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Ridsa : l'album Vagabond

Découvrez le nouvel album de Ridsa Vagabond (sorti depuis le 12 Avril et déjà 2ème du top Itunes !).

Ridsa - Vagabond

Dans ce nouvel album, Ridsa revient aux sonorités urbaines et se dévoile en racontant des expériences personnelles pour les rendre universelles.

Le thème de l’amour y est abordé mais aussi celui de sa mère, de ses proches et de ses amis qui lui permettent de garder l’équilibre.

Dans Vagabond, l’artiste aux 400 millions de vues sur Youtube, se met à nu, fait s’envoler la pudeur et nous confie que tout n’a pas toujours été rose.

Après le succès de son dernier album « Libre» et de multiples singles d’or et de platine, le single On s’est manqué feat Eva Guess (22 millions de vues) et celui de Laisser couler (2,4 millions de vues), Ridsa se prépare à nous dévoiler très prochainement un nouveau clip de cet opus !

Ridsa a grandi, a pris de l’épaisseur...

Tout ce qui ne tue pas rend plus fort

Le nouvel album de Ridsa a failli ne pas voir le jour. Coup de mou, coup de blues, Ridsa nous confie d'entrée de jeu "Je ne me reconnaissais plus dans ce qui se passait autour de moi, conjugué à des problèmes personnels, j'ai voulu tout arrêter... J’ai eu un gros passage à vide, parce que j’ai réalisé que mes deux derniers disques étaient très différents. Si Tranquille avec ses sons urbains me correspond toujours autant, je me rends compte que Libre étaitun trop gros virage vers la variété. Je me suis un peu trop laissé séduire par les sirènes de la facilité, oubliant par là-même pourquoi je me suis mis à fairede la musique. J’avais des choses à dire, et non pas juste l’envie de multiplier les vues sur YouTube ou Facebook. Si j’ai commencé à travailler sur ce disque au mois d’avril dernier, j’arrêterai presque six mois,pour tout reprendre vers octobre.
Il me fallait vraiment faire le point. J’ai 28 ans et déjà presque une dizaine d’annéesde métier... »

Heureusement, l’artiste retrouve vite la rage qui est en lui et surtout, parvient à canaliser ses émotions et ses doutes, ses angoisses et ses envies. « Tout le monde m’énervait, je ne voulais voir personne, ce qui est pour moi le meilleur des stimulants. Il fallait que ça sorte... » S’il compose presque d’un coup 70 morceaux, il n’en retiendra que 18. Une formule toute faite et bien connue s’anime et s’applique totalement à son art :Toucher le fond pour mieux rebondir ou comme le disait Nietzsche Tout ce qui ne tue pas rend plus fort. Ce nouvel album revient aux sonorités urbaines, sans négliger quelques envies de se défouler. C’est presque un premier bilan, en tout cas l’évidence d’une profonde maturité.

Ridsa a une première faculté étonnante, il peut écrire n’importe où, se mettre à travailler dans n’importe quel studio, pas besoin d’un environnement spécifique ni recours à une recette miracle. L’homme possède une volonté à toute épreuve et une vraie force de caractère.
Il en a une deuxième, trouver les mots qui sonnent justes. Raconter des expériences perso pour les rendre universelles. Pour ce disque, il écoutera énormément sa mère et les souvenirs reviendront, de l’enfance mais surtout de l’adolescence. Cet album est le plus personnel qu’il n’ait jamais offert à son public, aussi le plus volontaire.

Ridsa est fier de ne venir de rien, de s’être construit en indépendant, mu par sa seule musique et les fidèles au nombre grandissant. Et si le public a complètement craqué sur son côté lover, il doit se rendre compte ici que ce n’est pas la seule facettede son talent. Qu’il y a d’abord un artiste à l’écoute des autres, une plume qui se servirade son expérience pour passer du je aunous, du personnel au collectif.

Vagabond est un titre étonnant. Pour la première fois, la pudeur s’envole pour se livrer commejamais : Maman m’a dit / Je t’aime mon fils m’inquiète pour toi / J’suis sur ce banc j’y passe la nuit encore unefois... « En fait, je raconte mon histoire. C’est aumoment des premiers enregistrements à Paris, despremières télé. Je ne pouvais pas toujours prendre letrain le soir et je n’avais aucun argent pour aller àl’hôtel. J’étais le petit gars de province qui débarquaitplein d’espoir, et il fallait que je m’accroche. Personne ne savait que je dormais où je pouvais. Ce sont desimages qui reviennent quand tu as envie de toutabandonner, forcément, tu réalises que tu n’as pas faittous ces sacrifices pour abandonner... Le moteurprincipal c’est que je ne voulais plus être dépendantde ma vie et de ce besoin de faire de la musique, c’est ma mère. Je ne voulais plus être dépendant, je voulais qu’elle s’occupe d’elle. »

D’un coup, cette chanson devient forcément l’une des plus importantes sinon la plus touchante de ce disque, normal qu’elle lui donne son nom. Le genre de titre qui construit une légende, indissociable d’un autre Je les ferai danser. Un morceau à la double lecture... Bien sûr il y a cette envie de se déhancher pour oublier les galères du moment, la fête est toujours réparatrice, mais il y a également cette envie de se prouver à soi-même et aux autres que l’on est capable de bien des choses. Que l’âge de l’adolescence, des sceptiques ou des nombreux moqueurs aux critiques abondantes est révolu. Tout ce qui ne tue pas rend plus fort... Je les ferai danser sonne comme un défi, presque une revanche. « C’est une réponse à tous ceux qui au quartier me disaient que je ne ferai jamais rien. Là aussi mon histoire n’est pas unique, plein d’autres s’y reconnaîtront... »

Ce qui se conjugue donc parfaitement avec le deuxième extrait Laisser couler de l’album que l’on a pu découvrir au mois de février. Le genre de chanson que l’on ne peut isoler de son époque tant elle s’y rattache, même si le son est intemporel. C’est une ode à la vie et à ses promesses, à cet avenir et ce ciel qui ne peut que s’éclaircir lorsqu’il s’assombrit d’un coup. Un air parfaitement 2019. Non pas uniquement à cause de son rythme irrésistible à souhait et de ces chœurs qui s’envolent, mais plutôt à cause des réflexions qu’il suscite. « Tout le monde traverse des moments difficiles, là non plus je n’ai rien inventé... la peine est universelle, le manque d’argent, la perte d’un boulot, les motifs de galères sont nombreux et presque sans fin. Il n’y a qu’à regarder l’histoire des gilets jaunes, pour me rendre compte que je ne suis pas le seul. » L’air du temps est la chose la plus difficile à saisir pour un artiste, c’est d’ailleurs ce qui lui donne de la profondeur ou pas, ce qui explique ces milliers de followers, de likes ou de vues sur les réseaux.

Si plusieurs titres ici veulent redonner l’étincelle pour se redonner le courage, l’impulsion mentale qui permet de continuer sans baisser complètement les bras ce n’est pas un hasard. Ridsa parle d’amour mais pas de concupiscence, sa mère, ses proches, ses amis lui permettent de garder l’équilibre. Il le dit lui-même d’ailleurs, dans la première chanson Plume : Ce qu’il y a de mieux se trouve souvent sous nos yeux... Difficile d’être plus clair. Ridsa a grandi. Ridsa a pris de l’épaisseur. Ridsa peut désormais nous accompagner pour longtemps, car il nous a compris.

Ridsa - Laisser couler [Clip officiel]

Ridsa - Laisser couler [Clip officiel]

Musique

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