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Pi-Well prépare l'EP Aurores

Pi-Well prépare son EP Aurores avec le soutien des internautes. Découvrez dès maintenant son univers.

Pi.Well - Aurores

Pouvez-vous nous présenter votre EP Aurores et son univers ?
L’EP Aurores c’est du rap et son univers c’est moi. Un subtil mélange entre les deux. Aurores c’est le début, chaque jour un nouvelle chance. Il y a 6 musiques, dans les différents styles de rap que j’aime : old school, conscient, trap, funky.
Cet EP reflète mon parcours dans la musique, toute l’expérience que j’ai acquise. C’est aussi ce que je suis aujourd’hui, mes centres d’intérêts, mon état d’esprit.

D'où vous vient l'inspiration pour cet EP et comment le composez-vous ?
Je dirai que l'inspiration me vient principalement des instrumentales que j’écoute et de l’humeur du moment. Mais l’inspiration me vient aussi quand, volontairement, je décide d’écrire et de composer. La volonté et l’inspiration sont étroitement liées. L’inspiration c’est aussi beaucoup d’exercice, car il ne suffit pas de savoir ce qu’on veut dire. Le traduire avec des mots peut être très difficile. Et c’est parfois quand on joue avec les mots et leurs consonances qu’on trouve ce qu’on va dire.
Mais pour faire plus simple, l’inspiration pour faire du rap c’est ce que j’écoute et ce que j’ai écouté durant ma vie. C’est de partager des valeurs que je considère comme importantes, partager des réflexions intérieures. L’écriture c’est aimer la belle rime, le jeu de mot, chercher à découvrir les richesses de la langue française.

Vous avez eu plusieurs expériences musicales (groupe Binet de la Rue, mixtape de l'Appel de la Hure), en quoi cela vous a-t-il été utile dans votre parcours artistique ?
Utile, et je dirai même essentiel ! Bien que j’ai commencé la musique plutôt seul, mon groupe Binet de la Rue (groupe créé lors de ma formation à l’Ecole Polytechnique, notamment avec Menni Jab qui continue aussi ses projets) m’a permis de rentrer dans une autre dimension artistique. On passait des heures chaque semaine à faire de l'impro et du freestyle dans notre local Radio X-Ray, on a découvert la vie de studio pour enregistrer une mixtape, on a fait une dizaine de concerts, des clips, des events etc.
« Un homme seul ne peut rien ». Le fait de partager une passion avec des amis permet d’élargir considérablement sa vision, d’apprendre des autres, d’entreprendre ensemble, de se motiver mutuellement. Avoir un groupe et un but commun donne toute la force. Même si Aurores a plutôt été écrit seul, c’était tout de même inscrit dans les projets de mon collectif "Le Passage", et c’est une grande motivation. Avant le Binet de la Rue, je n’ai jamais réussi à incarner un projet bien que j’en avais les idées.

Vous avez beaucoup voyagé, de Montréal à Strasbourg, en passant par Paris. Est-ce que ces déplacements ont influencé votre musique ou votre style ?
Strasbourg est la ville où j’ai grandi. C’est la où j’ai commencé le rap au lycée et fait mes premières musiques en prépa. Paris, c’est la ville où j’habite maintenant pour une durée indéterminée. Entre temps j’ai en effet voyagé pour mes stages, en France, en Italie, en Suisse, ainsi qu'à Montréal. C’est là-bas où j’ai commencé à sortir de mon entourage potes / Ecoles d’ingénieurs pour aller voir le monde du Hip-hop. Les gens au Québec sont plus ouverts et accueillants, c’était donc l’occasion pour aller faire des Open Mics et rencontrer d’autres personnes. Ensuite les rappeurs avec lesquels j’ai collaboré là-bas (S/O Jeepy Lakewood) m’ont évidemment fait évoluer dans mon rap, leur manière d’écrire, de rapper, de chanter, ça donne beaucoup d’inspiration. C’est aussi valable avec toutes les personnes avec lesquelles j’ai collaboré, même en dehors du rap.
En tout cas, Montréal est une ville où il est facile de se lancer. À Paris c’est plus dur car le monde du Hip-hop est beaucoup plus rude et codifié. Mais ça reste à Paris que j’ai acquis le plus d’expérience, donc c’est surement ici que ma musique a été la plus influencée. Mais comme je suis encore dedans c’est plus difficile de prendre du recul !

Est-ce qu'Aurores est le début d'une nouvelle étape dans votre carrière artistique ?
Intérieurement : pas énormément, ça suit la l'évolution de mon art. Extérieurement : beaucoup plus je pense. Ça va être le moment où je serai écouté sur des plateformes comme iTunes et Spotify, où je vais faire plus de concerts, de pub, de com, etc. Cet EP me permettra probablement de me faire passer à un niveau d’artiste amateur motivé et investi, et non plus au niveau de rappeur à ses heures perdues.

