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Leopoldine HH présente l'album Blumen im topf

Blumen im topf est le premier album de Léopoldine HH qu'elle présente en interview. Avec "fleur en pot", l'artiste chante dans un album alternant entre français, allemand et alsacien !

Leopoldine HH

Vous avez un univers particulier et bien à vous, à la fois tendre et attendrissant, pouvez-vous nous en parler ?
J'aime bien que vous y voyez de la tendresse. C'est l'enfance qui me vient lorsque je chante. Cette sensation d'insouciance et de totale liberté. La tendre enfance. 

Est-il possible de nous présenter l'album Blumen im topf ?
Blumen im Topf est mon premier album. A la base je viens vraiment de la scène. Enregistrer était une épreuve rude. Les premiers essais étaient compliqué à écouter. Il y avait quelque chose de figé qui ne me plaisait pas. J'ai eu du mal à savoir à qui je m'adressais sans un public immédiat à qui chanter mes chansons. Finalement j'ai proposé à Charly Chanteur et Maxime K, qui me connaissent très bien de travailler avec moi. Et ce moment d'enregistrement est devenu un terrain d'exploration inespéré.
L'album en lui - même est composé comme une montée folle. on part d'un morceau épuré Ich Mach Ein Lied, harpe-voix pour arrivé à une sorte de techno-remix-des-montagnes avec Blumen Frischgemixt. J'aime l'idée qu'on aille de surprise en surprise.

Vos origines alsaciennes ont-elles plus influencé cet album que la lecture ?
Mon premier moteur pour écrire des chansons, c'est de partager les textes qui me permettent de vivre. Qui me tiennent debout. Ces textes sont souvent en français, mais aussi parfois en anglais ou allemand. Je ne cloisonne pas les langues. Je parlerai plutôt de sensations. Chanter en allemand ou dans d'autres langues procure d'autre sensations au corps qui reçoit et à celui qui les émet aussi. 

Le mélange des langues française, alsacienne et allemande n'est-il pas un challenge, pourtant vous y arrivez. Quels ont été vos choix sur l'album ?
Il y a quelques éléments dans la réponse précédente... Je dirais que j'ai envie de partager tout ce qui me constitue, parce que je crois que c'est la richesse des êtres d'être multiples complexes, d'avoir à la fois des origines géographiques et culturelles, et de se construire aussi son propre monde. Chez moi les deux cohabitent très bien. En tout cas pour cet album. Après, on verra, j'aurai sans doute envie de passer complètement à autre chose pour un prochain album.

Beaucoup comparent cet album à un hommage à la littérature... Quel était votre travail de composition sur les textes ?
Oui j'aime bien qu'on se dise cela. j'aime les poètes, les écrivains. Ils aident à vivre. A sans cesse être en mouvement. Quand je compose c'est très instinctif. Souvent c'est le sens qui me plaît, et puis lorsque je compose, je m'occupe surtout des sons des mots. Et enfin, lorsque je les chante, j'essaye à nouveau de faire passer le sens.

Comment se sont passés les enregistrements en studio ?
Nous avons eu une chance incroyable de rencontrer Flavien Van Landuyt qui a enregistré et réalisé l'album. j'ai souvenir qu'il était un peu terrorisé en nous voyant arriver. Et nous aussi, nous étions comme des enfants qui débarquent, qui ne connaissent rien à l'enregistrement et qui ont mille idées folles mais qu'il faut tenter de traduire techniquement. Flavien a été un traducteur extrêmement courageux audacieux et généreux !

Peut-on en savoir plus sur le titre Ces années ?
Ces années c'est le premier texte que j'ai mis en musique. au départ, je m'accompagnais juste d'une rare à fromage que je jouais avec des dés à coudre. ce texte me fait penser à mes amis d'enfance. Sur l'album, je l'ai enregistré avec les élèves du collège Diderot de Besançon, et je me souviens de l'un d'eux qui m'a dit : c'est bizarre de chanter "C'est quand on a plus vingt ans" alors qu'on a pas encore vingt ans. J'aime bien cette phrase répétée à la fin parce qu'elle creuse une sorte de nostalgie plus on l'a répète, plus elle tire elle tire elle tire les souvenirs. 

