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Sébastien Kunz présente son EP Les idées volent en interview

Sébastien Kunz offre une folk à la fois puissante, aérée et élégante, laissant toute sa place aux textes que ce soit en français ou en anglais.
Découvrez son EP Les idées volent dans cette interview !

Cover EP Les idées volent de Sebastien Kunz

Vous êtes passionné de classique depuis votre enfance et vous suiviez vos parents lors de concerts. Racontez nous un peu cette partie de votre histoire...
En fait j’ai grandis bercé de musique classique, mes parents étant grand amateurs et chanteurs en chorales classiques. Du coup effectivement je les ai suivi dans les différents concerts auxquels ils participaient. Des Contes d’Hoffmann, Gloria de Vivaldi, Carmen, Requiem de Berlioz…
Bien que n’étant pas passionné moi même par la musique classique, celle-ci a tout de même constituée le lit de mon éducation musicale. Par la suite, vers l’âge de 8 ans, j’ai voulu faire du Violoncelle, et j’ai donc suivi le cursus classique en cours particuliers et conservatoire pour le solfège. J’ai arrêté à 12 ans, en découvrant des artistes plus contemporains et je me suis dirigé vers la guitare en autodidacte. C’est au lycée que j’aurai ma première expérience de groupe en tant que chanteur dans le style fusion caractéristique des années 90.

Outre le fait qu'il faut de la diversité, quelle est l'importance d'un parolier en musique ?
Je pense être plus chanteur que musicien, et donc pour moi le texte est un élément essentiel puisque je suis surtout attiré par le format « chanson ». Je ne saurai pas répondre dans l’absolu, mais en ce qui me concerne, il est important que le texte exprime un point de vue et adopte une forme poétique. Qu’il ne soit pas forcément premier degré pour rendre celui qui écoute acteur de la chanson, qu’il se projette.
Pour mon projet, en tant que parolier, j’ai la responsabilité du sens de la chanson, de ce que je souhaite raconter. La musique ensuite vient servir le propos, le renforcer, le souligner ou l’illustrer.

En 2016 sort votre EP Les idées volent, pouvez-vous nous le présenter ?
L’EP Les idées volent est un extrait de ce que nous présentons sur scène avec mes musiciens. C’est une vision à l’instant T de l’état de nos relations humaines et sociales.
Musicalement j’ai voulu m’inscrire dans la tradition de la Folk américaine, des artistes qui racontent des histoires, souvent des constats sociaux d’ailleurs (Bob Dylan, Sixto Rodriguez, Neil Young…) et qui le font accompagnés de leur guitare Folk, parfois en groupe (Crosby Still Nash and Young…). Bien sûr il y a des influences françaises également : Bashung, La maison Tellier mais aussi Fugain…
Dans la forme, en plus de la guitare acoustique, la basse de Frank Nelson apporte un accompagnement mélodique supplémentaire. Ses lignes de basses créent un liant en étant à la fois une seconde voix pour le chant et une assise mélodique.
Dans le texte, si les deux thématiques principales sont nos relations sociales et les relations amoureuses, il s’agit plus largement de nos relations de vie.
Bien que mélancolique, j’ai à cœur de mettre de la lumière dans mes compositions. Je crois en l’humain, j‘espère juste que l’on comprenne l’importance de l’être ensemble et de l’unité, même dans la diversité, voire surtout dans la diversité ! On peut être différent et unis (sourire).

Le début de la création de l'EP date de 2012, c'était nécessaire de prendre le temps ?
En fait il m’a fallu ce temps là pour que le projet murisse, pour trouver la forme, l’orientation musicale. J’ai, pendant ces 4 années, travaillé différents styles pour finalement arriver à cet EP.
J’ai travaillé avec différentes formations musicales, d’abord sur une formule très « chanson » au début, puis plus « rock »... J’ai finalement décidé de travailler en duo avec Frank Nelson, bassiste qui est dans le projet depuis le début de celui-ci, ce qui a fondé les bases du projet actuel. A ce moment là j’ai aussi choisi de me faire coacher pour la voix, étant autodidacte, j’avais envie de travailler les bases. J’ai alors rencontré Nathalie Réaux, artiste et coach vocale.
Outre la voix, Nathalie m’a aidé à trouver l’orientation musicale et de fil en aiguille nous avons poussé l’orientation du style et travaillé des arrangements ensemble.
L’influence du travail en duo avec Frank et du coaching de Nathalie ont fait aboutir le projet que je présente aujourd’hui.
Après il a fallu le temps du faire : préparer les démos, enregistrer les titres, répéter le live… c’est du temps nécessaire.
Au final, je dirais que ce parcours était nécessaire. J’avais besoin de me tromper, de chercher, d’expérimenter… Et avec le recul, je suis content d’avoir pris le temps ! J’ai confiance dans ce que je fais, dans ce qu’on fait, et je suis très content des gens avec qui je le fais. Ce qui pour moi est le plus important.

