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Two Faces : l'EP Release the beast

Le groupe Lyonnais Two Faces (trip-hop électronique) revient sur le devant de la scène pour les 21 ans de Brassage du Ninkasi (Kao). Cet événement annonce leur tout nouvel opus Release the beast.

Two Faces - Release the beast

Two Faces est l’oscillation entre productions trip-hop, constructions pop et énergies rock. Inspirés par leurs contemporains anglais de Massive Attack ou encore de Last Shadow Puppets, Benjamin et Pierre-Olivier trouvent également leur inspiration dans l’adoration de l’image. Dans le cinéma de Fincher ou l’entièreté artistique d’un Banksy ou d’un Bowie, le projet est une exploration des terres arides de l’esprit humain.

Release the beast marque une transition dans l'univers du groupe, comme orientation vers la lumière. Résolument plus sauvage, le duo poursuit son parcours initiatique dans une lutte où s’entrechoquent vagues électroniques et rythmiques hip-hop. Direct et urgent, Two Faces libère son animalité.

Interview de Two Faces

Pouvez-vous nous présenter votre EP Release the beast et l'univers que vous avez voulu y créer ?
Release the Beast est la suite de notre voyage initiatique avec Two Faces. On a voulu exprimer dans cet EP notre changement d'attitude, exprimer le côté sauvage de notre musique et de nos compositions. Notre premier EP traitait principalement de nos angoisses et de nos doutes, Release the beast est donc la suite logique à notre évolution. Là, l'univers n'est plus seulement sombre, on développe aussi le côté lumineux du projet. Sur scène, même changement : plus d'énergie et plus de présence.

Qu'est ce qui vous plaît dans le trip hop et comment avez-vous travaillé la partie instrumentale pour arriver à quelque chose qui vous plaise ici ?
C'est probablement l'idée de pouvoir faire des morceaux très produits, avec en même temps une liberté d'action dans la voix et l'utilisation d'instruments en Live. Aussi, nos grandes influences viennent de ce domaine : Gorillaz, Massive Attack, mais pas que. Benjamin écoute beaucoup de hip-hop ce qui aide bien quand on cherche à avoir une production moderne.
Les parties instrumentales ont toutes été créées en amont par ordinateur puis complétées avec les instruments enregistrés en Studio.

Comment se passent les enregistrements studio et avez vous eu des points de désaccord ?
Le studio se passe toujours super bien car on accorde une importance primordiale à la production sonore, déjà parce que c’est une passion et aussi parce qu’aujourd’hui c’est très important pour pouvoir se faire sa place.
Le studio se passe toujours super bien !  Il s’y mélange concentration et laissé aller et c’est la dernière barrière avant d’avoir l’album dans la boite. Ce qui en fait un moment excitant qu’on adore.
On a peu de point de désaccord au fait, et plus le projet avance moins on en a. On se connaît par cœur, on connaît nos forces et nos faiblesses et on se fait suffisamment confiance pour savoir quand une idée est bonne ou à jeter. Mais quoi qu’il en soit, on essaye toujours tout. Une idée qui peut paraître mauvaise peut s’avérer être une erreur lumineuse !

On sait que la qualité est un point important pour vous. Quel est le titre qui vous a posé le plus de difficulté ou demandé le plus de travail ?
On a passé beaucoup de temps sur chaque morceau. Celui qui a le plus évolué et donc demandé beaucoup de temps et de travail est probablement Nightfall. C'est l'un des premiers morceaux que nous avons écrit dans ce projet, il ne ressemblait pas vraiment à ce qu'il est aujourd'hui, l'intervention de Riwan des Wailing Trees fut également importante car on lui a demandé un gros travail d'interprétation. Il a fait ça exactement comme nous le voulions !