Parlez nous de l'univers du clip de Blumen im Topf...
Pour le clip j'ai fait appel à Florent Gouëlou, un ami réalisateur avec nous avons déjà travaillé sur un clip live et qui a aussi écrit une chanson avec moi L'ourse qui figurait sur mon premier EP Le mini cédé de Léopoldine. J'aime travailler avec lui parce qu'il embrasse complètement toutes mes idées avec enthousiasme et joie et apporte des solutions techniques qui les subliment. Parfois je sais qu'il pense "elle est dingue, on peut pas faire ça" et puis il me dit "ouai ouai ok, on peut faire ça comme ça par exemple ça te parle ?" C'est le pied de travailler avec des proches. Et puis Thomas Walser à l'image, c'est un vrai cadeau de travailler avec cet ami. J'ai une confiance aveugle en ces deux personnes.

L'album Blumen im topf peut être téléchargé légalement sur iTunes.

 

Le prix Moustaki 2017 de l'artiste indépendant, c'est une belle récompense, que représente-elle pour vous ?
C'est une folie ce Prix. Oui, je crois qu'on est très très indépendant. On découvre complètement le milieu des musiques actuelles qui me paraissaient très référencées et c'est une surprise folle de voir qu'on y est accueilli avec tant de joie et d'enthousiasme. Pour nous, c'est le début de quelque chose, on a pleins de propositions de concerts depuis ce Prix et on travaille désormais avec LES TONTONS TOURNEURS, on est très très heureux.

Vous ne gardez pas un trop bon souvenir de La nouvelle star, c'est peu fréquent d'entre cela pour un artiste. S'il y avait un point positif à garder quel serait-il ?
Le point positif c'est les rencontres que j'y ai faite et le bon coup de pied au cul que ça m'a mis. Oui, ça remet les idées en places d'accepter de chanter n'importe quoi pour des producteurs et de voir le résultat, de pleurer un bon coup et de dire OK, c'est pas mon endroit, il faut repartir de zéro et construire un monde à soi.

La nouvelle star revient à la rentrée sur M6 avec un nouveau jury. S'il y avait un conseil à donner pour passer dans l'émission quel serait-il ?
Ah bon ?  Difficile de donner un conseil, car nous l'avons chacun vécu assez différemment. Il faut savoir qu'on en sort pas indemne. Psychologiquement j'ai vu des réactions très très dures. Il faut être fort. Et bien entouré pour garder de la distance. 

Dans votre tournée on retrouve de nombreuses petites villes de province, c'est important ?
Ah c'est drôle, je ne me pose pas du tout la question. Oui, tout concert est important. j'imagine qu'à Paris ce qui change c'est qu'il y a des professionnels presse et programmateurs qui sont susceptibles de vous entendre et de vous voir, mais nous sommes des musiciens et comédiens de scène à la base. C'est là qu'on se sent le mieux au monde. Que ce soit à Paris au Chien à Plumes, à Zellwiller ou ailleurs.

Que représente la scène et les échanges avec le public pour vous ?
C'est le plus important. C'est un moment où tout est possible.

Il semble que vous débarquiez sur scène avec un nombre impressionnant d'instruments de musique que vous maitrisez tous, c'est vrai ?
J'aime qu'on ait pleins de sonorités différentes oui. C'était surtout le cas quand je jouais seule. Maintenant Maxime et Charly prennent en charge pas mal d'instruments aussi, et souvent je ne fais "que" chanter...

Pourquoi ne pas avoir continué en temps que comédienne, votre formation initiale ?
Mais je continue ! c'est mon 'vrai' métier ! je ne peux pas choisir entre l'un ou l'autre. J'ai besoin des deux. 

Quelle est votre fleur en pot préférée ?
Le géranium !

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
Merci pour cette interview ! ça permet de faire le point sur pleins de choses !

Merci à Léopoldine HH d'avoir répondu à nos questions !
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Musique interview

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