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Thomas Breinert : son album Lupanar chic

Thomas Breinert dévoile son nouvel album Lupanar chic le 1er février 2019.

Thomas Breinert

Quelque part entre Feu! Chatterton et Benjamin Biolay, nourri de Murat et de Bashung, de Dutronc et de Gainsbourg.   
Thomas Breinert propose un mélange chanson et d’exploration post-rock mâtinée des influences coldwaves de sa jeunesse. Car il a fait partie des « Tristes Sires », trio français au romantisme noir dont le leader et auteur/compositeur n’était autre que Vincent Delerm.

Thomas Breinert imagine un monde où les femmes tiennent le premier rôle, un peu par hasard, un peu par amour, un peu par mélancolie. Il entraîne dans une atmosphère musicale aux inspirations familières, aux parfums intenses et charnels et aux charmes inattendus. La nonchalance apparente de ce dandy natif de Rouen aux airs désabusés ne fait que fait qu’égarer ses auditeurs pour mieux les surprendre sur les chemins d’un vrai rock inventif, millimétré et tranchant, Ce disque est arrangé et produit par Romain Dudek (producteur et arrangeur de Boule et Clément Bertrand entre autres) et servi par un power trio dans lequel Olivier Robineau vient insuffler la même énergie rock que quand il était la pulsation du groupe Blankass.

Interview avec Thomas Breinert

Pouvez-vous nous présenter votre album Lupanar chic ?
Lupanar Chic est mon 1er album. Il a été enregistré entre 2015 et 2018 au studio DMC de Romain Dudek à Dieppe. Cet album contient 14 titres dont je suis l’auteur et le co-compositeur, Romain ayant participé à la composition et réalisé les arrangements.
L’eau à la bouche de Serge Gainsbourg est une exception puisque c’est la seule reprise. C’est un album rock, mixé à diverses influences allant du post rock au blues rock en passant par l’électro, avec des textes en français ! Difficile de le classer dans une case…

Pourquoi avoir voulu créer un album sur le charnel ?
Non, ce n’est pas une volonté ! J’ai une écriture très spontanée, guidée par l’atmosphère de la musique. Il se trouve que dans mes textes il y a souvent une femme qui rôde et à qui je donne un rôle central. J’aime l’idée que la séduction et le désir soient propices au drame ou à la nostalgie.

Peut-on en savoir plus sur votre duo avec Vincent Delerm sur L'infirmière de Frankenstein ?
Avec Vincent, nous nous connaissons depuis l’adolescence. Quand je lui ai proposé de participer à cette chanson, il a tout de suite accepté, par amitié. Comme un clin d’œil à nos années lycéennes. Ça m’a beaucoup touché parce que ce titre et cet album sont assez éloignés de son univers. La grande classe, quoi.

Parlez nous du titre Echo...
Echo est le 1er single de l’album. C’est de loin mon texte le plus intime. Cette chanson fait référence à des souvenirs très précis de vacances avec mes parents. Je l’ai écrite quelques mois après la disparition de mon père. J’ai globalement décidé de faire cet album après la mort de mon père. Je lui ai d’ailleurs dédié.

Pouvez-vous nous en dire plus sur les enregistrements en studio et les arrangements fait avec Romain Dudek qui produit aussi Lupanar chic ?
Je suis arrivé au studio avec des maquettes déjà pas mal construites et qui partaient dans tous les sens ! Il faut dire que mes influences sont aussi nombreuses qu’éclectiques : rock, chanson française, coldwave, musique classique, post rock, british et chicago blues, variété française, hard rock, etc… J’ai fait écouter pas mal de trucs à Romain Dudek pour qu’il comprenne là où je voulais aller. Et dans la direction artistique, il a eu le talent de trouver un fil conducteur à tous les titres sans faire de compromis sur les arrangements. Notre chance a été aussi de rencontrer trois musiciens qui se sont parfaitement adaptés au projet grâce à leur complicité, leur élégance de jeu et à leur grande expérience. Ensuite, pour le travail de mix et de mastering, nous avons beaucoup écouté Fantaisie Militaire de Bashung et Awaken, my love de Childish Gambino par exemple. C’est pour cela que d’un titre à un autre on peut découvrir deux univers très différents et très cohérents à la fois. Un journaliste a dit un jour dans une chronique que ce mélange des genres créait le « style Breinert ». C’est à ce jour un des plus beaux compliments que j’ai pu recevoir !

Comment avez-vous réagi quand l'album s'est classé directement à la 15ème place des radios du réseau Quota ?
J’étais super fier ! C’est une belle marque de reconnaissance quand tes titres commencent à être diffusés sur une radio. Alors, là, sur plusieurs radios et un peu partout en France, ce n’est pas rien… J’ai eu l’impression de gravir une marche. Mais, je sais aussi que le plus dur dans les classements, c’est d’y rester…

Il s'agit d'un classement francophone, quelle importance accordez-vous justement à chanter en français et à faire des jeux de mots dans vos textes ?
Pour moi chanter en français est assez naturel. Comme moteur à l’écriture, il y a des artistes qui m’ont donné envie d’écrire à mon tour parce que nombre de leurs chansons m’ont marqué. J’aime les subtilités et la richesse de notre langue. Alors lorsque j’écris, j’aime jouer avec les mots, avec leurs sens, avec le rythme, avec les rimes pour essayer de créer des images…

Une indiscrétion à nous donner sur l'album ?
À l’origine, le graphisme de l’album n’était pas celui-là. La photographe Bérengère Guillot et l’illustratrice Mélanie Martin, qui m’ont découvert d’abord sur scène, ont fait un travail incroyable, dans un laps de temps très court, pour créer un graphisme qui reflète aussi bien mes textes que mon personnage sur scène. Heureux ceux qui se procureront l’album !

Réaliserez-vous prochainement un clip pour l'un des titres ?
La réalisation de clips fait partie des objectifs de ce début d’année. Je ne manquerai pas de vous tenir informé !

Aura-t-on l'occasion de vous retrouver bientôt sur scène et que représente-elle pour vous ?
Je travaille actuellement sur la programmation de prochains concerts. Nous serons en Suisse au mois d’Avril et vous pouvez retrouver toutes les dates sur mon site ou sur ma page Facebook. Cela fait un an que nous rôdons ce projet sur scène. En fin d’année, nous étions sur la scène mythique de La Boule Noire à Paris, par exemple.

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
D’abord j’aimerais vous remercier ! C’est super important de voir que mon projet suscite l’intérêt et la curiosité ! Merci, vraiment.
Ensuite, évidement j’invite vos lecteurs à découvrir Lupanar Chic dès le 1er Février, à me suivre sur Facebook et Instagram, et à parler de moi autour d’eux !

Merci à Thomas Breinert d'avoir répondu à notre interview !

Musique interview

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