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SApiEnS saPieNs : l'EP Sex on the Beach

Sapiens Sapiens vient de dévoiler son nouvel EP Sex on the Beach, qui vous accompagnera sans doute pendant vos vacances cet été...

Sapiens Sapiens cover

Avec un son électro et organique à la fois, SApiEnS saPieNs s’immisce dans votre espace sonore et emmène sur les sentiers florissants des rythmes electro. Gwendal aux machines, clavier, Farfisa et Doudou Bass…à la basse, le duo revisite la french touch dans ce qu'elle fait de meilleur et propose un live percutant aux teintes vintages et electro.
Ses influences oscillent entre Big Beat, Hip Hop ou Electro et puisent aussi dans la pop : de LCD SoundSystem au Beasties Boys en passant par Daft Punk, Fat Boy Slim, Yuksek, Rubin Steiner… Ce genre de musique picturale ne porte qu’un nom : SApiEnS saPieNs.

La sortie est accompagné par le clip Every booty up and down.

Pouvez-vous nous présenter votre nouvel EP qui vient de sortir ?
Salut Maxime ! Sex on the beach est le quatrième EP du groupe SAPIENS SAPIENS, les deux premiers étant sortis avec de petits moyens, nous avons voulu faire les choses de façon plus conséquente pour les deux derniers (une conception en studio plutôt qu’en homestudio). Cet EP est la suite d’un travail autour d’un mélange que nous avions débuté sur Beastymachine. Nous voulions faire une synthèse d’une musique et de textes sérieux mais aussi complètement décalés et d’un point de vue de la conception nous souhaitions également faire une synthèse du sample et de vieux synthés analogiques. Le tout en obtenant un son moderne mais avec du vieux matos. Comme nous ne sommes pas forcément des gens sérieux on a voulu faire de la musique joyeuse, dansante…

Qu'est ce qui vous a plu dans l'univers rétro des années 80 que vous avez créé ?
On est des enfants des années 80 tout simplement. Personnellement, je suis très en phase avec la musique des années 70 (compositions, recherche de nouvelles sonorités analos) mais ce qui est intéressant dans les années 80 c’est ce début de la musique qui vend en masse : vidéoclips, diffusion dans les radios, K7… Une sorte de période où tout le monde avait accès à la musique, partout où la qualité d’une chanson se prouvait à son nombre de vente de 45T, K7. Il y avait une culture du marketing musical fou qui parfois avait « ni queue, ni tête » et des choses amusantes en sont ressorties. C’est un schéma qui a tendance à disparaitre à l’heure actuelle, les gens doivent trier dans une profusion de groupes, de chansons qui ont une vie courte. Les gens sont plus libres de choisir seuls sans se faire influencer par les télés, les top 50…Tout ça nous amuse terriblement !

Peut-on en savoir plus sur votre travail de composition ?
En fait, je (Gwendal) suis le principal compositeur du groupe. Je m’inspire beaucoup de ce que je regarde ou lit à droite et à gauche. J’adore les documentaires sur la musique, l’histoire, les sociétés. Je sample beaucoup ce que j’y entend. C’est globalement en partant d’un thème qui m’intéresse que je cherche une illustration sonore. Je démarre généralement par une ligne de basse ou de piano et ensuite je travaille le rythme. Il faut que ça me fasse bouger les pieds. Je suis batteur à l’origine, ce qui fait que le rythme à une importance capitale dans mon écriture. Ensuite je soumets ça à mon pote Doudoubass (qui est le bassiste du groupe) et on fait avancer le morceau en confrontant les idées… Ça fait 5 ans qu’on s’amuse de cette façon. Et on n’est pas mécontents du résultat.
Sur les réseaux sociaux, vous aviez partagé une vidéo de vos enregistrements studio. Peut-on en savoir plus sur vos échanges avec Nicolas Moreau ?
Nikotep est un vieux pote. Il a enregistré mon premier disque (sur bande à l’époque) en 1998 et depuis on a beaucoup travaillé ensemble sauf pour Sapiens. J’avais très envie de retrouver Nico et sa connaissance des synthés, des antiquités, et je recherchais typiquement ce qu’il maitrisait parfaitement et qui allait donner un son vieillot au disque. Par exemple, au lieu d’utiliser une reverb numérique, on s’est servi d’une reverb à plaque quasi introuvable, du coup on a un son pas courant… Ça correspond parfaitement à l’envie du moment ;-)

Parlez nous du titre Every Booty Up an Down et de son clip...
De la dance, de la rigolade ! Genre de thème qu’on ne voit pas beaucoup en ce moment dans la musique française. Encore une fois, on n’a pas cherché à être dans la mouvance, on veut juste s’amuser et apporter un bol d’air frais à ceux qui nous écoutent. J’ai samplé des textes qui réunis expliquent comment danser en se bougeant le c.. du coup il fallait une musique fraîche et simple. Pour le clip, c’est pareil, ce sont des samples des archives de la TV allemande des années 70. Je cherchais cette « touch » avec des moustachus qui dansent et pire était leur danse plus ça m’amusait !

Une anecdote à nous donner sur l'EP ?
Sortir un disque, quelque soit sa taille est toujours assez douloureux pour un musicien mais celui-là ça a été une succession de problèmes et de reports qui ont failli mettre à mal sa sortie. Dès qu’on avançait il y avait un problème, un contre temps. Pour tout te dire, j’avais fini de le préparer en juin 2017 et il sort en avril 2018…

D'où vient l'idée du nom de l'EP ?
Ça c’est très personnel ;-) … Je plaisante. En fait, il part de la pochette. Quand on pense à faire l’amour sur la plage, on pense à une plage déserte. Pour le coup, ce n’est pas vraiment le désert…cqfd ;-)

Peut-on en savoir plus sur le show du concert que vous avez créé ?
Des synthés, des samplers, une basse et beaucoup d’énergie… On réfléchit à une meilleure répartition des machines et à intégrer de la batterie mais à deux c’est un peu complexe. En tout cas notre show est fait pour danser et ç marche les gens bougent direct !

Que vous procure le public sur scène et où aurez-vous l'occasion de le rencontrer prochainement ?
Avant chaque concert on flippe, on doute de tout mais dès qu’on joue et que l’on voit les visages sourire, on est au Nirvana… Rien ne peut remplacer ça !
Pour nous voir en concert :
le 02 juin : Festival L'Paille à Son – CHARTRES (28)
le 08 juin : Festival Aucard De Tours – TOURS (37)
le 16 juin : Festival - MONNAIE (37)
le 30 juin : fête de l'huma – ROMORANTIN (41)…

Le meilleur endroit pour défendre cet EP et le partager, ce ne serait pas sur la plage ?
Ou à la piscine :-)

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
Un grand merci à vous pour ce temps et ce travail que vous nous consacrez. Nous vous en sommes très reconnaissants.

Merci à Sapiens Sapiens d'avoir répondu à notre interview !
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Maxime Lopes sur Google+

Musique interview

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