Publicité

Mango Chicks : l'EP de Fugu Mango

Découvrez le groupe belge de pop-tropical Fugu Mango.

Ils sortent en France leur EP Mango Chicks le 14 janvier, jour de leur concert à Eurosonic (Pays Bas).

Fugu Mango

Ils sont déjà bien rodés des festivals (2 passages à Dour, MaMA, Printemps de Bourges, 2 passages aux Nuits Botaniques et un 3ème prévu en 2016).

Un concert parisien est prévu le 27 janvier au Pop up du label.

Biographie

Comme l’indique son nom, Fùgù Mango est le fruit d’une audacieuse recette, à l’image de ce dangereux poisson japonais dont la préparation culinaire requière technique et maîtrise, quand bien même la mangue évoque douceur, simplicité et exotisme. De l’expérience, les quatre musiciens belges n’en manquent pas, chacun d’eux s’étant déjà illustré dans plusieurs formations. D’un côté, Vincent Lontie (chant, claviers et percussions) avait fondé le trio Bikinians avec son frère Jean-Yves (guitare et chant), avant que le batteur et percussionniste Franck Baya les rejoigne après de multiples collaborations (Saule, Mièle, Françoiz Breut…). De l’autre, la charmante Anne Fidalgo (chant, basse et claviers) a fait partie de OK COWBOY! qui sortit un EP justement produit par les deux frangins dans leur home-studio. Tous ensemble, ils allaient s’y retrouver en 2013 au sein d’un unique projet, animé par la volonté de créer des chansons originales destinées à faire danser les foules, loin des formatages stylistiques que connaissent trop souvent les jeunes groupes.

Nourrie par les tribulations de Vincent et Jean-Yves, des îles du Cap Vert aux pistes marocaines, l’appétit musical du quatuor s’affirme dès lors à travers le single Mango Chicks, premier single emblématique tricotée avec les notes dansantes du guitariste au rythme frénétique de fiévreuses percussions. La chanson, dont les paroles sombres et drôles à la fois sont adaptées par Vincent d’un conte africain, jette les bases d’atmosphères pop joyeusement dark, qui rappellent parfois le Canadien Mac Demarco ou les Berlinois de The Whitest Boy Alive. Difficile de ne pas penser également à David Byrne qui, après la séparation des Talking Heads, s’était tourné vers la world music, notamment avec la création du label Luaka Bop. Ces parfums d’exotisme donnent ainsi toutes leurs saveurs à un titre comme Kylie’s Dream, chaloupé de notes de guitare. Souvent, les percussions se fondent dans la mélodie à l’instar de l’introduction de Bats, une chanson sur la différence inspirée par un conte animalier. Accentué par les voix d’Anne et Vincent, qui se partagent l’écriture des textes comme le chant et les chœurs, un formidable esprit pop-new wave y renvoie au bon souvenir des années 80, ravivé au son de nappes synthétiques sur No Silver Bullet, en marge d’une guitare funky. Leur approche éminemment actuelle des arrangements,  enregistré live, de manière organique, leur permet de créer des ambiances originales sous forme d’une parfaite bande son du moment, mêlant harmonie vocales et beats profonds, tout en ayant le potentiel de marquer durablement le paysage musical.

Produit par le groupe lui-même au Jet Studio, le plus ancien de Bruxelles, Mango Chicks s’avère un disque envoûtant et dansant, prélude à son premier album prévu pour 2016, depuis qu’il a signé avec le label français Washi Washa en collaboration avec R17. D’ici là, Fùgù Mango aura repris la route, de passage aux Pays-Bas au célèbre festival Eurosonic mi-janvier. A son répertoire (où figure régulièrement une étonnante reprise de Golden Brown des Stranglers) de nouvelles chansons feront une nouvelle fois la preuve que l’esthétique musicale du groupe, identifiable dès les premières mesures, a su conjuguer afro beats, approche rock et conceptions actuelles hypnotiques et dansantes de l’electro, le tout sans rien céder sur les qualités mélodiques des compositions… Un tour de force.

Maxime Lopes sur Google+

Musique

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire