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Mathias Bressan : l'album L'imprévu

Batteur-chanteur. Échos francophones. Rock 'n' roll. Belgitude. Schizophrénie assumée. Zones d'inconfort. Mélancolie heureuse. Mathias Bressan délivre ses textes et explore ses limites physiques derrière sa batterie. Coup de Cœur de l'Académie Charles Cros 2018.  Découvrez son album L'imprévu.

Mathias Bressan - L'imprevu

Crédit photo : France Dubois

Pouvez-vous vous présenter et nous dire d'où vient votre passion pour la musique ?
Bonjour, je m'appelle Mathias Bressan. Je suis batteur et chanteur, je présente des chansons écrites en français derrière ma batterie, accompagné de deux autres musiciens. Ma passion pour la musique remonte à mon adolescence plus ou moins rebelle et à la découverte du rock'n'roll en premier lieu. J'ai commencé à pratiquer parallèlement la batterie, la guitare et le chant quand j'avais 17 ans et n'ai jamais cessé depuis de jouer dans des projets musicaux, tout en écrivant des chansons en français.

Peut-on en savoir plus sur l'album L'imprévu ?
J'ai travaillé avec un arrangeur et producteur belge -Gil Mortio-, pour créer des textures et des ambiances particulières à ces nouvelles chansons. C'est un album fouillé et très arrangé, qui parfois manque peut-être de simplicité à la première écoute, il faut "rentrer" dedans. Nous avons fait des choix de production assez radicaux parfois, que j'assume complètement. Faire évoluer la façon de créer sa musique est un chemin qu'on continue sans fin il me semble. J'ai appris beaucoup de choses et ce n'est pas fini. :-) Le disque a déjà reçu un beau début d'accueil en France, l'Académie Charles Cros lui a décerné un coup de coeur chanson 2018 !

Comment arrivez-vous à conjuguer la douceur à la batterie et le rock ? Pourquoi choisir cet instrument d'ailleurs ?
Au delà des clichés rock et pop, la batterie est véritablement un instrument orchestral. La gestion de la dynamique d'un groupe repose souvent sur la nuance rythmique. En chantant et en jouant de la batterie, on a vraiment en main les commandes du navire, ce qui est très agréable malgré que cela soit parfois difficile. C'est mon premier instrument de coeur. Défendre des chansons dite "à texte" derrière une batterie est une gageure. En faisant ce choix il y a 2 ans et en commençant la tournée de L'imprévu à la batterie (le disque est déjà sorti au Québec, en Belgique et en Suisse), j'ai dû réapprendre mon métier.

En quoi les paroles ont-elles une importance dans vos compositions ?
Les textes sont souvent la base du travail, bien que comme beaucoup d'auteur-compositeurs, texte et musique se volent la première place souvent. Ecrire dans ma langue maternelle est naturel. Je ne sais pas écrire correctement en anglais, par exemple.

Quelle influence la Belgique a-t-elle sur votre album ?
Elle occupe beaucoup de place. Je suis belge, né en Belgique, à Bruxelles. Une ville fascinante, petite et grande à la fois. La Belgique, c'est tellement particulier. Née d'une construction historique maladroite, elle continue d'exister grâce à une bonne dose de poésie, d'autodérision et de surréalisme. Drôle de pays. Drôle d'humour. Drôles de gouvernements. Gens magnifiques. Source inépuisable.

Comment se sont passés les enregistrements ?
Très bien merci. :-) Ils ont eu lieu un peu partout. Enregistré à Bruxelles dans plusieurs studios et masterisé à Montréal, une autre ville et un autre peuple qui me tiennent à coeur.

Quel "imprévu" craignez-vous le plus ?
Celui de perdre un être cher.

Peut-on avoir une indiscrétion sur un titre de l'album ?
L'arrangement de Blankenberge (un des single de l'album) est en quelque sorte un retour au source. Nous avions imaginé à un moment un arrangement electro ce qui semble fou en écoutant la chanson.

Quel souvenir gardez-vous de votre première partie de Juliette Gréco ?
Une belle dame. Très sobre, très gentille. Fatiguée, aussi, par toutes ces scènes et par sa vie incroyable. Le plus fascinant a été de côtoyé Gérard Jouannest, le pianiste de Brel, qui était le mari de Juliette Gréco. Il est décédé il y a peu. Un homme simple et sobre. La sobriété, c'est une qualité que j'admire. Gréco, c'est la classe.

Vous donnez rendez-vous le 22 novembre pour la sortie de l'album L'imprévu au Studio de l'Ermitage, à Paris. Comment voyez-vous la soirée ?
Le Studio de l'Ermitage est une très belle salle, nichée à Ménilmontant. J'ai hâte de pouvoir chanter dans un aussi beau lieu !

Une tournée en France de prévue ?
Nous reviendrons en France, en Suisse, en Belgique et au Canada au courant de la saison 2019. Pour suivre les dates : facebook.com/mathiasbressan

Le mot de la fin ?
Chercher, sans cesse. Le chemin est le but. Merci à vous et à bientôt !

Merci à Mathias Bressan d'avoir répondu à nos questions !

Musique interview

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