Peut-on en savoir plus sur le clip de Release the beast et l'histoire que vous avez créé autour du personnage principal de la fille ?
Quand on a eu l'idée du clip, on pensait à un personnage violent seul et instinctivement masculin. Puis en réfléchissant on s'est dit "pourquoi ce ne serait pas une fille ?". On a apporté le projet à Spline Studio qui a ensuite dessiné le reste du tableau que nous avions en tête.
Le clip suit donc notre personnage principal le temps d’une nuit, dans sa frénésie de violence qui mène à la mort de certains. On parle ici d’une femme qui a perdu la raison pour des raisons inexpliquées mais qui, sur un modèle que l’on pourrait retrouver dans des films comme Fight Club, s’arme d’un gang de nanas aux mêmes ambitions. Elles s’attaquent donc à des personnes plus ou moins au hasard, sans forcément être consciente de leur violence: elles ont clairement pété les plombs, sans doute pour une ou plusieurs raisons...
L'actualité fait que le clip s'inscrit dans une réalité qui est la nôtre. Ce n'était pas l'idée de base mais finalement cela a eu un écho positif à de nombreuses personnes.

Quels ont été vos choix sur la pochette du disque et notamment la présence d'animaux ?
Release the Beast parle de se lâcher, se donner à fond et faire sortir La rage et l'énergie en nous : faire ressortir notre côté animal.
Ces animaux sont là car ils nous correspondent, le renard pour Ben et le singe pour Po. On pourrait facilement nous comparer à ses animaux dans leur comportement et c’est ça qui nous lie à eux.
Inscrire ces animaux sauvages dans un cadre urbain marque donc un contraste particulier, une perte de repère pour l’observateur qui n’associe pas les deux.

Faire une collaboration avec par exemple Gorillaz sur un titre ça vous plairait ? Prêt à lancer publiquement une invitation ?
Carrément ! Travailler avec Damon Albarn est l'un des trucs que nous aimerions faire, tout comme avec d’autres grands artistes comme Stromae, Orelsan, Robert Del Naja, The Shoes…

Vous êtes actuellement en résidence au Ninkasi Kao (Lyon), comment cela se passe-il et en quoi cela vous est utile ?
Ça se passe excellemment, comme à chaque fois qu’on est en résidence. C’est une ambiance particulière et qu’on adore d’ailleurs. On est enfermé et on bosse. Sur ce coup ci on axe le travail sur le son et la mise en place scénique, on en a une autre au Transbordeur bientôt pour travailler plus spécifiquement la lumière. Une résidence est toujours utile, c’est l’un des meilleurs moyen de bosser dans des conditions proches du concert.

Vous préférez faire un show plutôt dans une salle ou sur une scène extérieure ?
Pas de préférence, on prendra du plaisir dans les deux cas.

Quels vont être vos projets à venir ?
Déjà sortir cet EP et prendre le temps de le travailler, de l’apprivoiser et de le défendre comme il le mérite.
Au moment où on écrit cette interview, on est sur le tournage de notre 5ème clip en Italie.
On va également continuer à travailler en studio et peaufiner le live.
Enfin, on a quelques projets un peu différents et originaux qui devraient voir le jour prochainement...

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Venez nous voir en concert, venez discuter avec nous, on est super gentils !

Merci au groupe Two Faces d'avoir répondu à notre interview !
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Un nouvel EP est enregistré en décembre 2017 Woodlark Studio. 5 titres sensiblement plus énervés et affirmés. Un premier morceau accompagné d’un clip sortira en Juin 2018 : Release the Beast. Ce titre donne son nom à l’EP et montre le virage que prend le groupe vers un univers plus violent dans le son et à l’esthétique plus rock.
Release the Beast sera disponible à partir du 19 octobre en physique et sur toutes les plateformes de streaming.
Pour la suite, une tournée de dates en France est en prévision pour faire vivre les nouveaux titres sur scène, ainsi qu’un développement à l’international. Le duo n’a donc pas de limite à son ascension et compte bien s’imposer.

Tracklist

  1. Release the Beast
  2. Silence
  3. Vortex of Time
  4. Devil
  5. Nightfall on the Tribulation’s Tribe

Mixage par Nicolas ROULET, mastering par Andy “Hippy” Baldwin (Metropolis Studio, Londres)
Visuel cover : Margot RAYMOND & Freddi BARBERA

Musique interview

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