Pensez-vous que les relations entre les gens se détériorent depuis quelques temps ?
Je pense surtout que les relations entre les gens ont beaucoup évolué et que nous sommes à un moment charnière où les technologies nous offrent une vision internationale du monde quand nos relations de voisinage sont devenues moins naturelles.
Je nous trouve tous enclins à des comportements individualistes et on nous renforce constamment dans l’idée qu’il faut se méfier de celui qui est différent, que ce soit par sa religion, sa couleur de peau, ce qu’il porte ou le pays d’où il vient…
On est aussi dans une « instantanéité » de communication qui raccourci les temps de réaction et nous demande d’avoir des avis sur tout. Du coup nous sommes souvent dans une communication « polémique » avec ceux qui sont « pour » d’un coté et ceux qui sont « contre » de l’autre. On nous créé des clivages tout le temps et les uns rejettent les autres… J’ai l’impression que c’est un phénomène qui détruit pas mal nos relations humaines à l’heure actuel, car si celui-ci est né des réseaux sociaux, il se retrouve dans la rue, dans nos façon de discuter, dans notre vie de tous les jours et créé dans nos relations une forme d’extrémisme qui se durcit et que je trouve inquiétant.
J’ai malgré ça confiance et je m’intéresse plutôt à la majorité silencieuse qui résiste encore à cette forme de conditionnement et qu’on ne voit pas vraiment.
On nous montre plus facilement des avis tranchés ce qui entretien cet état de fait. C’est le domaine des rois de la « punchline » !
A coté de ça je vois tous les jours des gens qui agisse à l’inverse, c’est ce qui me rassure… ceux qui veulent soutenir et parler d’autres qui font bouger les choses, des gens qui se réunissent pour parler de la société, de comment ils peuvent devenir acteurs, ou de ceux qui se lancent dans des solutions alternatives et qu’on ne montre pas assez ! Moi ça me rassure.
Donc je dirai que nous sommes en train d’évoluer dans nos relations et que l’avancé technologique a été plus rapide que notre adaptabilité, mais que nous allons revenir à des relations plus humaines.

Parlez nous du titre Smile...
La chanson No More Smile est l’histoire d’un homme qui cherche son bonheur au travers de ce qui brille. Il veut entrer dans l’image d’Epinal des magazines. Il veut son conte de fée. Il poursuit le rêve qu’on lui vend de la possession, du parfait, de l’apparat, et cherche à posséder ce qui n’est pas atteignable, puisque factice, y compris dans ses relations amoureuses. Et ça le rend malheureux. Il perd le sourire…
Dans cette chanson j’explique qu’il n’est pas obligé d’aller se bruler les ailes sur des lampes brulantes, que ce qu’il cherche est aussi complexe à attraper que de la fumée… Une fois qu’il a pris conscience de cela, il obtient cette liberté et se met à devenir lumineux, au point de rendre ce qui brille fade. Il devient vrai !
Puis il découvre qu’en fait, tout ce qu’il a toujours cherché était dans l’ombre auprès de lui, il suffisait qu’un nouvel éclairage lui permette de le voir.

Des textes à la fois en français et en anglais : pourquoi un tel choix ?
J’ai à cœur de défendre des textes en français car c’est ma langue natale. Par contre ma culture musicale est plutôt anglo-saxonne. Aussi certains textes me viennent en anglais et d’autres en français. Je ne m’interdis rien. En fait j’ai du mal à choisir et je ne me dis pas que c’est impératif…

Si l'EP était un voyage, notamment avec le titre Trip, où nous emmèneriez-vous ?
Dans de grands espaces, des espaces de liberté, de paix… Dans un pays habité par une population bienveillante, où chacun prend soin de l’autre.
Ça manque de bienveillance aujourd’hui, non ?

