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Les Hurlements d’Léo : l'album Luna de Papel

Ça va faire 20 ans, plus de 3000 concerts et 10 albums que Les Hurlements d’Léo laissent sur leur passage l’énergie positive, affirmée et résolue de ceux qui ne se taisent pas et gardent une taille humaine. C'est aussi l'énergie de leurs 20 ans qu'ils ont su garder et qui les portent aujourd'hui vers un nouveau projet musical.

Hurlements d'Léo - Luna de papel

Cette nouvelle création Luna de Papel se veut aiguisée par l’expérience de chacun. Les textes écrits par Laurent Kebous avec la complicité de Jean Fauque et de Sancho Bala, mais également Julien Arthus, le saxophoniste et Nicolas Saillan, le batteur, ont la profondeur et la lucidité « des marginaux, des voyous, des fous, des apaches ». L’écriture plus introspective s’inscrit dans la réalité de chaque membre du groupe où chacun pose sa voix, son identité.

De nouveaux membres : David Bourguignon (Radio Bemba), Bayrem Ben Amor (Mano Solo, Luke, Melissmell...) pour un nouveau départ, un souffle inédit, éclairé et fidèle à leur esprit alternatif et libertaire.

De nouveaux instruments font leur entrée dans la formation. Les compositions avec violon, oud, section de cuivres, accordéon sans flonflons et riffs de guitares acérés viennent nourrir leur style.

Attendus par un public fidèle, Les Hurlements, troubadours de l’existentiel incarnent le spectacle vivant, bien vivant. Ils se retrouvent tous les 8, forts de leurs expériences, comme au retour d'un grand voyage, le retour à la maison avec des tas d'histoires à raconter et à hurler !

Interview avec Les hurlements d'Léo

Pouvez-vous nous présenter l'album Luna de papel ?
C'est notre septième album en studio, Il est auto produit et distribué par Irfan, le label des Ogres de barback que nous côtoyons depuis 2001. Comme toujours nous avons contrôlé et validé nous même toutes les phases de production de l'album, la musique et le reste. C'est un travail indépendant et collectif que nous avons effectué "en famille".

De nouveaux membres, David Bourguignon et Bayrem Ben Amor, ont rejoint le groupe. Comment c'est passé cette intégration et qu'ont-ils apporté au groupe ?
Les deux cas sont différents, nous croisons Bayrem régulièrement depuis l'enregistrement de l'album hommage à Mano Solo sur lequel il a joué avec Melissmell et nous savions que le courant passait bien entre nous. Il a su se fondre dans le collectif en respectant le travail effectué par son prédécesseur (Napo Romero) tout en apportant sa patte, et d'après les échos que nous en avons, c'est une réussite. Quant à David, nous le connaissions seulement de réputation. L'essai que nous avons effectué avec lui a été concluant. Le rôle du batteur fait que sa marge de manœuvre est plus réduite, nous avons beaucoup d'instruments et il doit être le métronome qui nous permette de jouer tous ensemble, ce qui ne l'empêche pas de s'approprier les morceaux dans une certaine mesure. Son professionnalisme et son expérience lui permettent de mener à bien cette mission.
Nous avons également changé de contrebassiste à l'automne, Renaud a été remplacé par Fred Gallot, ancien contrebassiste des Rageous gratoons et ami de longue date.

En quoi c'est important de partager et de créer la musique à plusieurs ?
Ça l'est pour nous car nous sommes un groupe fondé sur les valeurs de partage et de collectif, cela nous permet d'enrichir notre musique. Le fait de perpétuer ces valeurs est certainement la raison pour laquelle nous sommes encore là malgré les changements d'équipe.

Peut-on en savoir plus sur les nouveaux instruments qui ont fait leur apparition : violon, cuivres, accordéon... ? Quel nouveau regardavez-vous voulu apporter sur la partie instrumentale ?
Tous ces instruments sont présents depuis le début du groupe.
Pour la composition, nous sommes restés dans l'état d'esprit habituel : nous faisons de la musique, à ce titre, nous nous permettons des incursions dans tous les styles qui nous plaisent, sans barrières idéologiques. La variété d'instruments nous permet une grande liberté quant aux couleurs musicales que nous utilisons, tantôt pour donner un côté péchu avec les guitares électriques, d'autres fois un côté plus world avec la cora, ou l'oud, d'autres fois encore un côté fanfare, jazzy, ou encore ska, grâce aux cuivres...

Parlez nous du titre La ferveur...
C'est un magnifique texte qui a été écrit par notre ami Sancho Bala. Nous n'aimons pas trop dévoiler le sens de certains textes qui peuvent paraître abstraits comme celui çi, à chacun d'y trouver sa signification, l'imagination de l'auditeur doit faire son œuvre.

En quoi c'est important d'avoir un esprit alternatif et libertaire dans la composition de vos textes ?
Contrairement à ce que l'on peut entendre dans les grands médias via les artistes commerciaux que nous ne citerons pas, les artistes ont un devoir, celui d'être la voix du peuple. (La voix des sans voix). Nous considérons comme un privilège le fait d'avoir été choisis par les gens pour nous permettre de vivre de notre passion, à ce titre nous devons leur rendre la pareille en disant les choses que l'on ne dit pas dans les médias.  Et le fait de défendre des idées libertaires est pour nous une évidence quand on considère que chaque être humain devrait avoir les mêmes droits, la même liberté... Or aujourd'hui on voit bien que seuls les riches font ce qu'ils veulent. Les autres triment pour 3 cacahuètes...

