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Sériba présente la BD les Super humains à New Town !

Les Super-humains qu'est ce que c'est ? C'est un projet BD d'environ 200 pages qui traite des incohérences dans le monde des super-héros. Découvrez l'univers de la BD des Super-humains avec Sériba !

Super humains - Sériba

D'où vient votre passion pour la BD ?
Je ne saurais pas dire de quand tout ça date exactement. Je me souviens que dès l’école primaire, je me lançais dans des projets BD : le roi en Afrique, Zozo le singe, les Dieux Juniors… Je me souviens, on comparait mes dessins à Dragon Ball. Ça m’énervait à chaque fois… J’ai toujours lu beaucoup de BD. J’ai commencé avec Tintin et Astérix comme tout le monde. Je suis passé au manga avec Dragon Ball (que mon père m’achetait tous les mois en kiosque). J’ai ensuite pris de plein fouet la mode de l’Héroïc Fantasy avec Lanfeust. Puis j’ai bifurqué sur les BD Delcourt pour enfin découvrir les œuvres de Trondheim, Sfar et Larcenet. Je n’ai rien renié et je continue à lire ce que je lisais quand j’avais 10 ans. Aujourd’hui, j’étoffe ma Bédéthèque avec des romans graphiques, des mangas et des comics. En gros, j’ai toujours aimé la BD. Il n’y a pas eu un noël ou un anniversaire dans ma vie où je n’ai pas reçu une BD. J'en ai même fait un sujet d'études avec un mémoire universitaire sur la BD d'entreprise !

Peut-on en savoir plus sur la BD Super humains et son histoire ?
Les super-humains racontent l’histoire de New Town, la ville à la plus forte densité de super-héros au monde. L’idée m’est venue au cours d’une discussion sur Manhattan dans les comics. Tous les super-héros Marvel vivent à New York. Vu le nombre de héros Marvel, ça voudrait dire qu’on pourrait en croiser à chaque coin de rue. L’idée me faisait marrer. Ajouté à ça le concept de mettre en lumière quelques incohérences de l’univers Marvel et DC, je me suis dit qu’il y avait de quoi en faire une bande dessinée. J’ai donc bossé sur une série d’histoires courtes, que j’ai reliées grâce à un fil rouge parodiant le personnage de Thanos. Paf ! ça a donné les super-humains. Les super-humains évoluent dans New Town sans se douter qu’au-dessus de leurs têtes, au fin fond de l’univers, un être démoniaque s’apprête à attaquer leur monde.

Sans faire une liste exhaustive, quels sont les pouvoirs des héros qu'on peut retrouver et en quoi influent-ils l'histoire ?
Métal Man a les mêmes pouvoirs qu’Iron Man. La Chouette est une parodie de Batman… Le plus simple est d’aller voir sur mon compte Instagram : j’ai publié une série de cartes à collectionner qui décrit tous les pouvoirs d’une trentaine de super-humains : Allez-y et n’hésitez pas à aimer ;)

N'est-ce pas trop dur de gérer beaucoup de héros et savoir ce qu’a fait chaque super-héros ?
Non… Certes mon scénario est complexe mais pas à ce point J. Il y a beaucoup de héros en arrière-plan. L’histoire se concentre essentiellement sur les actions de 3 ou 4 super-humains majeurs. Si un jour il y a un tome 2, peut-être que j’essayerai de gérer davantage de personnages…

Pourquoi donner une approche un peu humaine aux personnages ? C'est une façon de dire qu'on peut tous être héros dans notre quotidien ?
C’est un peu ça. Mais le message c’est surtout que c’est plutôt les super-héros qui sont comme nous. Un héros doit manger, dormir, se reposer. Il a les mêmes questionnements que nous. Un héros fera aussi les mauvais choix. Les pouvoirs n’augmentent pas forcément la maturité et l’intelligence de leur propriétaire. 10 héros qui se battent dans une ruelle en balançant des boules de feux et des éclairs feront des victimes et dans le monde réel ça ne se passerait pas aussi facilement que dans les Avengers au niveau des médias et de l’opinion publique. Bref : les super-héros sont comme nous avec des super pouvoirs.

