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Pandore : l'EP Enfant du vide

Pandore : un artiste d’une poésie impulsive et percutante. Découvrez son 1er EP Enfant du vide.

Pandore (crédit Hector Abela)

Crédit photo : Hector Abela

Si Baudelaire faisait du rock et Nietzsche de la chanson française, alors - peut-être - à leur rencontre, aurait pu naître Pandore. Plume habile, la liberté combat la morale. La poésie ne peut être, pour lui, que révolte.

Jeune artiste lyonnais, Pandore sublime la sensibilité, cherche à atteindre la vérité essentielle en restant fidèle à sa propre nature. Affranchie des carcans de la raison, la poésie peut désormais exprimer l’émotion. Explorateur de notre langue des plus audacieux, l’originalité du style en découle. L’écriture est toute remplie par la pensée.

Sur scène, Pandore est robuste comme un rocher et pénétrant comme un brouillard. Son esprit douloureusement subtil exhale, vous enivre et vous emmène, accompagné d'un violoncelle, planer au-dessus d’un monde qui s’évapore.

Interview de Pandore

Pouvez-vous nous présenter votre EP Enfant du vide ? Quelles ont été vos sources d'inspiration ?
C'est un EP guitare/voix et violoncelle, volontairement très épuré et acoustique, agrémenté de texte en français.
L'idée était de présenter ma musique de la façon la plus honnête possible et sans fioriture. Le vide étant comme une résonance à la musique.
La nuit a été une de mes inspirations principales. La plupart de mes chansons sont nées de la confrontation entre le monde de la nuit et la réalité politique actuelle, et de la tension entre l'espoir et la colère.

Comment avez-vous écrit cet EP, quelle importance accordez-vous aux textes et aux mots ? Est-ce qu'il y a un endroit particulier dans lequel vous aimer composer ?
Pour moi, les mots sont primordiaux. Dans ce que j'écoute, si le texte ne me dit rien ou est facile, ça m’intéresse rarement. J'ai une grande affection pour les auteurs comme Bukowski, Baudelaire, Brel, Ferré, Brassens, Feu ! Chatterton, Gael Faye...
J'ai beaucoup plus de mal avec la pop par exemple, même si je sais qu'il en faut pour tous les goût et qu'une musique facile peut tout de même toucher. En soi ça peut être dur de faire quelque chose de simple, alors je me contente de ne pas allumer la radio et je vais chercher les artistes qui me parle par moi-même.

On retrouve sur l'EP le titre Lyon ; c'était important de faire un titre sur la ville où vous êtes ?
C'est une ville que j'affectionne énormément. Ceux qui se sont déjà baladés sur les quais de Lyon savent de quoi je parle. Je trouve que c'est d'abord une ville magnifique. Il y a quelque chose qui, je crois, ne cessera jamais de m'inspirer. Ensuite l'idée n'est pas tellement de parler de la ville.
C'est simplement de parler de mes sensations en la parcourant. Que ce soit de l'aube à la nuit, quand les bouteilles sont toutes renversées au milieu des éclats de verres sur les quais de Rhône. Il y a quelques chose de mystique et de froid, des bagarres, des ruelles sombres et des filles qui rient. Et surtout, en vérité, c'est une allégorie.

Peut-on en savoir plus sur les enregistrements en studio ?
J'ai enregistré au Studio E, à Montbrison. C'est le studio de Mickey 3D et c'est Bruno Preynat qui était au commande.

D'où vient l'idée du nom Enfant du vide ?
Adolescent j'étais fasciné par Nietzsche et son concept d'esprit libre. C'est quelque chose qui m'a immédiatement happé dans son univers. Comme lui, je me suis inventé un destinataire, quelqu'un, des gens à qui écrire. C'est une notion qui m'a permis d'écrire seul dans ma chambre en me disant qu'un jour, peut être, quelqu'un pourrait l'entendre. C'est mon auditeur parfait et c'est personne à la fois. C'est l'enfant que j'ai été à qui j'adresse des mots tardifs et celui qui me ressemble chez l'autre. C'est l'humanité dans son ensemble, sur une planète suspendue au milieu de rien, cause du Big Bang, de la matière au milieu d'un espace majoritairement vide et aussi le refus d'un Dieu. Être un enfant du vide c'est aussi refuser une affiliation, des pères ou des maîtres.
Par son autre aspect, c'est aussi une critique de la société actuelle et de sa superficialité. Où le plein devient nécessaire, il faut naître du vide. C'est donc un concept qui a beaucoup de facettes et que j'ai réfléchi pendant longtemps. Voilà pourquoi il était évident pour moi que mon premier EP s'appelle Enfant du vide.

Parlez nous du titre A chaque mot de leurs apôtres et de son clip...
C'est un titre qui parle du refus de subir les règles qu'on nous impose. Une invitation au voyage et à l'évasion. Un retour aux sources et à la nature. Une contestation, aussi, des valeurs actuelles et du consumérisme. Le titre est volontairement vague, parce que je voulais que chacun puisse s'y retrouver. Nous avons tous des choses qui nous semble absurde et contre lesquelles on lutte. Ce que je veux dire, c'est qu'on peut les dépasser.
Le clip à été tourné en Chartreuse et aux alentours d'Amberieu-en-Bugey, où habite mon père. C'était important pour moi de retrouver des choses que je connaissais. D'ailleurs les deux acteurs du clip sont deux amis à moi. C’était important pour moi de faire participer des gens qui ont compté dans ma vie, et de les emmener un peu dans mon univers. Je trouve d'ailleurs que le sens de la chanson n'en est que plus grand.