Qu'est ce qui vous a le plus marqué dans la préparation de Les idées volent ?
L’aventure humaine !
Au début il y a une guitare et un texte. Ensuite il y a toutes les rencontres qui amènent l’évolution du projet. Et toutes ces rencontres c’est de la bienveillance justement.
Donc l’aventure humaine qui a amené le projet où il est aujourd’hui c’est ce qu’il y a de plus fort. Et ça continue avec la rencontre du public et d’autres personnes au fil de la route du projet.
C’est fabuleux de se dire qu’au début on est dans son salon à gribouiller des bribes de textes et gratouiller des accords et qu’au final, avec des gens qui conseillent, orientent, photographient, coachent, croient dans le projet, apportent leur pierre à l’édifice, celui-ci commence à émerger, puis à prendre forme, à être fixé sur un support et finalement fait que d’autres gens achètent des billets pour venir voir le résultat sur scène !
Je trouve ça fantastique et je ne peux que remercier ceux qui ont permis et permettent à ce projet d’exister.

Vous pouvez acheter l'EP Les idées volent de Sébastien Kunz sur Bandcamp.

 

Pour ceux qui souhaitent prolonger l'aventure en concert, pourront-ils vous rencontrer prochainement ?
Oui ! Bien sûr !
Pour Septembre, je suis le 17 au Rigoletto - Paris 19, pour le labo de She-Me en co-plateau (5 euros sur place, il vous sera demandé à l’entrée pour quel artiste vous venez). J’y suis en solo.
Le 24 septembre, je fais un Showcase (aussi en solo) dans un lieu qui me tient à cœur : La Passerelle.2, un nouveau lieu parisien qui a pour objectif de défendre les artistes indépendants.
C’est un ami, Daniel, qui a ouvert son Café-Disquaire, dédié aux indépendants.
C’est au 52 rue Popincourt, Paris 11, n‘hésitez pas à y passer !
Pour l’occasion du Showcase, je ferai une #CoverOfTheMonth participative, captée en vidéo live.
Mais c’est quoi une #CoverOfTheMonth allez vous me dire ?
Je fais 1 reprise par mois que je diffuse sur ma page facebook et sur youtube. Les fans peuvent proposer des titres sur ma page facebook, j’en choisi un et j’en fais une reprise. Pour le showcase je veux faire participer le public et on filmera la reprise du mois de septembre en live, qu’on diffusera la semaine d’après.
On organise une date le 29 septembre, un concert en trio à Le Macareux, 13-15 rue du Croissant, Paris 2.
Je serai accompagné de Frank Nelson à la basse et Jeannot Cirillo à la batterie.
L’entrée est à 8 euros. Un ami : FLOH ouvrira la soirée.
Enfin, des dates se profilent pour octobre et novembre. J’attends des confirmations. N’hésitez pas à suivre ma page facebook ou visiter mon site les dates seront affichées.

De plus Les idées volent est un projet en financement participatif, cela doit être un moment de partage particulier avec vos contributeurs...
Bien sûr ! Mes « Ululeurs » constituent mon premier public ! Ils ont permis la réalisation des CD et du concert de sortie financé par le Ulule et co-produit avec le Théatre de l’Atalante à Paris, dans le 18ème !!! C’était une très belle soirée, on a fait salle comble !
C’est génial de savoir qu’autant de gens soutiennent le projet ! Ca pousse à faire les choses bien !

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
N’oublions pas d’être heureux… et bienveillants !
Merci !

Merci à Sébastien Kunz d'avoir répondu à notre interview !
Retrouvez le également sur sa page facebook.

A propos de l'EP Les idées volent...

Son EP parle des relations humaines parfois compliquées, et des difficultés qu'elles amènent. Dès le premier titre Peur le ton est donné, la relation à l'autre commence par soi-même. Selon les titres et les sujets abordés, Sébastien Kunz créé différentes atmosphères musicales, allant de la nostalgie à la fraicheur, tout en passant par la profondeur. D'amour en Mélancolie madame, de la nécessité à s'unir quand Les idées volent..., de la mort que l'on fuit à tire d'ailes, de la vie que l'on cherche parfois dans un Trip, et de l'amour que l'on souhaite pour retrouver le Smile...

Des textes qui font réfléchir, portés par des arrangements qui les appuient de très belle manière. C'est un voyage dans la vie qui se termine sur une note positive, car finalement Love is the solution !

Musique interview

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