Comment se sont passés les enregistrements en studio ?
Très bien ! Nous l'avons enregistré et mixé essentiellement chez nous, dans le studio associatif géré par notre batteur et notre ingénieur du son. Certaines prises ont été faites au studio Alhambra Colbert à Rochefort.

L'album a vu le jour grâce aux contributeurs sur le site Ulule. En quoi était-ce important de faire ce financement participatif et que souhaitez-vous dire aux contributeurs ?
Nous les remercions dès que nous en avons l'occasion ! Ça doit faire quelques centaines de fois déjà, et c'est pas fini. Ce n'était pas important mais nécessaire, dans la mesure ou les labels n'ont plus les moyens de faire leur travail correctement à cause de la crise du disque.
On peut le regretter, mais on a pas d'autre choix que de s'adapter. On aurait pu se passer de cette cagnotte, mais on aurait pas pu sortir de disque dans de bonnes conditions, avec un beau clip, une belle promo...

Peut-on en savoir plus sur vos choix pour le clip de Luna de papel ?
Mathieu Choisnet a travaillé sur le clip de balaphonics avec une technique numérique qui se rapproche du pliage de papier. C'était très beau donc nous avons souhaité travailler avec lui.

Vous aviez également lancé un concours d'origami sur vos réseaux sociaux. Pourquoi cette fascination pour cet art ?
Aucune fascination, nous ne passons pas nos 6h de route quotidiens à plier du papier, c'est juste une suite logique : luna de "papel" (lune de papier) -> clip en origami -> concours d'origami. Le prétexte étant toujours le même : parler de la sortie de l'album.

Est-il possible de nous parler de l'artwork de Luna de papel ?
Il a été réalisé par Éric Fleury, artiste peintre et compagnon de Mathilde (une des jumelles des ogres). Éric réalise aussi les pochettes des Ogres. Nous avons travaillé avec plusieurs graphistes pour cette pochette et nous avons choisi celui dont le travail était le plus original et beau. la seule contrainte qu'il avait était de ne pas utiliser ses personnages classiques : les fameux personnages tout jaunes avec les yeux du même côté de la tête.

Cet album fête également les 20 ans du groupe Les hurlements d'Léo. Qu'est ce que cet anniversaire vous évoque et quel est le meilleur souvenir que vous gardez ?
On a nous même du mal à y croire, ce n'était pas un choix de carrière mais un groupe pour prendre du plaisir, on a joué dans les bars pendant 4 ans avant de devenir professionnels, et nous avons réussi à conserver ce plaisir grâce à nos diverses expériences humaines et artistiques.
Impossible de choisir un souvenir, il y en a trop, nous avons eu la chance de beaucoup voyager, et ce qui nous a le plus marqué est sans aucun doute la tournée de deux ans sous chapiteau avec les ogres, occasion de nombreux voyages en france et à l'étranger, pendant lesquels nous accueillions les gens chez nous, sous les chapiteaux.

Une tournée est prévue tout au long de 2018 : qu'est ce qui vous plait le plus lors de vos concerts ?
Tout ! La scène a toujours été notre moteur, les albums n'étant au départ que des prétextes et des supports de com. Nous avons d'ailleurs mis plusieurs années avant de commencer à prendre du plaisir en studio...

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Merci à tous les fanzines, magazines, radios locales ou associatives qui nous soutiennent depuis tant d'années !
Et merci à vous.

Merci aux Hurlments d'Léo d'avoir répondu à notre interview !
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Tournée 2018

03.04 ROUVROY (62) LES ENCHANTEURS
05.04 JOYEUSE (07) KAZ KABAR
06.04 BOURGOIN JALLIEU (38) LES ABATTOIRS
07.04 VITRY SUR SEINE (94) THEATRE JEAN VILAR
20.04 PIC DU MIDI (65)
21.04 AUZITS (12) FESTIVAL ESTA POULIT
22.04 CHALON SUR SAONE (71) CHALON SUR SCENE
27.04 BORDEAUX (33) LE KRAKATOA
28.04 BERGERAC (24) ROCKSANE
04.05 CIRAL (61) BLIZZ'ART FESTIVAL
05.05 COUCY LE CHATEAU (02) LES ENCHANTEURS
18.05 GREZ EN BOUERE (53) FESTIVAL CA GRESIILE
19.05 ARRADON (56) ALGUES AUX RYTHMES
20.05 HERGNIES (59) HAINAUT BELLE BRETELLES
24.05 CHECY (45) ESPACE GEORGE SAND
25.05 LES LANDES GENUSSON (85) FESTIVAL LES ARTS S'EN MÊLENT
26.05 ALLONNES (72) SALLE JEAN CARMET
01.06 ST GERMAIN EN LAYE (78) LA CLEF
09.06 ESQUELBECQ (59) FESTIVAL GUIT'ART
14.06 LE BLANC MESNIL (93) DEUX PIECES CUISINE
15.06 LA FONTAINE GYON (28) LES RATS DES CHANTS
Automne 2018 : Paris - La Cigale

Maxime Lopes sur Google+

Musique interview

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