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Pétosaure dévoile l'album Le fantôme de l'enfant

Découvrez le futur album Le fantôme de l'enfant de Pétosaure qui sortira le 21 avril 2017. En attendant le clip de Docile amie est prévue pour le 3 mars, avant de nouvelles aventures pour cet été.

Petosaure - Le fantôme de l'enfant

Est-il possible de nous présenter l'album Le fantôme de l'enfant ?
Avant d'être le nom du premier album, il s'agit bel et bien d'un fantôme existant. Cela fait maintenant une dizaine d'année que les visions d'un enfant au visage dégoulinant d'immondices aux couleurs multiples me hantent. Je vois énormément de médecins et marabouts pour me débarrasser de ces visions par tous les moyens possibles. Rien n'y fait. Le début de la composition de cet album semble avoir apaisé ce fantôme. Disons qu'il me laisse du répit lorsque nous jouons ces morceaux.

Ne pensez-vous pas que la première chose à laquelle on peut penser dans votre univers c'est la terreur ?
Nous l'espérons bien. Nous ne sommes pas des petites salopes venues pour remuer le croupion. Nous sommes des conquérants belliqueux, faces aux impétrants à petite queue. Des paladins flamand rose.
Craignez notre arrivée, elle n'annonce qu'une ère néfaste. Qu'y a-t-il de plus beau que la destruction ? L'explosion en vol ? Nous sommes tout de même là pour vous donner la main pendant le spectacle.

Qu'est ce qui vous a poussé à passer du métal auparavant à l'électro sur cet album ?
Pour nous c'est exactement la même chose. Nous sommes passés de rien à rien. La violence est continue, les formes changent, les couleurs aussi ; mais pas la manière dont on les balance à la gueule.
  On a déjà dominé le game dans le métal en produisant les meilleurs morceaux dans les meilleurs groupes français. Pourquoi ne pas conquérir les autres contrées. On a faim. On va tout manger, et aucun chicken wing ne sera lâché.
On n'ira pas sur des terrains sur lesquels nous ne nous sentons pas capables d'êtres les meilleurs.   

Cet album, c'est une façon d'expérimenter certaines choses ? Lesquelles ?
Le whisky. Le cannabis. La petite plaquette de shit. L'olivette. Le LSD. L'échangisme. L'orgie, l'outrance et la vilenie. Cette nouvelle ère nous apprend à épouser l’appétit d'ogre quelle que soit la denrée consommée. 

Quelles ont été vos sources d'inspiration ? Des dessins animés, ou c'est que votre enfance ?
Énormément de choses ressortent de mes entretiens privilégiés avec le fantôme qui me suit. L'enfance est une inspiration imposée : j'en garde évidemment le Roi et L'oiseau, l'OAV de Dragon Ball avec Tapion, Dracula, Nosferatu, Légende de 1985. J'en garde mes parents, ma sœur. Beaucoup d'amour, et beaucoup de théâtre. 

Que ressentez-vous quand l'on vous compare à Bashung ?
Je me sens complètement indigne d'assumer une telle comparaison. C'est un grand magicien. De la magie Rouge en plus. Moi je ne suis qu'un apprenti, et pour le moment j'ai choisi d'apprendre la magie noire. C'est évidemment une figure qui m'a toujours ému. Terriblement plus encore après avoir quitté notre monde.  

Parlez nous du titre La gorge du diable et de son clip...
La gorge du diable parle de ce fantôme justement. Une espèce de muse qui me torture pour que la musique se poursuive. J'ai l'impression que je ne pourrai jamais arrêter la musique. 
La muse ne cesse de me faire miroiter les couleurs, l'or et les pierres précieuses. Je suis un chasseur. Je suis prêt à endurer, à me casser les dents. Un jour j'aurai mon trésor.
Espérons que je ne meure pas avant. Le clip illustre assez bien tout cela. Je peux descendre loin, profondément dans le chemin qui s'enfonce pour aller chercher ce que je veux. 

