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Nazca présente l'EP Of lights and shades en interview

A la rencontre du folk et des chants tribals, Nazca donne à ses mélodies pop un aspect sauvage et organique : des percussions brutes, parfois guerrières, qui se heurtent aux voix cristallines, dont les harmonies savantes se mêlent au ukulélé et aux nappes sonores du clavier. Découvrez dès maintenant l'EP Of lights and shades qui sortira le 7 décembre 2016.

Nazca

Comment s'est formé le groupe et quel est le meilleur souvenir que vous gardez ensemble ?
Le groupe s’est formé assez naturellement, Zoé et Juliette se connaissaient du lycée et avaient l’habitude de chanter ensemble, elles ont rencontré Marc grâce à un groupe d’amis musiciens, qui leur a suggéré de monter un projet, auquel il s’est greffé spontanément. Nous avons plus tard déposé des petites annonces à la recherche d’un percussionniste, et ç’a été immédiatement le coup de cœur avec Navid.
Notre meilleur souvenir… c’est difficile à dire, on vit plein de beaux moments ensemble, et on se dit toujours qu’on ne vivrait jamais ces événements sans Nazca. Il y a parmi eux le concert qu’on a donné l’an passé à "A thou bout d’chant", à Lyon. Il avait lieu la veille de la fête des lumières alors on avait distribué à l’entrée des lumignons à tout le public : quand chacun a allumé sa petite bougie, on aurait pu croire à un instant magique. Le public était suspendu à nos lèvres, c’était vraiment un moment fort. En plus on y a découvert Clou qui est une artiste merveilleuse et une personne rare, et Lucas et Matthias, les gérants de la salle, qui sont à connaître : ils fournissent un boulot de dingue, et ce avec la plus grande humilité.

Nazca c'est un assemblage de plusieurs forces individuelles (mélodies, voix...). En quoi ces différentes forces vous permettent de vous démarquer ?
On entend souvent dire que notre projet est original, qu’on entend pas ces sons partout, qu’il dégage une certaine fraîcheur… Je crois que c’est dû au fait qu’on ait tous dans le groupe des goûts et influences assez différents, et des personnalités bien distinctes, ce qui rend la collaboration un peu complexe, mais lorsqu’on arrive à trouver l’équilibre, que chacun y met sa touche délicatement, on obtient cette essence là, cette empreinte Nazca.

Présentez nous votre EP Of lights and shades et son histoire...
Of lights and shades est une longue histoire… démarrée il y a deux ans, avec la composition du titre Behold. Ce titre se démarquait de nos précédents morceaux, il était plus produit, plus dynamique, plus affirmé. On a travaillé l’arrangement en studio avec Benoît Bel, il en a fait un petit feu qui a alimenté tout le reste. Lorsqu’on a eu le titre entre les mains, il était comme évident qu’on voulait aller dans cette direction artistique. Se sont suivis de longs mois de réflexion, composition, écriture… Et cette évolution musicale en a entraîné plein d’autres : le graphisme, la présence scénique, l’image… L’histoire d’une maturation en quelques sortes.

Le titre For the braves est déjà sorti. Comment a-t-il été composé et quel en est sa signification ?
Ce titre a été particulièrement laborieux. C’est Marc le guitariste qui en a composé la base musicale, à laquelle les autres membres ont ajouté leur petite touche. Nous voulions en faire un morceau très épique musicalement, presque incantatoire. L’écriture était délicate car nous ne nous projetions pas tous de la même manière dans cette version instrumentale. Ce morceau parle des braves, de ceux qui recherchent inlassablement la vérité, ce qui est juste, le bien, et qui ne trouvent pas de répit dans cette quête inexorable. Le titre décrit ce brave accablé par sa poursuite, qu’il vit comme une lutte cruelle contre lui-même, qui lui fait perdre tout repère. Il implore la lune de lui donner la paix intérieure. Dans cette chanson, le brave fait une ode à la lune, mais nous la chantons comme une ode à ceux qui ont le courage d’affronter la nuit.

Prévoyez-vous des clips ?
Oui, justement sur ce titre-là ! Surprise…

Parlez nous de la pochette du CD...
Pour la pochette, nous avons travaillé avec un graphiste (Kadington), un photographe (Eloïse Bénit) et une conseillère en image (Victoria Peña). On a décidé ensemble d’aller vers quelque chose de très épuré, d’oublier un peu les dentelles et motifs fleuris de notre côté bohème. On voulait faire ressortir aussi l’aspect pop de notre musique, on s’est donc tourné vers le géométrique. Pour ce, Victoria nous a indiqué des tenues, et nous nous sommes inspirés de la typo que nous avait créée Florian. On est partis sur la conception d’un N géant en 3D, qui rassemble les 4 membres inscrits à l’intérieur. Et puis le titre de l’EP, Of lights and shades, nous a aussi guidé dans le type de couleurs qu’on voulait retrouver.

Quelle est la force du ukulélé dans l'instrumental ?
Dans notre appréhension de la musique, le ukulélé n’est pas utilisé de façon très conventionnelle… C’est à la base un petit instrument connotation mignon/hawaï/ballade, et nous en faisons un instrument très dynamique, dans des compositions à tendance tribale. Sa tessiture donne beaucoup de chaleur aux morceaux, et contraste avec les percussions brutes.

Cette harmonie tribale renvoie aussi un peu aux îles du Pacifique... Pourquoi et qu'est ce qui vous y passionne ?
C’est la première fois qu’on nous en parle ! Nous ne vouons pas de passion particulière pour ces îles, mais c’est vrai qu’il y a des sonorités exotiques dans nos morceaux, je pense notamment à notre reprise de Digital Love, ou I wanna go home, un morceau de l’EP, sur lesquels on utilise du marimba. Il en sort quelque chose de tropical qui donne immédiatement envie de danser, c’est ce qu’on recherchait pour ces titres.

Peut-on avoir un secret sur Of lights and shades ?
Hmmm… on n’a pas vraiment de secret… c'est-à-dire qu’on n’a pas grand-chose à cacher ! Mais pendant les trois jours qui ont précédé l’envoi de notre EP au pressage, on a écouté les morceaux en boucle de 11h à 23h pour être sûrs de ne rien regretter !

Quelle est l'importance de faire des Realease Party lors de la sortie de l'EP ?
Pour nous, ça avait du sens, parce qu’on a passé presque deux ans sur cet EP, et on avait envie de marquer le coup, de faire une fête avec tous ceux qui ont comptés, qui ont participé de près ou de loin à la réalisation : nos amis, notre public, nos partenaires… C’est une façon de dire « Et voilà ! », lors d’une soirée officielle, qui présente le fruit de notre travail, qui remercie infiniment, qui accomplit et ponctue en attendant la suite :-)

Vous n'êtes pas très loin d'Aix les Bains, ça vous tenterait de participer à la prochaine édition de Musilac ?
Carrément ! On adorerait sillonner les scènes des festivals et défendre notre EP en live, en face d’un public à conquérir. C’est vraiment l’un de nos objectifs principaux.

Qu'avez-vous envie de dire pour terminer ?
On a déjà beaucoup parlé ! Et beaucoup parlé de nous ! Mais il ne faut vraiment pas oublier tous les petits mots glissés qui ont éclairé notre cheminement. Si cet EP voit le jour, c’est aussi grâce à tous ceux que l’on a croisé, et qui parfois ne savent même pas à quel point leur présence a nourri le projet.

Merci à Nazca d'avoir présenté l'EP Of lights and shades en interview !
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Maxime Lopes sur Google+

interview Musique

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