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Oliver Boberg nous interroge sur la réalité en photo

Il nous balade avec un naturel troublant. On peut rester de longues minutes devant les photos d'Olivier Boberg sans rien remarquer et pourtant tous ses clichés ne sont que mise en scène et reconstitution.
L'artiste pousse à réfléchir sur le trucage en photo.

Désertes et presques sans vies, les natures mortes n'en sont pas moins expressives. Pourtant, ces photos mentent, elles nous font croire des choses. L'artiste créé lui même ses propres maquettes qu'il photographie par la suite. Oliver Boberg questionne notre regard sur ce qui nous entoure.

Au micro d'ARTE, Oliver Boberg indique que ses photos deviennent réelles. Les phénomènes liés à notre époque jouent sur la pertinence sociale.

L'architecture d'après guerre allemande, souvenir esthétique d'un parcours de vie dans une architecture fonctionnelle et nue est. Tel est l'un des sens mis en avant dans l'exposition.
Oliver Boberg aime aussi s'inspirer d'éléments architecturaux plus anciens et pittoresques ; ou bien d'architecture moderne bien intentionné, mais mal réalisé.

Critique de style et éléments d'architecture sont subtilement menés tout le long du parcours. Oliver Boberg s'intéresse surtout à la force de l'insignifiant, ce qui passe inaperçu.
Dans ses maquettes, l'artiste réinvente la réalité avec un important souci du détail. De petites maquettes font de drôles d'effets en trompe l'oeil une fois prises en photos.

Dans l'exposition à la maison des arts de Nuremberg en Allemagne (à voir jusqu'au 8 mai 2016) on retrouve également des films. Ils sont très peu animés et il ne s'y passe quasiment rien pendant 30 minutes. L'action se déroule uniquement dans l'imaginaire du spectateur.

La grande liberté d'action d'Oliver Boberg laisse place aux idées propres, à l'imagination, aux souvenirs.

Art

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