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Terreur et glamour - Montée et déclin du studio Hammer

Une forêt, de la brume, les tours d’un château se découpant sur le crépuscule, une musique tonitruante, Peter Cushing, Christopher Lee, une mannequin dans l’air du temps qui se retrouvera seins nus et une vieille bête gothico-culturelle - comme Dracula, Frankenstein ou encore la momie qui périra dans le sang à la fin de l’histoire…

Voilà la trace charmante laissée dans le paysage cinématographique par la Hammer Film, petite société de production britannique dirigée par un ancien vendeur de voitures, Michael Carreras, qui a régné sur le fantastique durant les années 50 et dont Arte fouille « les entrailles » ce dimanche 6 août.

Des cris en gros plans de suppliciées fort peu vêtues, des génies du mal aux actes sadiques, des atmosphères oppressantes et glamour… Au milieu des années 1950, la Hammer, petite compagnie de cinéma britannique, connaît un succès considérable avec des productions provocantes qui choquent la censure, dégoûtent les critiques mais fascinent le public. Dans ses films classés X, l’horreur est filmée pour la première fois en couleur, quand les histoires associent effroi, sang et sexe. Les limites du bon goût sont allégrement transgressées, lorsque, par exemple, la dégradation physique est montrée au grand jour (Le Monstre, en 1955, mélangeant SF et horrifique afin de relancer les finances d'une Hammer alors moribonde). Hiératiques et classieux, Peter Cushing et Christopher Lee incarnent à eux deux l'identité de la compagnie, parfaits serviteurs d'un genre qui n'hésite pas à piocher dans les mythes de la littérature gothique pour accoucher d'une série de Frankenstein, Momie ou de Dracula mémorables.  

maximilien mathevon
Album Terreur & Glamour (Bande Originale du Documentaire)
Réalisation Documentaire Jerome Korkikian
Digital Distribution

Diffusion Arte dimanche 6 Août à 22h30.

Maxime Lopes sur Google+

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