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Natalia Doco : le clip de La Ultima Cancion

La Última Canción clôt le disque mais ouvre une porte avec une baguala, un chant traditionnel Argentin, un chant lyrique et solennel rythmé par un caja. Natalia Doco déambule en maîtresse de cérémonie chamanique en quête d’un sanctuaire aux étranges amulettes amérindiennes.

Natalia Doco

« J’adore Axel Krygier ! »
Nous sommes en Mars 2014. Natalia Doco rencontre Rémy Kolpa Kopoul, chargé d’écrire la première biographie de la jeune artiste qui prépare la sortie d’un premier album.
« Mais c’est un ami ! », lui répond RKK, connexionneur hexagonal de la world music.

La bio finalisée, l’album Mucho Chino sort en Juin 2014. Préparé avec le soin et les incertitudes d’un premier album, cet opus jazzy-sucré présente les compositions de Natalia, et presque autant de reprises, plus ou moins assumées par la chanteuse. Mais quand on a la chance de signer avec un label à Paris, sans parler un mot de français, après des années de vaches maigres en Argentine puis au Mexique, on est prêt à certaines concessions.

15000 albums et 75 concerts plus tard, Mucho Chino est un premier album qui a trouvé son public médiatique et scénique : tant celui de Gilberto Gil que de Yannick Noah, de Faada Freddy, Brassens, Flavia Coelho ou Calogero.

En avril 2015, quelques jours avant de nous quitter, RKK met en contact Natalia avec Axel Krygier et les deux argentins commencent à échanger sur l’idée d’une collaboration, travaillent sur deux titres, puis sur un album entier.
C’est la première fois que le génie de la scène indépendante argentine accepte de produire un album pour un autre artiste. L’honneur est grand, et le challenge l’est tout autant car 11000km séparent Natalia et Axel, deux artistes au caractère entier et qui doivent partagent un vision très précise de leur art.
Krygier rassemble son équipe de musiciens porteños, réalise et orchestre les morceaux. Natalia les rejoint en été (l’hiver français) pour insuffler sa vision et participer activement à la réalisation de son « vrai premier album… entier ».

C’est tout début 2016, alors que la majorité des instruments est enregistrée, que le label Belleville Music décide de mettre fin partiellement à ses activités. Dans ce contexte, Natalia préfère embrasser totalement son indépendance et monte avec son compagnon le label Casa Del Arbol.

Cette fois, Natalia est aux commandes de son album, elle en signe tous les titres, avec quelques jolies collaborations : Belle du Berry (Paris Combo), le duo Yépa et Florian Delavega co-signent quelques textes en français.

El Buen Gualicho, l’incantation bienfaisante, se déclinera en 12 titres. On y retrouve la nostalgie de l’exil, de la solitude, des doutes, mais aussi l’inspiration puissante du continent sud-américain (cumbia, chacarera, copla…), le réveil d’une féminité assertive, des mantras inspirants aux harmonies complexes.

La jeune sirène ensorcelante annoncée sur le premier album a retrouvé ses jambes, et elle enfonce ses pieds nus dans la terre de ses racines, y puise une énergie nouvelle, convoque la lune et les esprits, incarne le pouvoir féminin ancestral de voix multiples.

El Buen Gualicho sortira en septembre prochain et c’est « La Última Canción », la dernière chanson composée et enregistrée pour clore l’album qui nous ouvre les portes d’une forêt mystérieuse dans laquelle Natalia Doco nous invite à la suivre, en interprétant une baguala (chant traditionnel du nord-est argentin).

Maxime Lopes sur Google+

Musique

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