court métrage A la Ferme, co-réalisé avec Rémi Procureur et Jade Deshayes (que vous trouverez ici). C'était une première pour moi, ce ne fut pas toujours évident mais j'ai beaucoup aimé le faire. J'en garde une expérience super enrichissante et formatrice.
Depuis, j'ai travaillé la musique une seconde fois avec elles sur leur vidéo The morning routine (que vous trouverez ici). J'ai pu assister et participer au tournage, ça m'a beaucoup plu. C'est l'une des raisons pour lesquelles je leur ai proposé de réaliser mon premier vrai clip. De plus, je suis sensible à leur imagerie et identité visuelle.

Pour réaliser ce clip, vous avez lancé une cagnotte Leetchi. En quoi cela va-il vous aider et avez-vous un argument à donner pour convaincre les gens de vous aider ?
Le lancement de cette cagnotte Leetchi est une étape importante pour nous. D'une part, elle nous permet enfin de dévoiler aux personnes qui nous suivent ce sur quoi on travaille dur et, d'autre part, de légitimer notre ambition auprès de ces gens là. Malgré nos investissements personnels, l'argent récoltable via cette cagnotte nous est indispensable. En effet, grâce à vous, nous pourrons nous offrir le plus beau décor de clip du monde et nourrir avec amour tous les jolis ventres qui nous prêterons mains fortes sur le tournage. Sans vous, ce clip et logiquement la musique française ne pourront plus vivre. De plus vous aurez le sentiment incroyable et jouissif d'avoir permis la réalisation du meilleur clip de 2018. Et ça c'est pas rien.

Vous pouvez soutenir Rob One pour son clip sur Leetchi.

 

Quelle est la plus grosse difficulté pour un jeune artiste pour vous ?
Paradoxalement, le manque pertinent de visibilité. On vit dans un monde où n'importe qui peut se réveiller un matin et poster son morceau sur les réseaux sociaux. Et en soit c'est génial qu'internet avec Youtube ou Soundcloud ai démocratisé ça. Seulement on est des centaines de milliers à faire ça et la plupart (dont moi) passent à la casse derrière les "fils ou filles de" déjà incrustés dans le milieu. Je pense qu'on manque en France de plateformes musicales indépendantes et neutres (j'entends par là non gérées par des majors) spécialisées comme le fait déjà Booba avec OKLM ou La Souterraine.

En dehors du clip, quels vont-être vos projets à venir pour les mois à venir ?
A côté du clip, je travaille avec mon ami très talentueux Trausti Goutier sur une petite vidéo de présentation sur ROB ONE. J'ai aussi prévu de revoir entièrement mon set live avec les beaux gosses qui sont sur scène avec moi. J'ai très envie de rejouer sur scène. Et puis j'aimerai enregistrer des nouveaux morceaux en studio pour le prochain EP/Album.

Pour vous que représente la scène et des concerts seront-ils prévus ?
La scène est pour moi le moment de rencontre avec le public le plus important et enrichissant. On apprend beaucoup en discutant avec les gens qui viennent nous voir. C'est aussi le moment où je me sens le plus vivant, voire surpuissant parfois.
Aucune date n'est prévue pour le moment. Mais ça ne saura tarder, j'aimerai beaucoup faire quelque chose pour la sortie du clip...

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
"Au revoir merci" - Siboy

Merci à Rob One d'avoir répondu à nos questions !
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Musique interview

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