Publicité

The Daring Man prépare son 2ème EP

The Daring Man sort un deuxième EP avec 5 nouveaux titres, qui sera également disponible en version physique. Le groupe nous fait découvrir ce nouveau projet.

The Daring Man - Kisskissbankbank

Pouvez-vous nous présenter le groupe The Daring Man et son univers ?
The Daring Man est un groupe de rock indépendant qui propose des chansons mélancoliques et élégantes en anglais, pouvant évoquer les œuvres des Tindersticks, Elliott Smith ou encore Elysian Fields.
La création du projet résulte de la rencontre entre Cédric Heyraud (chanteur/compositeur/parolier) et Grégoire Auclerc-Galland guitariste/compositeur/arrangeur) à Bruxelles en 2014. Une complicité qui a permis à des débuts de chansons, quelques mots sur des suites d’accords, de devenir des morceaux orchestrés, arrangés et interprétés par un groupe de cinq musiciens (claviers, contrebasse et batterie s’ajoutant au duo).
Nous avons sorti cette année le 2-titres The Daring Man en format CD, vinyle et digital et produit un clip pour un des deux morceaux. Après beaucoup de travail, de concerts et de belles rencontres avec un public de plus en plus nombreux à nous suivre, nous finissons l’enregistrement de notre prochain disque.  

Est-il possible d'en savoir plus sur l'EP de 5 titres que vous réalisez ?
Nous travaillons actuellement sur un nouveau disque à sortir en novembre, que nous produisons en partie grâce à un financement participatif. 
Il sera enregistré par Julien Rauïs qui a travaillé notamment avec Nicolas Michaux et Great Mountain Fire. Il montrera de nouvelles facettes de notre univers avec des morceaux plus rock et nous le sortirons en CD, vinyle et digital, comme le premier, car nous croyons au support physique et à l’importance de l’enchaînement des morceaux.

Quelle importance accordez-vous aux textes et aux arrangements ?
Les textes sont essentiels, ce sont eux qui racontent The Daring Man, qui expriment un certain décalage vis-à-vis du monde que ressent cet homme qui ose.
Ce sont des textes très personnels et néanmoins universels qui traitent de la difficulté à communiquer, de la quête de sens, de l’attachement aux autres, et bien d’autres thèmes qui nous concernent tous, ce qui permet à chacun de se retrouver d’une manière ou d’une autre, dans les chansons. Nous apprécions la littérature anglo-saxonne et les paroles s’inspirent parfois des univers d’écrivains comme Paul Auster, Dylan Thomas ou encore Donna Tartt, et d’autres lectures du moment. Une grande importance est donnée à la musicalité des mots et à leur impact émotionnel.
Les arrangements sont tout aussi essentiels, ils donnent vie aux textes et se veulent variés, sobres et justes, ce qui est un équilibre difficile à trouver. Partant du rock ils peuvent toucher parfois au jazz ou à la soul avec des sonorités de Rhodes et de Hammond par exemple, et nous commençons à inclure ponctuellement des synthétiseurs.

Je crois que vous avez déjà commencé les enregistrements. Comment se sont-ils passés et quelle était l'ambiance en coulisses ?
Studieuse ! Les enregistrements ont eu lieu en différents endroits, petit budget oblige, et tout le monde était fort concentré pour arriver au meilleur résultat en un minimum de temps.

Peut-on en savoir plus sur le titre d'Out of place et son clip ?
Out Of Place raconte la recherche d’un regard, d’un être qui nous complète ; c’est aussi cette impression d’être en décalage par rapport à la réalité, cette sensation d’être hors du temps, d’évoluer dans un autre espace, et ce besoin de trouver sa place, de trouver quelqu’un qui nous comprend et qui donne du sens à l’insensé. Le clip était une belle aventure, la rencontre avec une équipe, des acteurs qui ont très vite compris l’émotion à transmettre. C’est aussi la rencontre avec un réalisateur, Adrien Lengrand, qui a pris le temps de trouver la thématique, le bon décor et la bonne énergie pour exprimer la chanson en image.
C’était enfin un rêve de longue date car nous sommes tous les deux cinéphiles, et ce clip ressemble plus à un court-métrage qu’à un clip musical. Nous avons décidé de faire appel à des professionnels du cinéma ; nous ne voulions pas que la caméra nous filme en train de jouer, nous voulions que la chanson vive à travers le regard des acteurs et les images. Cela nous permet aussi de toucher un plus large public.

Pourquoi faites-vous appel au financement participatif pour cet EP ? Quel serait l'argument pour vous aider ?
Ce n’est un secret pour personne, il est aujourd’hui devenu très difficile de financer l’enregistrement d’un disque, même pour des artistes reconnus. Il est rarissime qu’un label investisse dans un groupe émergent et il faut donc enregistrer avec ses économies. En même temps, le résultat doit être professionnel pour justement intéresser les labels et ça représente une somme d’argent assez conséquente. Heureusement, des sites comme KissKissBankBank permettent à tout un chacun de se sentir impliqué dans l’aboutissement d’un projet et peuvent donner au groupe la possibilité d’avancer.

Vous pouvez soutenir le projet de The Daring Man sur KissKissBankBank.

 

Une indiscrétion à nous donner sur votre EP ?
Pour un des morceaux nous avons collaboré avec une chorale de 12 chanteurs, Bohemian Rhapsody n'a qu'à bien se tenir...

A l'heure du tout digital, l'antique vinyle résiste et vous ferez presser votre EP sur ce support. Que vous évoque-il et comment expliquez-vous qu'on s'en sert toujours ?
C’est la révolte des esclaves de la musique numérisée ! Débordé par toutes ces suggestions d’écoute dématérialisées, l’auditeur d’aujourd’hui se tourne de nouveau vers le vinyle pour vivre une expérience concrète. Prendre le temps de s’asseoir pour écouter en regardant la pochette plutôt que de mettre une playlist aléatoire en rédigeant ses e-mails, c’est faire acte de résistance à la modernité et redonner du sens à l’écoute et au moment présent.

Vous ambitionnez de promouvoir les labels avec cet EP. Est-ce compliqué de s'y faire accepter ? En quoi pourront-ils vous être le plus utile ?
Touchés par la transformation des modes de consommation de la musique, les labels doivent s’adapter et demandent aujourd’hui aux groupes inconnus d’accomplir une somme de travail considérable avant de leur prêter une oreille. Le groupe doit posséder un EP à la qualité professionnelle, avoir une prestation scénique de qualité, un univers esthétique abouti, si possible avec un clip, et le plus important ; un nombre déjà conséquent d’auditeurs.
Donc oui c’est compliqué ! Mais seul un label nous permettra d’avoir une visibilité plus importante, que ce soit grâce à une meilleure diffusion des morceaux ou en organisant des concerts d’une autre envergure.

Prévoyez-vous de donner des concerts prochainement ?
Nous sommes concentrés sur la finalisation du disque mais nous avons repris le démarchage des salles, alors oui, nous devrions rejouer bientôt.

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
Merci pour cet entretien et osez nous suivre dans notre aventure, que ce soit en participant à notre crowdfunding ou sur les réseaux sociaux pour suivre notre actualité.

Merci à The Daring Man d'avoir répondu à notre interview !
Retrouvez les également sur Facebook.

Maxime Lopes sur Google+

Musique interview

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire