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Something in the air : l'EP d'Ashes

Ashes, c'est une voix, un clavier et des machines, avec en alchimiste Clémence qui dessine au fil des morceaux un paysage musical aérien et envoûtant. Découvrez son dernier EP Something In The Air.

Ashes

Les territoires arpentés par ASHES dessinent une électro-pop plutôt sombre d'où surgit la lumière. Les rythmiques flottantes et chaloupées surprennent avec les mélodies entêtantes des sonorités électroniques d'un clavier funambule. La voix, puissante et légère à la fois, saura nous étonner dans ses lignes toujours au bord d'une émotion à fleur de peau.

L'univers de Clémence a pris racine dans les souvenirs de ses multiples expériences artistiques, de son enfance nomade et des émotions éprouvées dans le parcours profond d'une vie. Chanteuse auteur-interprète, elle fut aussi peintre et sculpteur sur métal. La pluralité et les contrastes de ces apprentissages, témoignant tous de sa sensibilité, ont révélé un point commun très fort dans ces différentes expressions pratiquées au fil des années : rechercher la légèreté dans la puissance, la lumière dans l'ombre, l'équilibre dans la violence.

Cet univers clair-obscur a trouvé son alter ego grâce à la résonance de la musique de Syan. En alliant la profondeur d'un piano avec un tourbillon électro-pop, Syan a créé une alchimie sonore répondant aux émotions transmises au fil des textes. L'écho entre leurs deux mondes a trouvé son unité grâce à dix ans d'amitié, de complicité et de collaborations à travers différents projets musicaux. Avec cette écriture plus intime et personnelle, ASHES les a mené à une forme d'osmose où la musique est matière : la voix de Clémence mêlée à la musique de Syan crée cette fusion musicale qui parlera profondément à chacun de nous.

Interview

Pouvez-vous nous présenter votre album Something in the air ?
Il s’agit ici d’un EP, composé de quatre chansons, nous avons volontairement choisi quatre morceaux qui expriment les différentes ambiances que vous pourrez trouver lors d’un concert. Certains morceaux sont très pop, comme Lady In Black, alors que le morceau Ashes est plutôt trip-hop. En gros, si ce CD vous plaît, c’est que vous aimerez ASHES en concert, c’est très représentatif de ce que nous faisons.

Comment avez-vous travaillé avec Syan sur la composition des mélodies ?
Nous n’avons pas de méthode prédéfinie, cela dépend par quoi nous commençons. Parfois j’amène un texte et nous cherchons une mélodie autour, parfois Syan m’envoie un début de composition sur lequel je crée un ligne de chant, parfois nous cherchons tout ensemble. Quand je sens qu’il est inspiré, je le laisse chercher, tout en faisant autre chose, et inconsciemment, des choses se mettent en place des deux côtés, quand il a fini sa recherche, j’arrive pour lui chanter ce que cela m’inspire, par exemple. C’est une expérience assez intuitive, et il se trouve que nous nous connaissons depuis très longtemps, cela aide, nous savons assez vite ce qui va être efficace et dans quel domaine.

Quelle part de votre personnalité retrouve-t-on dans cette album ?
Je crois que sur ce projet en général, pas uniquement dans l’EP, on ne peut pas être plus proche de ma personnalité. Après il s’agit de comprendre les textes, évidemment. J’ai mis dans ce projet toutes les émotions qui m’ont traversé jusqu’ici, amour, colère, tristesse, peur. Tout est là. Le sens du mot Ashes, cendres, n’est pas à entendre du côté des cendres que l’on met dans une urne. Ce projet parle de résilience, de construire par-dessus les territoires brûlés... « I sit down my Ashes, but build beautiful landscapes with... » (Ashes) L’idée est de trouver la lumière dans ce qui est sombre. Je cite souvent le peintre Soulage à ce sujet, qui me touche pour les mêmes raisons. Lors de la visite de son musée, j’avais l’impression de lire des bouts de moi un peu partout.

Parlez-nous du titre Lady in Black.
Ce titre parle d’une femme, qui revient hanter des endroits où elle a vécu, effrayant les gens, les chassant parfois... Elle rôde la nuit, elle ne parle pas, seules ses épaules expriment ce qu’elle est. J’en ai fait une sorte de conte, de fiction, mais cette idée m’a été inspirée un soir, ou après avoir marché sur une plage la nuit, seule je m’étais assise dans un coin. Il se trouve qu’un peu plus tard des adolescents sont venus squatter sur une terrasse juste au-dessus de moi, le jardin d’une maison au Bord de l'eau... Je n’avais pas bougé, pas fait un bruit, personne ne m’a vu. Quand je me suis levée pour partir toujours en silence, ils m’ont pris pour un genre de spectre, et comme j’ai marché tout droit, dans la nuit, sans parler, ils ont eu assez peur. Cela m’a inspiré une sorte de légende de la dame en noir qui revient hanter des endroits....

