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Swansong : l'EP de Tellma

Tellma est un duo formé en 2014 par Bertrand Mouty (Chant, Guitare) et Laurent Rousset (Chant), mariage magique de deux voix contraires autour d’une guitare acoustique. Tellma sort son premier EP Swansong.

Tellma

Les deux garçons s’inspirent d’un Shamanisme moderne pour délivrer une pop folk élégante et touchante. Plusieurs années d’expérimentations musicales dans la région Bordelaise les ont amenés à vouloir plonger plus profondément dans la démarche créative, à essayer de faire des ponts entre le quotidien et un monde qu’on ne voit pas.

Tellma joue ainsi une musique au croisement d’une certaine recherche spirituelle et d’une pop-folk où Kate Bush pourrait trinquer avec Ryan Adams et David Bowie. S’enveloppant autour de la guitare acoustique de Bertrand, le duo veut ramener à la surface des émotions endormies, parsemant aussi régulièrement leur set de reprises poignantes et très personnelles.

Une fonction artistique humble, humaine, que le groupe revendique depuis un an par de nombreux concerts. Ce premier EP Swansong comporte 6 titres. Il a été enregistré live au studio Le Hameau (Izia, Camille, La Femme…).

 

Interview de Tellma

Comment vous est venue l'idée de faire votre EP Swansong et que souhaitiez-vous partager ?
Ce disque, tout comme notre duo, est né de la convergence de plusieurs idées. Il y a en premier lieu l’envie d’enregistrer quelque chose de très spontané, en évitant de trop se juger artistiquement, pour un peu retrouver l’instinct et le lâcher prise de nos premières compositions quand on était ados. C’est aussi pour cette raison que nous avons voulu enregistrer en Live la majeure partie, et que la guitare acoustique et les voix ont pris une place importante. On voulait aussi explorer et exprimer des idées sur notre rapport au monde, sur la réalité...

Qu'est ce qui vous a aidé à créer la partie instrumentale ?
Justement, ce mélange de réflexion profonde et de lâcher prise. L’aide est venue aussi d’une certaine excitation, du fait de ne pas avoir trop de repères ou d’automatismes à composer dans ce registre acoustique auquel on avait peu touché jusque là, ayant joué surtout du rock ensemble dans nos anciennes formations. Le vin nous a pas mal aidé aussi !

Parlez nous du titre Don't slip away...
C’est le morceau qu’on a choisi en ouverture du disque. Il est assez singulier car il est composé de 2 grandes parties assez différentes, avec beaucoup de méandres et de rappels dans l’harmonie et la mélodie. En cela c’est aussi un peu un clin d’oeil à une de nos grandes influences, Peter Gabriel. On l’a écrit avec une volonté de faire voyager l’esprit, un peu comme un film. Le morceaux parle d’un homme rêveur vivant dans l’abstrait, et qui a trouvé dans l’amour une raison valable de vouloir être plus incarné dans la vie concrète et le quotidien. Cette dualité abstrait / concret est un thème récurent et très important pour nous. Cela parle aussi de la compréhension de l’autre, de la complémentarité dans un couple...

Est ce plus facile de créer des titres en français ou en anglais ?
Cela peut être plus facile si on écrit en Anglais en se disant : « de toute façon, ils ne comprendront pas, donc je peux écrire n’importe quoi... ». Mais sinon la langue Anglaise est toute aussi fine à manipuler que la langue Française, et en plus apprise plus tard ce qui ne rend pas l’écriture forcément plus naturelle au départ. Après c’est plutôt un choix et un exercice, un peu comme si on veut apprendre à jouer d’un instrument ou d’un autre. D’ailleurs, pour faire le parallèle, on n’a jamais compris pourquoi dans la tête de certaines personnes il est mal vu de chanter dans une autre langue que sa langue natale, c’est un peu comme si on blâmait un musicien Ecossais de ne pas jouer de cornemuse... On aime énormément ces deux langues, et nous n’excluons d'ailleurs pas d'écrire en Français de futurs morceaux, selon l’envie du moment.

