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Scala de Milan : le concert le concert Andrea Chénier (U. Giordano)

La nouvelle saison de la scala de Milan vient d'ouvrir jeudi 7 décembre. ARTE a d'ailleurs retransmis le concert Andrea Chénier d'Umberto Giordano en direct. Cette oeuvre fait son retour à la Scala de Milan après plus de 30 ans, dirigée une nouvelle fois par Ricardo Chailly. Un défi pour les interprète.

Il avait reçu un accueil enthousiaste lors de son arrivée à la scala en 1978. Depuis ce lien est resté intact. Riccardo Chailly adore l'oeuvre Andrea Chénier depuis son enfance. L'immédiateté des moments clés et les émotions si fortes que l'opéra transmet, les sentiments racontés que la musique souligne si délicatement.

Le ténor Yusif Eyvasov a immédiatement refusé la proposition, surtout pour l'ouverture de la scala le 7 décembre. Andrea Chénier n'a pas été joué à la Scala de Milan depuis 32 ans. La dernière fois Riccardo Chailly était déjà à la direction. Mais la tentation était trop forte pour le ténor, et tous ses prédecesseurs s'en sont sortis.
Pour la soprano Anna Netrebko, enchainer toutes ces notes aigües est très difficile, mais reste excitant.

A propos de l'oeuvre Andrea Chénier

Avec Andrea Chénier, Umberto Giordano signe un chef-d’œuvre du vérisme, et fait d’un poète emblématique de la Révolution française un des rôles mythiques de l’art lyrique italien.
A partir du livret de Luigi Illica, il compose une musique d’un lyrisme irrésistible. L’aria la plus célèbre, et aussi la plus bouleversante, est sans conteste « La mamma morta » dans l’acte 3, dont Maria Callas a donné une interprétation inoubliable. Cette œuvre, un drame historique, est le théâtre des amours tragiques d’un poète, Andrea Chénier, avec la jeune comtesse Maddalena di Coigny.

Pour les 50 ans de sa disparition, le temple lyrique milanais rend hommage au chef d'orchestre et compositeur Victor de Sabata, qui fut longtemps son chef principal, en programmant Andrea Chénier, une œuvre dans laquelle il a brillé. Créé à la Scala de Milan en 1896, cet opéra du compositeur italien Umberto Giordano s’inspire librement du destin tragique du jeune poète français guillotiné à 31 ans durant la Révolution française. Sur un livret de Luigi Illica, Umberto Giordano achève en 1896 une œuvre demeurée célèbre, notamment grâce à l'interprétation par Maria Callas de l’air "La mamma morta".

Rôles sur mesure
Dans cet opéra, le règne de la Terreur, promulgué par les Jacobins, est le théâtre d’une histoire d'amour dramatique. André Chénier fraie avec l’aristocratie et les sans-culottes, avant d’être condamné à mort par le Comité de salut public. Bien que le poète soit clairement du côté de la Révolution, il est ainsi rattrapé par le régime sanglant de Robespierre. En montant sur l’échafaud, Chénier et sa douce Maddalena chantent leur amour qui les unira par-delà la mort. Des rôles taillés sur mesure pour Anna Netrebko et Yusif Eyvazov, couple à la scène comme à la ville. Riccardo Chailly assure la direction de cette très attendue ouverture de saison à la Scala.

Maxime Lopes sur Google+

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