Quel était votre ressenti au moment d'entrer en enregistrement studio et comment cela s'est-il passé ?
Nous avons travaillé en studio avec Paul Graudens, que j’ai rencontré à cette occasion, par le biai de Syan. Il se trouve que cela a tout de suite fonctionné avec lui, il est fin, précis, exigeant, tout en restant respectueux. C’est aussi un ingé son qui se préoccupe du sens de texte, pour que l’interprétation soit toujours au plus proche du sens. Il se trouve que c’est assez rare pour être noté, et que ses propositions ont toujours été judicieuses. Que demander de plus ? Après il vaut mieux être en forme avec lui, car il a été parfois jusqu’à me donner quatre indications pour une seule phrase !
J’aime beaucoup le studio, les challenges, et la précision, et à partir du moment où tout cela se fait dans le calme, le respect et l’envie, cela me va !

Pouvez-vous nous parler du clip Something In the Air et de son tournage ?
Le clip de Something In the air a été réalisé à Bordeaux, par Sébastien Farges, qui a entre autres travaillé pour Arthur H, les Nubians, ou encore Blue Nefertiti. Nous voulions quelque chose d’intime, orienté vers le personnage qui raconte l’histoire, nous avons tourné au petit matin, pour avoir les lumières du soleil levant. Sébastien travaille avec des objectifs très anciens, ce qui donne cette image un peu passée, légèrement surexposée, un peu étrange. Je cherchais une ambiance particulière pour ce thème. Le clip a été tourné en cinémascope ce qui donne cette impression de film, d’image très large...

Concernant ce clip, vous avez publié fin septembre un post sur Facebook. Pensez-vous qu'actuellement l'image de la femme soit terni ?
Il est vrai que j’ai eu quelques retours un peu étranges à propos d’un plan au début du clip, où l’on voit mon dos, et en particulier mes omoplates qui ressortent, comme des ailes atrophiées. On m’a demandé si il y avait des effets spéciaux, ce n’est pas le cas, on m’a aussi fait part d’un certain malaise, à la vue de ce corps « torturé ». Il se trouve que l’on montre rarement cette partie du corps en mouvement, cette partie du corps tout court. Je ne sais pas si l’image de la femme est ternie, mais il est clair que montrer ce que l’on souhaite reste compliqué. Pourquoi toujours montrer ce qui est lisse, rond, ou sexy ? Pourquoi ne pas montrer un corps tel qu’il est ? Un corps c’est aussi un squelette, des dysfonctionnements parfois... Ici, l’image est au service des paroles, on y parle de ce qu’il y a d’étrange, de monstrueux en nous, d’une forme de basculement vers la folie... Ce dos l’exprime bien... J’ai toujours aimé les corps anguleux, et certains artistes comme Egon Schiele, savent si bien le peindre ou le dessiner.
Je trouve personnellement qu’il n’y a rien de choquant dans cette image, juste un vrai corps, je renvoie chacun à ses propres questions sur ce sujet. L’image de la femme reste un sujet compliqué, et la place de la femme est toujours un combat. Par exemple, depuis quelques temps, il n’est pas rare que je lise sur des blogs que je suis interprète du projet, ce qui est vrai, mais je suis également auteur compositeur, je gère moi même chaque partie du projet, site, réseaux, production, et j’en passe, et ça c’est beaucoup plus rare de le lire....

La radio de Bourges a diffusé vos titres sur les ondes. Prête à faire le Printemps de Bourges dans sa prochaine édition ?
Oui, quelques radios diffusent nos titres, effectivement une radio de Bourges. Et oui, il est certain que si le Printemps de Bourges veut de nous, nous irons avec plaisir !

Des concerts sont-ils prévus prochainement ?
Les prochains concerts auront lieu le 15 décembre à Bordeaux au Comptoir éphémère, puis le 13 janvier au théâtre de la Huchette à Paris.
Pour avoir toutes les informations, vous pouvez aller sur notre site. Il y a quelques vidéos, les titres de l’EP bien entendu, et les infos concerts, et bientôt le lien vers cette interview ! La première page du site propose une écoute de l’EP et renvoie aux différents réseaux sociaux, afin de nous suivre, nous partager ou nous contacter ! EP disponible sur les plateformes habituelles (Spotify, Deezer, iTunes…) !

Une chose à ajouter ?
Nous sommes à la recherche d’un label, d’un manager et d’un tourneur, pour sortir enfin du « do it yourself » !

Merci à Ashes d'avoir répondu à nos questions !
Pour suivre son actualité, rendez-vous  sur Facebook.


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Maxime Lopes sur Google+

Musique interview

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