Sur votre blog New Town Tv, on peut suivre l'actualité de vos personnages. Il y a quand même certains sujets sociétaux : pédophilie, drogue, mort... C'est important d'avoir cette transposition dans le monde réel ?
L’objectif du site de New Town TV était de créer un univers élargi tout en informant les contributeurs et les autres de l’avancée du projet. J’ai donc rédigé toute une série d’articles décrivant les actions des super-humains et bien sûr je me suis inspiré de ce que j’avais pu voir dans les films et les séries mais aussi dans les journaux. C’est pour cette raison que les articles évoquent des sujets d’actualités. Je prends un fait divers et je me demande comment un super-humain pourrait intervenir et résoudre le problème. C’est en effet important d’ancrer son récit dans le réel, ça apporte de la profondeur à l'histoire et aux personnages. Ça permet également de s’adresser à un plus large public et de faire passer des idées.

Pourquoi avoir créé des pages Facebook individuelles pour plusieurs super-humains ?
C’est une déformation professionnelle. C’est mon côté chargé de communication qui a voulu pousser un peu plus loin la communication autour du projet. Il y a une raison purement technique et une raison purement amusante. Créer plusieurs profils me garantit un public pour repartager et liker les posts de la page des super-humains. Ça me permet de générer du trafic sur mes pages : plus une page est likée et repartagée plus elle est visible. D’un autre côté ces profils m’amusent et me permettent de rester dans la logique de l’univers étendu. Initialement, je voulais poster du faux contenu (par exemple des faux selfies) mettant en scène mes personnages… Le public abonné aux pages des super-humains aurait ainsi eu droit à du contenu exclusif… Ça aurait été top mais c’était ingérable et beaucoup trop chronophage.

Comment travaillez-vous et préférez-vous le papier ou les outils numériques ?
J’ai fait toute la BD des super-humains à la tablette numérique. J’adore dessiner sur papier (quand je suis en déplacement, je griffonne toujours) mais c’est vrai qu’avec la tablette les possibilités sont infinies ! C’est d’ailleurs ça le piège. Avec le numérique, on peut zoomer beaucoup et voir le moindre défaut de trait… C’est compliqué de se dire : "ça fait deux heures que je travaille sur cette case… Ça ne sera jamais parfait… Peut-être qu’il faut que je passe à la suivante tant pis". Je ne préfère pas les outils numériques, c’est juste différent du papier et ça ne permet pas de faire la même chose. Avec le papier, le dessin est plus spontané. Il y a des défauts mais c’est plus vivant. Le numérique c’est beau et « parfait » mais peut-être parfois un peu trop J !

Vos débuts dans la BD étaient difficiles : vous ne les terminiez jamais. Qu'est-ce qui vous a motivé ici ?
« Difficiles » est un grand mot ! Je pense juste que j’étais jeune et impatient. J’avais une idée et je me lançais bille en tête dedans. Je mettais la charrue avant les bœufs. Je ne prenais pas le temps de rédiger mon scénario, réfléchir à la fin de mon histoire et dessiner un storyboard. Je partais avec un concept démentiel ou pas viable voire les deux. Pas étonnant que me projets n’aboutissaient jamais. Ce qui a changé avec les super-humains c’est que j’avais un ensemble de petites histoires que j’ai assemblées avec un fil rouge et un chapitre final concluant le tout. C’est un projet expérimental : je voulais tester ma tablette graphique. Je voulais aller plus loin : dessiner des décors, améliorer mes perspectives… Ce qui a beaucoup changé également c’est que j’ai travaillé pour moi. Je n’ai quasiment rien publié pendant deux ans. Seules ma copine et ma mère ont eu le droit de lire la BD au fur et à mesure. J’ai retravaillé plusieurs fois les pages, j’en ai rajoutées… Bref ! Plus un projet avance, plus on le peaufine, plus ça donne envie d’aller loin et surtout de le terminer.