Vous dites que les textes sont importants dans vos compositions, quels sont les principaux thèmes que vous évoquez dans l'EP ?
Les textes sont importants mais il y a toujours les deux aspects : la technique et le fond. Selon les morceaux, la manière d’écrire peut être plus importante que ce qu’on écrit réellement et vice versa. Le but de l’exercice étant évidemment de faire au mieux dans les deux. Disons que les textes sont importants et c’est principalement là-dessus que je travaille mon rap (même si j’apprends de plus en plus à travailler sur un aspect plus musical). Que ce soit technique ou narratif, dans cet EP j’ai toujours gardé le fil rouge de la réflexion sur la philosophie et la spiritualité, ainsi que la transmission des valeurs nobles comme l’amitié, le partage, la sérénité, la joie, la clarté, etc.
En résumé, l’EP est principalement axé sur la réflexion intérieure, le questionnement personnel et la sagesse humaine. Ce sont des choses que je valorise beaucoup donc Aurores est le moyen de partager cela avec les autres.

Vous travaillez également avec le collectif Le Passage sur cet EP. Comment travaillez-vous ensemble sur le projet et peut-on en savoir plus sur les featuring qui sont prévus ?
Mon plus proche collaborateur dans le collectif c’est Menni Jab, aussi ancien membre du Binet de la Rue. Je peux vous dire qu’on a un feat ensemble, où c’est lui aussi qui a composé l’instru. Le Passage c’est surtout notre collectif de scène, et c’est une façon d’officialiser des collaborations artistiques qui existaient déjà et qui sont partie intégrante de mon rap. Donc je dirais que je travaille avec des personnes depuis un certain temps, et qu’un jour on a appelé ça le Passage. C’est aussi un projet de communication, d’avoir une étiquette commune qui nous rassemble.
Le feat avec Menni Jab est un pilier de cet EP, le top de notre symbiose qui dure depuis presque 4 ans. L’EP était inimaginable sans ce feat.
J’ai un deuxième feat avec Jeunhom (qui fait également la prod.), que j’ai rencontré dans un Open Mic à Paris. J’ai beaucoup accroché avec son style et le courant est très bien passé, donc ça a été l’occasion d’apporter un nouveau délire sur l’EP, chose dont je lui suis très reconnaissant ! On aura l’occasion de retravailler ensemble et ça promet que du bon.
Je tiens à préciser que je travaille aussi beaucoup avec CCOP, un ami de Paris rencontré lors d’un concert où on avait tous les deux fait la première partie. Le courant est très bien passé aussi, aujourd'hui je me produis souvent avec son groupe Le Squatt Palace et on a des projets communs qui vont bientôt arriver. Il n’est pas sur l’EP car j’avais déjà commencé le projet quand on s’est rencontré. Vivement le prochain EP !

Comment se sont passés les enregistrements studio ?
J’ai beaucoup enregistré à Paris, et j’ai co-produit l’EP avec un studio en Alsace. Tout s’est bien passé, rien de particulier à dire car ce n’étaient pas mes premières fois en cabine. La chose du studio que j’ai apprécié dans la composition de cet EP est de prendre du temps sur chaque morceaux, réenregistrer, partager des idées avec l’ingé son, refaire les prises de voix, changer l’instru etc. Ça ouvre énormément de possibilités pour la musique, moi qui avait l’habitude d’avoir un texte figé sur une instru figée.

Parlez-nous du titre Fallait vous Préparer et son clip.
Fallait vous Préparer a été écrit et enregistré il y a 1 an et demi à Montréal. Je voulais m’essayer à un style plus « Street » et plus moderne que ce dont j’ai l’habitude. J’en suis d’ailleurs très satisfait car c’est important dans le milieu du rap de parfois savoir suivre les codes (pour ensuite mieux les casser !). Pour les Opens Mics et les événements hip-hop, c’est ce genre de style qui fédère, le rap très technique montre qu’on est à un bon niveau dans notre écriture. En concert, c’est une musique qui chauffe bien le public car c’est rythmé et on est moins concentré sur les paroles.
Ensuite j’ai voulu travaillé avec un ami sur un clip et c’était un de ses sons préférés. Vu le titre et le genre plutôt freestyle, je trouvais que ça collait bien pour l’annonce de mon EP. On a donc fait une version courte que j’ai publiée deux semaines avant la sortie d’Aurores.

Pourquoi réalisez-vous un financement participatif et quel serait l'argument pour convaincre de vous aider ?
Beaucoup de personnes dans mon entourage étaient enthousiastes à l’idée que je fasse mon EP, et voulaient m’aider à le réaliser le plus parfaitement possible. J’ai pris ça comme une opportunité pour faire un beau projet, qui puisse profiter à un plus grand nombre.
Ce financement participatif, c’est pour moi une prévente de l’EP où les personnes donnent selon la valeur qu’ils accordent au projet. Ça me permet de me sentir soutenu et de recevoir beaucoup de force pour continuer, en plus de pouvoir produire dans les meilleures conditions.
Il est vrai que le financement était plus destiné aux personnes qui me connaissent déjà et qui savent ce qu’ils soutiennent.
Je vous invite donc à découvrir l’EP et l’ensemble de mes compostions. Aimer ce qu’on écoute, aller l’apprécier à un concert, en parler aux autres, c’est une des plus grandes aides. 

Vous pouvez soutenir l'EP Aurores de Pi-Well sur KissKissBankBank.

 

Vous êtes également ingénieur chimiste en plus de votre parcours artistique. C'est un milieu qui est trop compliqué pour en vivre ? Comment arrivez-vous à concilier ces 2 activités ?
En effet, j’ai la chance d’avoir un bon métier et d’avoir une situation stable. J’ai fait de belles études pour en arriver là et j’ai aujourd’hui un confort de vie sur lequel je ne peux pas cracher. Donc dans la situation actuelle, je ne cherche pas absolument à ne vivre que de la musique, mais je fais de mon mieux et je verrai les opportunités qui s’offrent à moi.
Concilier les deux activités est parfois chronophage, mais c’est ma passion et je fais ça depuis longtemps donc je ne me pose pas trop de questions. Au lieu de regarder la télé le soir, j’écris des textes !

Peut-on en savoir plus sur l'artwork de l'EP Aurores ?
Je suis ravi que vous me posiez cette question. Il a été fait par un ami graphiste (merci Mathieu !). On a construit ça de fil en aiguille en cherchant des pochettes que j’aimais bien dans le rap. L’idée était de me voir, et d’avoir de la lumière derrière moi pour représenter le soleil qui se lève. Ensuite le thème de l’EP étant assez philosophique, je voulais représenter la réflexion et l’introspection. Avec une chemise col Mao, ça rappelle un peu les tenues orientales Zen, philosophie qui m’inspire beaucoup.
Puis finalement je voulais faire apparaître les couleurs de l’aurore, donc on a fait cette ouverture derrière moi. Elle représente à la fois le soleil qui se lève et une ouverture d’esprit, un nouveau monde coloré, un début. La dernière touche qui sont les éclats de peinture, permet de rappeler que c’est du street Art. J’adore la peinture de rue et c’était donc l’occasion de faire un clin d’oeil. Je voulais donner à l’EP un air sérieux, avec le ton ivoire uni, le noir et blanc, ma position, la chemise, qui est un peu ma vie d’ingénieur, et casser ça avec de la peinture, de la couleur, pour représenter la dimension artistique.

Vous ambitionnez également de refaire des clips. Avez-vous déjà quelques idées à ce sujet ?
Des bribes. J’attends que l’EP soit sorti, tâter un peu l’avis des gens pour savoir quels seraient les meilleurs morceaux à clipper. Je peux vous dire que je ferai 2 clips, et on mettra ça en marche à partir de mars ! Faire des clips en décalé permet de relancer un peu l’EP à chaque fois et de le faire durer dans le temps.

Le but de cet EP est de vous produire sur scène. Que représente-t-elle pour vous et est-ce qu'il y a un endroit en particulier sur lequel vous aimeriez vous produire ?
C’est en effet une des raisons principales de la création de cet EP. Je manquais de contenu professionnel, et pour démarcher des bars ou des salles de concerts j’avais besoin de ça. Donc Menni Jab et moi même avons chacun préparé notre EP Solo dans ce but. Même si l’EP reste aussi un aboutissement musical qui représente plus pour moi qu’une simple carte de visite.
La scène est aux musiciens ce que l'expo est aux peintres, le match au footballeur. C’est le moment de partage et de cristallisation de tout le travail accompli. Je ne saurais pas vraiment dire pourquoi j’aime ça. C’est d’un coté l’adrénaline et le stress, de l’autre coté de voir les gens passer un bon moment grâce à notre musique.
Je n’ai absolument pas d’endroit particulier qui m’attire, on prend comme ça vient. On a une date vendredi 15 février à Paris, deux dates à Bordeaux en mars, un festival en mai, un tremplin à Nantes en juin… Restez branchés sur les réseaux sociaux !

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
J’espère que cet article vous a fait découvrir ou redécouvrir mon univers artistique, que vous allez apprécier Aurores. J’espère que vous me donnerez vos retours sur les réseaux sociaux et qu'on se verra ensuite sur scène !
Peace.

Merci à Pi-Well d'avoir répondu à notre interview !
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Fallait Vous Préparer [CLIP] - Pi-Well & Brumant.J (prod. Chuki Beats)

Musique interview

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