Comment se sont passés les enregistrements ?
On a choisi de passer une semaine en studio dans un endroit que l’on ne connaissait pas, dans le Perche (Basse Normandie), perdu en pleine campagne dans un ancien moulin… On avait rencontré le propriétaire du studio et on l'a choisi, outre pour le choix du matériel proposé, parce qu’il permettait aussi de loger sur place. On aimait cette idée de vivre plusieurs jours immergés jour et nuit dans le processus, en mode 70’s un peu… Et c’est ce qu’on a vécu, une expérience humaine incroyable. Ca a été aussi la rencontre avec Julien Trimoreau, notre ingénieur du son, un garçon incroyable devenu un ami et qui s’est énormément investit dans le disque avec nous. La plupart des musiques ont été enregistrées en Live, pour privilégier les émotions quitte à accepter des imperfections.

Quelle est l'origine du nom Swansong ?
C’est le Chant du Cygne, cela désigne généralement la dernière oeuvre d’un artiste avant de mourir, souvent considérée comme la plus aboutie. Cela nous amusait de prendre ce titre pour un premier disque, avec toute l’ironie que cela comporte, en imaginant que certains pourraient trouver ça présomptueux ! Evidemment il n’en est rien, pour nous ce titre exprime le fait que ce disque est la conclusion d’une démarche humaine et philosophique entreprise en créant le groupe, une étape importante en quelque sorte. Cela symbolise du coup aussi que la mort peut vouloir dire le début d’autre chose... C’est aussi le nom d’un des titres du disque, qui raconte l’histoire d’un peintre qui juge ses oeuvres et lui même.

Sur le visuel de l'EP on vous voit chacun assis sur une chaise, devant une table, dans une pièce vide. Peut-on en savoir plus sur vos choix ?
La pièce est en effet vide comme un atelier, mais il y a aussi une porte qui donne sur du noir, et une fenêtre qui fait entrer de la lumière. Cela symbolise ce que l’on croit être le sens de la démarche artistique, ou d’autres actes dans la vie, un espèce de sas entre deux mondes.

Une indiscrétion sur l'EP Swansong ?
Il n’y a eu aucun sacrifice humain, aucun animal n’a été maltraité pendant son élaboration.

L'EP Swansong de Tellma peut être acheté légalement sur BandCamp.

 

Quelles sont les émotions du public lors des concerts ?
On ressent de la bienveillance, beaucoup d’amitié, et beaucoup d’écoute aussi. C’est à chaque fois une sensation d’échange énorme, même si ça fait un peu cliché, mais il n’y a pas plus exact comme description. C’est super touchant.

Des concerts sont-ils prévus prochainement ?
Plusieurs dates sont en train de se mettre en place avec précision, nous serons par exemple sûr de revenir jouer dans le Off du festival Jazz in Marciac l’été prochain. Par ailleurs nous jouerons à Bordeaux au Dar Jade Jeudi 22 décembre,  ainsi qu’au Caillou du Jardin Botanique samedi 11 février. On fera aussi parti de la programmation du festival Mascarock pour l'été 2017.

Quels vont être vos projets à venir ?
D’abord diffuser au maximum ce premier disque qui compte beaucoup pour nous, et toucher le plus large public possible par l’organisation d'une tournée notamment. Toujours partager, allez plus loin dans notre recherche artistique pour terminer les nouveaux morceaux déjà en route. On prépare également la sortie de deux clips prochainement.

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
Qu’on est assez optimistes sur l’évolution prochaine de l’humanité, pour plein de raisons, et bien que tout laisse à penser le contraire en ce moment. C’est aussi un message qu’on veut essayer de faire passer avec la musique.

Merci à Tellma d'avoir répondu à nos questions !
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Maxime Lopes sur Google+

Musique interview

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