A quoi servira le financement participatif ?
Concrètement, le financement participatif doit me permettre l'impression et l’envoi de ma BD. Idéalement, le crowdfunding servira à prouver que le projet fonctionne et qu’il a un public. L’objectif est d’imprimer quelques exemplaires supplémentaires, de les envoyer à des éditeurs et de voir si l’un d’eux accepte de porter le projet plus loin. Je suis bien conscient que le marché de la BD est bondé et que des milliers de BD sortent chaque année. Je sais aussi que si jamais le projet était accepté par un éditeur, il serait sûrement corrigé et largement modifié. Je suis prêt à écouter toutes les remarques et à modifier la première version. J’ai même quelques histoires en rab si jamais les super-humains devaient ressortir sous une autre forme. Si jamais vous tombez sur un exemplaire des super-humains à la Fnac : (r)achetez-le ! Il sera certainement très différent ;) !

Vous pouvez soutenir la BD Les super humains de Sériba sur Ulule.

 

D'autres tomes pourraient-ils voir le jour ?
Si le projet fonctionne, j’ai déjà un synopsis et une trame pour un deuxième volume. Même si ce premier tome fonctionne très bien tout seul, le deuxième en serait une suite directe. La première histoire traite des incohérences dans les comics et de la menace que représentent, malgré eux ou non, des humains dotés de pouvoirs.
La seconde histoire traiterait de la solution qu’ont trouvé les hommes normaux pour se protéger des super-humains et de l’évolution des super-humains livrés à eux-mêmes. La construction serait la même : plusieurs histoires courtes reliées par un fil rouge. Je n’en dis pas plus : je ne voudrais pas spoiler mes futurs lecteurs.

Si vos Super humains étaient dans notre réalité actuelle, quelle serait leur première bonne action ?
Je pense que mes super-humains ne feraient pas de bonne action s’ils se retrouvaient dans notre réalité actuelle. Ce sont des humains avant tout. Les uns s’occuperaient de sauver leur peau, les autres se mêleraient tant bien que mal à la foule.

Parmi les super héros qu'on connait au cinéma, lequel est votre préféré ?
Si on se limite au cinéma, je vais vous donner une réponse très classique : Batman. C’est un héros sombre et tourmenté. Il n’a pas de pouvoirs : on peut donc facilement s’identifier à lui. Batman est celui qui a eu le plus d’adaptations de qualité. Ma VHS du premier Batman de Tim Burton est l’une de celles que j’ai le plus regardé. Après, j’aime beaucoup Kick Ass même si je préfère la version BD à la version cinéma qui n’a pas pu s’empêcher de nous servir un happy ending. Si on étend à l’univers des séries : j’aime beaucoup le Punisher, Daredevil et the Tick. Que ce soit Batman ou les trois derniers que j’ai cités tous ces héros ont un point commun : ce sont des anti-héros.

Vous avez publié sur Facebook une photo de street art. Etes-vous fan de cet art et vous inspire-il dans vos dessins ?
Bien vu ! J’aime beaucoup le Street Art. Quand je visite une ville, j’essaie toujours de trouver les endroits où les grapheurs ont sévi. Cette recherche conduit souvent dans des coins paumés et moches mais sublimés grâce aux couleurs du Street Art. En revanche, j’en parle comme ça, mais je n’y connais rien. Je ne pourrais pas vous citer d’artistes en dehors de Space Invaders, Banksy ou quelques autres connus de tous. Le Street Art doit influencer mes dessins mais inconsciemment.

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
J’aimerais remercier tous les gens qui m’ont soutenu, tous ceux qui ont ou qui vont participer au projet. J’aimerais vous remercier vous, divertir.eu, de m’avoir interviewé. Vive New Town !

Merci à Sérba d'avoir répondu à nos questions !
Suivez les aventures des Super-humains sur Facebook.

interview Livres

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