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Les phares : stars du littoral

Autrefois utilisés par les marins pour se repérer et éviter de se projeter sur les côtes, les phares sont devenus un élément majeur du patrimoine maritime.

La grande majorité sont aujourd'hui automatisés et pour certains servent de musées.

Une majorité de phares sont même inutilisés à l'heure d'aujourd'hui, au profit des systèmes de géolocalisation. Il en resterait ainsi moins de 2 000 en activité à travers le monde.

En France, les premiers phares voient leur apparition au XVIIème et XVIIIème siècles.

Au gaz, au pétrole et désormais à l'électricité, de nombreuses améliorations ont été apportées depuis leurs créations.
Ainsi au XIXème siècle Fresnel créer une lentille qui permet une meilleure portée de l'éclairage. Le succès est tel que son invention permet de diviser par 4 le nombre de naufrages le long des côtes en quelques années.

A partir du XXème siècle, les phares sont automatisés en raison notamment de leurs distances des côtes (certains sont à plusieurs dizaines de kilomètres).

Saviez-vous que les phares émettent des signaux lumineux différents les uns des autres ? Il est ainsi plus facile de les repérer en mer à l'aide de cartes et de documents marins.

Quelques phares...

Le Phare de Créac'h

Phare de Créac'h (via Wikimédia)

Situé sur l'îlle d'Ouessant, c'est l'un des dernier phare habité de France. Mais ce n'est pas sa principale particularité, puisqu'il s'agit du phare le plus puissant au monde ! Sa portée atteind 60 km.
Le phare de Créac'h a été construit en 1863.
Il abrite également un musée dans l'ancienne salle des machines.

Phare de la Vieille

Phare de la Vieille (via Wikimédia)

Situé à Plogoff, le Phare de la Vieille a été construit en 1887.
Situé en mer dans une zone où les eaux sont agîtées et à une distance éloignée des côtes, il est surnommé "l'Enfer". Son automatisation remonte à 1995.

Son accès est d'ailleurs très difficile. La tour Temperley (à droite), désormais inutile et détruite par les flots a du être construite afin d'en faciliter son accès.

La tragédie du phare...
A la fin de la 1ère guerre mondiale, Les gueules cassées bénéficiaient d'emplois réservés par l'Etat, dont celui de gardien de phare.
En décembre 1925, deux gardiens (gravements blessés durant la guerre) occupaient le phare. Durant cet hiver, de nombreuses tempêtes empêchent d'effectuer les relèves car l'approche par bateau est extrêmement difficile.
Les gardiens, en triste état, déclenchent leur pavillon noir afin qu'on viennent leur porter secours.
Ils devront attendre plusieurs mois... Trop de temps, puisqu'en février 1926 alors que les tempêtes font toujours rage un bateau s'échoue et se brise.
Les gardiens devront attendre 2 semaines supplémentaires avant que l'on vienne leur préter main forte.

A la suite de cet incident, Les Gueules cassées n'exerceront plus d'activité dans les phares situés en mer.

Le Stiff

Phare du Stiff (via Wikimédia)

C'est un des plus ancien phare encore en service (après celui de Cordouant). Le phare du Stiff a été construit en 1700 par Vauban.
Comme le Créac'h, il est situé sur l'île d'Ouéssant.
Sa particularité est due à la présence de deux tours accolées. L'une est pour l'escalier, l'autre sert de lieu de vie et à l'utilisation du phare.

Maxime Lopes sur Google+

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