Est ce qu'il arrive que vous fassiez preuve d'improvisation avec les musiciens lorsque vous préparez un disque et de vous dire ensuite "mais en fait c'est génial" ?
Tout ce que l'on fait est génial. Il y a évidemment de l'improvisation. De la réinterprétation. Ce projet vit, il est organique, on peut toucher la musique. Et sa forme est meuble, modulable.
Mais elle n'en perd jamais son précieux.

Vous signez ici votre premier album, quelle en a été la principale difficulté ?
Rien n'est difficile pour nous. On a même choisi un nom handicapant à première vue pour ne pas réussir trop facilement. En revanche, la frilosité du système auquel on doit se confronter, le temps de réaction de ce système et une bonne grande majorité de gogoles qui en tiennent les rennes nous font perdre un temps précieux en effet. Ces gens n'ont pas compris qu'on devait remplacer les merdes qui passent en radio par nos putain de sons. 
Les derniers à le faire s'en mordront les doigts. 

Une indiscrétion sur Le fantôme de l'enfant ?
C'est le meilleur premier album du monde. Mais attendez de voir le meilleur deuxième album du monde. Si Le Fantôme de l'Enfant ne touche pas les gens tout de suite, j'ai hâte d'entendre des puristes dans quelques années dire que c'est le meilleur album qu'on ait sorti. (rires) 

Peut on en savoir plus sur le visuel de la pochette du disque ?
Elle est réalisée par l'excellente Jaky La Brune qui nous peint également des affiches de concert à couper le souffle. Cette nymphe fait partie de notre monde, nous faisons partie du sien.
Les échanges sont intenses. Ses images accompagnent notre créativité. Elle sont un vaste monde dans lequel nous pouvons nous perdre. L'album sortira physiquement le 21 avril pendant un événement que nous préparons avec l'artiste !

Dans une production musicale où les major ne jurent que par quelques talents, la seule solution est-elle d'être dans la provocation et l’arrogance ?
Il y a un problème. Comme dans tous les domaines, on a besoin de chercheurs. On a besoin d'explorateurs. Quel artiste des majors aujourd'hui va découvrir une merveille légendaire ? L'équivalent du remède contre le cancer dans le domaine de la musique... Je veux qu'on essaie de le faire. On a besoin de merveilles, on a besoin romantisme. On cherche un label. Un bon label qui nous aimera aussi pour ce que l'on représente et pour notre liberté. Qu'il sache que nous sommes venus pour trouver le Graal. 

Si vous pouviez impliquer votre public dans le prochain album, que feriez-vous ?
Eh bien je pense que nous demanderions à nos fans de découper des morceaux de leur peau et de nous les envoyer par la poste.
Ainsi Jaky La Brune en ferait un montage assez joli sur lequel elle pourrait peindre. Cela ferait une sacrée pochette d'album ; une véritable implication !

Quelle va être la suite de vos aventures ? Des concerts sont-ils déjà programmés ?
La suite est rocambolesque ! Un clip du morceau Docile Amie vient d'être achevé. Il est très romantique et poétique... Il arrive prochainement. Nous avons d'autres surprises pour l'été.
Nous enregistrons des morceaux du prochain album la semaine prochaine. Nous avons tellement hâte. J'ai peur qu'il y ait tellement de force dans le studio qu'il explose.
Nous préparons la sortie de l'album physiquement avec Jaky La Brune qui exposera pour l'occasion. Nous jouons au China, à Paris, le 29 mars prochain. La salle sera somptueuse.
La vie est belle. 

Un artiste avec qui vous souhaiteriez faire un titre ou un disque, qui serait-il ?
Un featuring avec Booba, Alkpote et Kaaris, sur le même morceau ! (rires) On serait ouf avec la clique de Petosaure. J'ai un stratagème très habile qui pourrait le permettre.
On les invite tous à une soirée en leur disant qu'il y a des petites meufs, et en fait il n'y a que nous ! Pour l'instant, j'ai pas encore trouvé la suite. 

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
Bim j'pète un mur, Bam j'tète un pur. 
Bim j'pète un mur, Bam j'tète un pur. 

Merci à Pétosaure d'avoir répondu à notre interview !
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Musique interview

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