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Pauline Croze, le clip de Tu Verras !

Avec les participations de Flavia Coelho, Vinicius Cantuaria, Cali Kamga, Bruno Ferreira, Marie Navarro, Manda Sissoko Pauline Croze a surpris et séduit son monde avec son dernier album Bossa Nova qui relit des classiques brésiliens, et les meilleures adaptations françaises de la Bossa Nova. Sur ce quatrième album de Pauline Croze, qui fait suite à Le Prix de l'Eden sorti en 2012, on retrouve des échos d'artistes comme Claude Nougaro, Pierre Barouh, Nino Ferrer, Tom Jobim, Chico Buarque, Georges Moustaki, Vinicius de Cantuaria et tant d'autres.

Pauline Croze - album Bossa nova

Pauline Croze
Nouvel album Bossa Nova

sortie le 27 mai chez Un plan Simple / Sony Music  

Ces monuments brésiliens, ces bossa nova immortelles, loin de les murmurer en une caresse d’usage, Pauline Croze les chante à gorge pleine, les aborde fraîche, frontale, spontanée, avec la sensibilité qu'on lui connaît et sa voix au grain si particulier.

La Fille d’Ipanema, Les Eaux de Mars, Voce Abusou, Samba Saravah, Essa Moça Ta Diferente, A Felicidade, Manha do Carnaval, toutes ces chansons inoubliables retrouvent un air de jeunesse en prenant des chemins buissonniers.

On retrouve Pauline Croze pour un nouvel extrait vidéo, Tu Verras, titre immortalisé par Claude Nougaro et qui est une adaptation française de O Que Será ? (À Flor da Pele), chanson originale du brésilien Chico Buarque !   

A l’heure où tout accélère, où l’horloge antidate illico le moindre projet branché, Pauline Croze prend le temps de ne pas se presser. Hors des modes, elle joue non pas à contre-courant, juste en suivant sa pulsation intérieure.

Elis Regina et Les Eaux de Mars, Nougaro et sa reprise du terrible Berimbau, les exemples ne manquent pas, mais si elle les connaît bien, Pauline Croze a préféré ne pas s’y référer pour oser le défi de s’y mesurer. La chanteuse emprunte de longue date à la musique latine, notamment le son cubain, à l’Afrique qu’elle a sillonné lors d’une tournée en 2009. Elle y ajoute ses propres inflexions, comme désormais elle annote les classiques grande classe qui balisent l’histoire de la bossa : La Fille d’Ipanema, en se basant sur l’adaptation de Sacha Distel, autre esthète adepte, et Samba Saravah, cette âme bohème magnifiée par Pierre Barouh, Voce Abousou, où elle mixe la version française (Fais comme l’oiseau) et l’originale, et La Rua Madureira, une mélodie de toute beauté ciselée par Nino Ferrer. Autant d’hymnes à la belle ambigüité, à la douce amertume de cette samba aux teintes bleu nuit. Quant au « Jardin d’hiver », enregistré au crépuscule de sa vie par Henri Salvador, il s’enrichit de discrètes couleurs reggae…

Sons de synthé venant du r'n'b, échos de l'électro, samples de kora et de percussions maliennes, les arrangements offrent de nouvelles perspectives, un climat « electro-acoustique » propice à souligner l’élégance de la bossa nova. Totalement raccord, l’immense Brésilien Vinicius Cantuaria vient d’ailleurs donner la réplique le temps d’un titre. « C'est toujours un challenge de s’attaquer à des chansons ultra connues, reprend Minier. Le but était de coller à la voix au grain particulier de Pauline… »

Bossa Nova est un remède plus qu’un intermède, qui incline à prendre les chemins buissonniers, un nécessaire pas de côté qui incite à prendre la pause dans la folle course du monde…

Maxime Lopes sur Google+

Musique

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