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Muriel Déléan présente son album Je chevauche la brume

Muriel Déléan est auteure - compositrice - interprète. Son album Je chevauche la brume est l'aboutissement d'un rêve et de la concrétisation de sa passion pour l'écriture et la musique. Financé par les internautes, elle présente ce premier album en interview.

Muriel Déléan

Pouvez-vous nous présenter l'album Je chevauche la brume ?
Ce CD est la réalisation d’un rêve, la concrétisation de ma passion musicale mais il est aussi l’album de l’amitié, du cœur. Sans la sollicitation de mon entourage, du public rencontré en concert,  m’assurant de leur soutien, de leur contribution, cet album n’aurait peut être pas vu le jour ou pas dans l’immédiat. 
Pour ce CD, je souhaitais des couleurs chaudes, profondes, des arrangements jazzy, swing, bossa que j’affectionne particulièrement. C’est pourquoi, parallèlement au pianiste qui m’accompagne depuis longtemps, Jean-Marie Reboul, faire appel à Laurent Kraif, un percussionniste, qui plus est, proche de moi me semblait naturel. Ces deux musiciens ont eu à cœur de mettre tout leur talent et leur sensibilité au service de mes textes, de mon univers.
Ce CD parle d’amour, de tendresse, de la vie avec sa beauté, sa complexité mais aussi de ses tourments. il parle de soi, de l’autre, de l’être humain avec ses fragilités, sa part d’ombre, sa noirceur parfois comme dans "au coeur de la violence".
Je l’ai voulu comme une ballade, un voyage intérieur, à travers les sentiments, le temps qui passe, l’absence, ces paysages que nous traversons.

Qu'admirez-vous chez des chanteurs comme J. Brel ou G. Brassens ?
Leur écriture, leur poésie. J’admire la beauté et la force de leurs textes,  leur capacité à nous raconter des histoires, à nous embarquer au cœur de leurs chansons, à nous toucher, nous émouvoir profondément.
On ne peut pas, en parlant de Jacques Brel, ne pas évoquer  l’interprète extraordinaire, son engagement physique, sa générosité.
Quant à  Georges Brassens dont les textes sont des chefs d’œuvre, il est aussi ce compositeur qui a su mettre des poètes en musique et amené du swing  dans ses compositions, sans oublier cette présence discrète en contraste avec son côté anarchiste, la grande liberté de ses textes.

Racontez nous cette passion pour l'écriture que vous avez depuis longtemps...
Cet album est poétique mais vous prenez aussi position avec des textes plus ou moins engagés, notamment avec Au coeur de la violence. Peut-on en savoir plus ?

Je suis en effet très tôt attirée par l’écriture, la poésie que je découvre à l’école. Je suis fascinée par les mots, leur magie, leur mystère, leur sonorité, leur rythme propre, par cet art de les combiner, de jouer avec, d’utiliser des métaphores pour suggérer des émotions, des sensations, nous faire voyager, et… je voyage.
On me dit rêveuse, un peu décalée, la poésie vient faire écho à mon imaginaire, ma sensibilité. Ce langage si singulier permet l’expression de tout sentiment.
Au cœur de la violence répondait à une urgence, un besoin de dire, de crier « stop », de dire à quel point la violence détruit tout sur son passage, détruit et réduit la vie à néant,  la prive de son essence, de ce qui fait notre humanité, nos sentiments, nos émotions.  De nos jours, cette violence est omniprésente dans les journaux, les médias, la rue, les discours, dans notre quotidien, condamnant l’espoir, l’avenir, nos rêves. Cette chanson  qui aborde également la violence faite aux enfants rappelle que la violence, révélatrice de notre société, ne nous est pas extérieure mais  qu’elle est bien en nous, en l’homme, Elle appelle chacun à cette conscience et à la dénoncer sous toutes ses formes.

Comment se sont passés les enregistrements ?
Ces enregistrements tant attendus, rêvés, se sont révélés en fait très difficiles car réalisés dans des conditions de stress et de pression importante. Je voulais pour cet album, un enregistrement en live. Une salle de concert a été mise à notre disposition pour quatre jours.  Dans les faits, des travaux de voierie, au dessus de la salle, qui auraient dus être terminés, nous ont amené à enregistrer, sur un temps beaucoup plus court, dans l’attente que le bruit ne cesse au dessus de nos têtes. Je n’ai pas arrêté de m’inquiéter et de me demander si nous arriverions à faire et à faire bien les 14 morceaux prévus.
L’ingénieur du son Jérôme Vittoz a vraiment fait un travail de mixage extraordinaire.

Parlez nous du titre Pose pas ton bonheur n'importe où...
Cette chanson parle du bonheur, de sa fragilité, de son éphémérité, de la nécessité d’en avoir conscience et de le protéger des événements extérieurs,  de ces sentiments qui parfois nous submergent et nous empêchent de le vivre, des autres également.
Mais c’est paradoxalement et avant tout, un vrai clin d’œil à l’amour, à sa force, sa liberté, son impétuosité qui fait voler en éclats la raison, la prudence, la sagesse et qui nous embarque ; ce petit grain de folie qui fait la magie, la beauté de l’amour et dont nous avons tant  besoin.

Avez-vous une anecdote à nous raconter sur l'album ?
Je n’ai pas d’anecdote particulière mais un merveilleux souvenir des séances photo pour la pochette, car contrairement à ce que l’on pourrait penser, j’ai vraiment dû jouer les équilibristes.

Comment vous est venu l'idée du titre Je chevauche la brume ?
Je chevauche la brume est le titre d’une chanson de l’album, qui parle de la perte, du deuil mais aussi de l’amour. J’ai choisi ce titre et cette image car ils reflètent ce que je ressens, ce que je suis et que j’essaie de véhiculer dans mes textes, à savoir qu’au delà de la brume, des nuages, des épreuves de la vie, du monde qui nous entoure, il est des paysages  aux couleurs chaudes et profondes qui s’ouvrent vers la lumière, laissent place à l’espoir, à la beauté, à demain.
Par ailleurs, chevaucher la brume évoque pour moi la liberté, la légèreté, se situer au dessus de.., prendre de la hauteur, du recul.

Que souhaitez-vous dire aux contributeurs qui ont financé cet album ?
Mille fois merci de votre confiance, de votre enthousiasme et de votre amour des mots, de la musique, de votre générosité. Quel sentiment merveilleux d’avoir ainsi été portée et j’espère de tout cœur vous procurer à travers mes chansons autant de bonheur que j’ai ressenti à partager ce projet avec vous.  A bientôt de vous retrouver avec le plus grand des plaisirs.

Qu'attendez-vous de la rencontre avec votre public lors du showcase du 1er juillet à Villefranche s/ Saône ?
Un moment de partage, de rencontre, faire découvrir mon univers, mes textes et aimer je l’espère mon CD ; que mes mots fassent écho et sens pour eux, leur procure de la joie, de l’émotion.

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
D’oser la découverte, de demeurer curieux, d’aller à la rencontre d’une culture bien peu présente dans les médias, d’aller au devant de tous ces artistes peu connus, chanteurs, comédiens… Mais aussi de chanter un peu, beaucoup, passionnément, seul, en famille, entre amis, en groupe. C’est un moyen d’expression merveilleux qui galvanise, réunit, rend heureux.
Et merci à vous Divertir de m’avoir ouvert vos portes, de me permettre  de me faire connaître,  de faire découvrir mon univers, mon CD.

Merci à Muriel Déléan d'avoir répondu à notre interview !
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Musique interview

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