L'EP Enfant du vide a été financé par les internautes. En quoi cette aide du public vous a été utile et que souhaitez-vous leur dire ?
Elle m'a tout simplement permis de réaliser un rêve, d'exister en tant qu'artiste et de financer une partie des nombreux frais qui sont liés à la production d'un disque, du pressage au travail du son.
Je voudrais les remercier infiniment. Les gens ne se rendent parfois pas compte de l'aide qu'on peut apporter avec juste une vingtaines d'euros. A quel point de petits gestes peuvent créer de belles et grande choses.
C'est aussi quelque chose qui m'a motivé dans ma démarche, cette confiance qu'on m'a accordé pour réaliser le disque. Je voulais me dépasser pour faire du mieux que je pouvais, pour eux. D'ailleurs leurs noms sont à l’intérieur du boitier. C'est quelque chose qui me tenait vraiment à cœur.

Vous avez remporté le tremplin lyonnais A thou Bout d'chant. Quel souvenir gardez-vous de ce moment et en quoi avoir une distinction est important pour vous ?
La chaleur ! La salle était pleine, c'était la canicule, je crois avoir failli m'évanouir sur scène, entre le stress de la scène et l'insomnie qui y étaient liés. C'est un peu idiot mais c'est la première chose qui me vient !
Je pense qu'avoir une distinction n'est pas vraiment important. Pas pour moi du moins. Il y a tellement d'artistes talentueux qui jouent dans des bars à Lyon et dont personne n'a jamais entendu parlé, qui n'ont pas de distinction et qui font pourtant un travail remarquable.
Il faut savoir ce qu'on fait et pourquoi, les distinctions servent surtout pour les autres et le public. Vous avez gagné telle chose alors vous avez sûrement du talent. Je pense que c'est ce que la plupart des gens se disent.
Si on vous donne une distinction le lendemain d'une prestation, alors vous pouvez être sûr que vous êtes meilleur que la veille. C'est assez amusant.

Plusieurs concerts sont prévus pour Enfant du vide. Comment ressentez-vous la scène et quels ont été les premiers retours du public ?
La sortie de l'EP se fera à Lyon le 19 octobre en salle Léo Ferré, et ce sera le deuxième après celui de Paris. Pour ceux qui ont déjà entendu les titres ou qui les ont vus sur scène, les retours étaient très positifs.
J'ai hâte de remonter sur scène pour défendre cet EP en live. Il y a toujours quelque chose de particulier sur scène.

Si on peut se permettre un jeu de mots ; que se cache-il dans la boîte de Pandore ?
Il faut l'ouvrir pour le savoir !

Vous avez lâché vos études pour la musique, aujourd'hui vous regrettez ou vous êtes plutôt heureux de ce début de parcours ? Qu'en ont d'ailleurs pensé vos proches ?
Je n'ai aucun regret par rapport à ça. Je me suis rendu compte que pendant longtemps, je m'étais accroché à des titres, à des diplômes et des notions qui ne valaient jamais que pour les autres. J'ai aujourd'hui la chance de pouvoir faire ce que je veux de ma vie, de réaliser un rêve d'enfant, de me réaliser moi-même. Rien ne vaut mieux que ça. Que cette liberté de créer, que ces choses qu'on offre aux autres par la sueur de son front. Le monde a été tellement dur pour moi, je ne me suis jamais senti en adéquation avec les normes et les valeurs dans lesquelles on m'a fait grandir, de l'éducation au système de manière général. La musique est au delà de ça. Et je crois qu'on ne peut regretter réellement que ce qu'on ne fait pas.
J'ai aussi eu la chance d'avoir des proches extrêmement présents qui m'ont encouragé dans ma démarche et qui ont accepté mon choix. Je sais que ce n'est pas le cas de tout le monde malheureusement, et c'est une véritable chance.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Ayez le courage de découvrir ce que la vie vous réserve !

Merci à Pandore d'avoir répondu à nos questions !
Retrouvez le sur Facebook.

Et pour aller plus loin... En ce moment :

- dans ma playlist : The Dø - Dust It Off
- le film / la série que j’affectionne : The big bang theory
- le livre que j'aime lire : Les fleurs du mal - Baudelaire
- le spectacle / humoriste qui me fascine : Blanche Gardin
- la destination où j'aimerai voyager : L'Italie

Pandore - À chaque mot de leurs apôtres

Concerts 2018

Octobre

Ven 19  Salle Léo Ferré - sortie d'album Lyon (69)

Novembre

Lun 12 Madame Louis + Piotki + Eurêka Paris (4ème)

Sam 17 Château du Rozier + Yvan Marc Feurs (42)

Dim 24 Zénith de Limoges - Tremplin Jeunes en Scène Limoges (87)

Musique interview

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