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Two Faces présente son EP éponyme

Two Faces est un duo français passionné de son et qui vient de sortir un EP reflétant leur personnalité. A découvrir sans plus attendre...

Two Faces

 

Qui se cache derrière Two Faces ?
Pierre-Olivier et Benjamin. Nous avons créé ce projet il y a 1 an de ça. Notre musique devait laisser la place à des harmonies « planantes » posées sur des rythmiques entrainantes, le tout assemblé avec une production léchée. Avec des influences comme Gorillaz et Massive Attack, c’est donc tout naturellement que nous nous sommes tournés vers le trip-hop. Même si nos morceaux gardent un côté pop de part leur construction. L’idée est de laisser s’exprimer notre partie la plus sombre et de la retranscrire en musique et sur scène. 

Pouvez-vous nous présenter votre 1er EP ?
Two Faces EP éponyme, est le fruit de l’année écoulée durant laquelle nous avons construit le projet. Il est composé de 4 morceaux distincts issus d’expériences vécues lors desquelles nous explorions nos côtés sombres. Cet EP parcourt plusieurs sentiments humain : l’angoisse, la haine, la culpabilité… Des sentiments obscurs qui sont souvent reniés par nous même et par l’être humain en général. On avait besoin d’extérioriser ! 

Comment avez-vous travaillé la partie instrumentale de l'album ?
On est des passionnés de son. C’est certainement aussi pour ça qu’on s’est dirigé vers ce style de musique. Massive Attack (les ambassadeurs du genre) ont par exemple un véritable sens de la production et c’est quelque chose que l’on veut. C’est pour cette raison que l’on a mis beaucoup de temps à créer le groupe : il ne fallait pas rater nos productions. Quand on compose, on commence d’abord par créer une structure, une intention et des harmonies. Une fois qu’on a une bonne base avec ces 3 éléments c’est beaucoup plus simple de produire et d’expérimenter autour, on sait que tant que l’on respecte ces 3 éléments, le reste suivra. On travaille ensuite principalement par MAO (musique assistée par ordinateur), on cherche le bon son ; si il doit y avoir un tambourin, ça doit être le meilleur tambourin. On essaie de ne rien laisser au hasard. On jette au fur et à mesure ce qu’on considère comme trop faible (et c’est parfois compliqué), jusqu’à ce qu’on arrive au bout. 

Peut-on en savoir plus sur le titre Panic ?
Panic, probablement le morceau le plus sombre de l’EP, raconte l’histoire d’une crise d’angoisse vécue seul. Ce genre d’événement arrive de plus en plus, notre génération en est très sujette, et on en parle peu par peur d’être incompris, d’être ridicule. Il nous paraissait nécessaire de décrire notre vécu face à ça, et ça passe autant par les textes que par l’univers sonore du morceau où on a essayé de mêler le mal être des voix à la tension incessante de la musique, jusqu’à l’explosion finale. 

Parlez nous de l'univers et du tournage du clip Hangover...
Ce fût une expérience très intéressante ! A la base, nous avions pensé ce scénario sans l’associer à un morceau, puis le titre Hangover s’est greffé dessus logiquement : c’était la suite logique. Nous sommes attachés au visuel, autant qu’à l’univers sonore. Le cinéma occupe une grande place dans nos vies, il était évident que nous ne pouvions pas négliger notre image. L’idée de faire un clip en plan séquence, au ralenti et monté à l’envers était ambitieuse mais nous avons adoré ce pari. Faire un clip puissant quand on est un jeune groupe ce n’est pas évident mais on devait le faire : on l'a fait à notre façon. 

Avez-vous une indiscrétion à nous donner sur votre EP ?
Il s’agit en réalité de notre second EP : Nous en avions créé un premier il y a plus d’un an et au moment de le sortir on s'est regardé dans le miroir en se disant qu’on pouvait, qu’on se devait de faire mieux que ça. On l’a donc jeté. On a tout recommencé depuis le début en étant d’autant plus exigents avec nous même, et aujourd’hui on est fiers d’avoir réussi ce sacrifice.

Des concerts ou des festivals sont-ils prévus prochainement ? 
Dans les jours qui arrivent, on jouera au festival Bistanclac à Saint-Etienne (5 mai) puis au Ninkasi Kao dans le cadre du Ninkasi Musik Lab (11 mai) D’autres dates arrivent prochainement, surtout pour la rentrée. 

Vous faites partie des finalistes du Ninkasi Musik Lab qui aura lieu le 11 mai. Vous y attendiez-vous et qu'attendez-vous de cet évènement ?
 On ne pouvait pas vraiment prévoir notre qualification en finale, il y avait de très bons groupes qui participaient au tremplin. On est d’autant plus contents d’être dans cette sélection finale que les 4 autres groupes sont tous excellents. On va pouvoir présenter le projet dans des conditions de live idéales et dans une des meilleurs salles lyonnaises. Nos attentes, c’est simplement prendre du plaisir et réussir à faire décoller le public. 

D'autres projets sont-ils en cours et prévoyez-vous de faire un album dans les prochains mois ?
Pour la suite, nous prévoyons dans un premier temps de tourner à la rentrée, puis de sortir un nouvel EP fin 2017/début 2018. L’album viendra plus tard… 

Que souhaitez-vous dire pour conclure ? 
Un large merci aux gens qui nous soutiennent ! On a la chance d’être entouré par de belles personnes et on est suivi par de plus en plus de monde. Quand on passe des mois à travailler sur un projet en sous-marin, qu’on sort finalement de l’eau et qu’il y a des gens pour écouter, apprécier et soutenir ton projet ça fait beaucoup de bien. Alors merci aussi à vous Divertir !

Merci à Two Faces d'avoir répondu à notre interview !
Retrouvez le duo également sur leur page Facebook.

Crédit photo : Cécile Klero de Rosbo

Musique interview

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