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Nogam présente son single Fatigué

A 23 ans, Nogam commence à connaitre son premier succès avec le titre Fatigué, qu'il nous fait découvrir dans cette interview.

Dans les clubs le single a été classé meilleure entrée techno/house. Dès sa sortie, Fatigué s’est rapidement retrouvé classé en tête du top iTunes en France.

Nogam

Est-il possible de revenir rapidement sur votre parcours ?
Je m’appelle NOGAM, j’ai 23 ans. Je fais de la musique depuis toujours et avant de me lancer en solo j’ai produit pas mal de titres pour différents artistes. J’ai commencé en tant que chanteur, ensuite je me suis improvisé ingé-son, puis producteur et j’ai fini par monter mon propre studio : Yellow Studio.

Nogam... Pourtant il en faut des gammes en musique. Comment avez-vous choisi votre nom de scène ?
A la base c’était Hugo Nogam. Et un ami m’a dit un jour « efface Hugo, c’est trop banale et traditionnel », et je voulais créer mon personnage, donc NOGAM tout simplement (rires).

Pouvez-vous nous présenter le single Fatigué ?
Pas mal de gens l’ont pris au premier degré alors qu’en fait il y a beaucoup de haine dans la chanson (sourire). Je voulais arriver un peu comme Daniel Balavoine avec son titre Le chanteur. Comme j’ai beaucoup travaillé dans l’ombre, j’ai voulu dire que j’en avais marre et que j’étais saoulé de tout ça. C’était symbolique pour moi de venir avec un titre comme ça et de faire comprendre que j’ai envie d’exister en tant qu’artiste.

Comment vous est venue l'idée de ce tube ?
Très sincèrement j’étais « fatigué » de tout ce qui m’arrivait professionnellement. Je suis dans ce milieu depuis mon plus jeune âge et j’ai vu ou vécu beaucoup trop de choses qu’un gamin n’aurait pas dû vivre. C’était un peu comme un règlement de comptes, mais je l’ai écrit de manière à ce que les gens puissent aussi le comprendre différemment. Ma mère me dit souvent que je l’ai écrite pour elle, car pour le coup elle aussi « perd sa vie à la gagner » (rires). « T'as besoin d'une voiture pour aller travailler, tu travailles pour rembourser la voiture que tu viens d’acheter » comme dirait Orelsan ! (sourire)
Sur le côté plus technique, avec mon binôme on voulait créer une signature de producteur, donc on a essayé d’amener un concept avec des voix trafiquées. Les fameuses « trompettes » du single Fatigué ! (sourire). Pour les prochains singles nous faisons en sorte de les amener différemment. On essaiera toujours d’être original et surprenant, la musique tourne en rond depuis trop longtemps, je suis d’accord avec le discours du président d’Interscope Records à ce sujet et je remercie les DJ/Producteur d’innover constamment et de ramener de nouveaux courants. Que ça plaise ou pas je veux faire quelque chose de différent, je veux réussir à imposer ma vision de la musique.

Faites nous entrer dans les coulisses du clip ainsi que du lieu de tournage…
C’était mon premier clip donc j’avais un peu d’appréhension, mais c’était super cool (sourire) ! A la base on voulait faire quelque chose d’assez conceptuel et comme j’ai voulu travailler avec des américains, ils avaient une vision plus positive donc je les ai suivis. Je n’étais pas habitué à tout ça et l’équipe m’a un peu impressionné. Tu te retrouves dans un autre pays avec une vingtaine de personnes autour de toi qui sont venues de L.A. ou même de Londres pour toi, avec une caméra fixée à 20 cm de ton visage où tu te dis « Oh là c’est sûr je vais être moche, (rires) tu veux pas reculer un peu ou que je change de profil ? lol » et on te répond que tu n’as pas le droit à plusieurs prises (rires) donc faut enchainer, mais c’était super !

Pensiez-vous avoir le soutien de Bengous ?
Absolument pas, et pour être honnête j’ai été un peu surpris de tout ça ! J’étais avec un ami d’enfance au téléphone et une demi-heure après, quand j’ai raccroché, j’ai eu des notifications par milliers (rires). Je suis passé de « Oh tiens qui m’a écrit aujourd’hui ? Ah c’est juste mon frère qui à oublier ses clefs lol » à des centaines de messages de gens que je ne connaissais pas. Donc on va dire merci Bengous hein (rires) !

Pourquoi un remix ?
Aryaa est un ami de longue date, il travaille aussi régulièrement dans mon studio. C’est d’ailleurs lui qui a mixé le titre Fatigué ! Un soir dans ma cuisine on a fait un remix future bass pour rigoler, tout le monde adorait donc on l’a sorti pour le plaisir. Comme un rappeur sort un freestyle gratuit, un producteur sort un remix !

Fatigué rencontre un certain succès, pourtant au début de l'année vous étiez prêt à arrêter la musique. Comment avez-vous réussi à garder l'énergie et la motivation ? Quel conseil pourriez-vous donner à ceux qui se lancent dans la musique ?
Pour être honnête je n’étais pas réellement sur le point d’arrêter la musique, car je produisais dans l’ombre pour des artistes comme Lefa, Black M en passant par Shin Sekai. Ma carrière de jeune producteur était satisfaisante mais disons que j’avais mis de côté mon projet perso car j’enchainais les échecs et la malchance. Je ne sais pas vraiment par quel miracle j’ai pu garder la motivation aussi longtemps, surement grâce à mon associé Stan à qui je dois pratiquement tout, c’est lui qui m’a appris mon métier d’aujourd’hui.
J’adorerais aider les jeunes plus tard à se lancer dans ce milieu, je reçois souvent des messages sur ma page et j’essaye d’y répondre et de donner les meilleurs conseils possible avec mon peu de vécu car je n’ai quand même que 23 ans (rires).
Je pense qu’aujourd’hui il faut pouvoir se débrouiller tout seul. Le meilleur conseil est qu’il faut acheter une carte son, un logiciel, un micro pour s’enregistrer soi-même. J’ai commencé comme ça en enregistrant mes sons tout seul chez moi. Désormais c’est comme ça que ça marche, les maisons de disques c’est bien pour la suite mais il faut commencer sans l’aide des autres. Ce n’est plus difficile d’enregistrer ses titres car on n’a plus forcément besoin d’être dans de gros studios.

Fatigué de Nogam est disponible en téléchargement légal sur iTunes.

 

Quelles émotions vous procure la musique et comment vous inspire-elle ?
C’est une très bonne question ! (rires) J’aimerai te dire que ça me permet de « m’évader, me sentir mieux, etc.. ». Mais tout ça c’est du vent, je pense qu’on est tous accro à la musique. C’est une drogue inoffensive et je suis juste un peu plus drogué que les autres c’est tout (rires).

Avez-vous des projets à venir ? Peut-être même un album ?
Bien sûr ! J’ai signé pour 3 albums avec Universal donc pour le moment disons que j’espère déjà en réaliser un ! (rires) Je me concentre sur le prochain single en ce moment.

Où vos fans pourront-ils vous rencontrer prochainement ?
Les dates ne sont pas encore annoncées, il me faut plusieurs titres à mon actif, et je travaille beaucoup, donc ma vie de « geek de studio » ne me fait pas énormément voyager pour le moment. Mais ce serait franchement cool d’offrir des journées découvertes de mon studio !

La question décalée : quelle est la pire chose à faire quand on est fatigué ?
Dormir ! (rires) Je suis un éternel couche-tard lol !

Qu'avez-vous envie de dire pour terminer ?
Commencer par remercier tous les gens qui ont lu l’interview jusqu’à la fin ! (rires) Vous remercier pour cette interview, et vous annoncer que de belles choses se préparent… et que ça arrive bientôt (clin d’oeil) !

Merci à NOGAM d'avoir présenté son single Fatigué en interview !
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Maxime Lopes sur Google+

Musique interview

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