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Léopoldine HH : l'album Blumen im Topf

Découvrez le premier album du groupe Léopoldine HH, double lauréat du Prix Georges Moustaki 2017 (Prix du Jury et Prix du Public), avec un projet barré. Avec Blumen im Topf (fleur en pot), le groupe bouleverse les codes de la chanson française traditionnelle avec un album alternant entre français, allemand et alsacien ! Un joyeux trio qui a mis le public dans sa poche dans de nombreux festivals et qui s’apprête à partir en tournée dans toute la France. Découvrez dès à présent un projet OVNI qui fait du bien !

Leopoldine HH

Entre Nina Hagen pour la fougue, Colette Magny pour les textes, Lhassa pour certaines rondeurs de voix, Léopoldine HH propose une musique à part. Etonnantes et réjouissantes, ses chansons nous embraquent chacune sur une planète méconnue. Les textes sont délicats et parfois fracassants. Ces auteurs fétiches sont là : Olivier Cadiot, Gwenaëlle Aubry, Gildas Milin, Gilles Granouillet... toutes ces belles plumes, elle les colore de sa voix et de ses compositions au piano, à la mini-harpe, à l’accordéon et au ukulélé. Cette fille multi-instrumentiste est accompagnée par deux compagnons de longue date, Maxime et Charly, qui lui apportent le kraft le socle, et amènent certains morceaux vers Léopoldine 2.0.

Il faut imaginer que sur scène ces trois personnages vont envoyer du lourd. On a vu passer cette tête blonde couronnée d’une tresse à la télé, furtivement, dans l’émission Nouvelle Star. Elle a  laissé dans nos esprits son sourire et sa folie. Le temps aide à faire les bons choix, voilà son premier album Blumen Im Topf !

Biographie de Léopoldine HH

Beau parcours que celui de Léopoldine HH. Fille d’artistes, bercée très jeune par la diversité musicale, prédestinée au chant (dans toute son étendue), multi-instrumentiste… Pourtant, malgré de nombreuses collaborations scéniques ainsi qu’un passage à la Nouvelle Star (dont elle n’en garde pas un bon souvenir), la Strasbourgeoise aura tardé avant d’enregistrer, puis proposer, ses propres chansons. 

Ainsi, en 2014, Le Mini Cédé de Léopoldine semblait provenir d’une galaxie lointaine. Difficile d’oublier notre première écoute : à la fois décontenancé et séduit, éberlué et songeur, il fallait impérativement en savoir plus. Car en trois titres, un univers s’imposait, une folie douce agrippait ; l’évident professionnalisme de cet EP admettait tous les délires, toutes les dérives. Accompagnée de Jeff Imbach à la basse et de son frère Yérri-Gaspar (aux percussions et… objets sonores), Léopoldine (au chant, mini clavier, à l’ukulélé) y reprenait des textes de Jacques Prévert (Je suis née toute nue), Florent Gouëlou (L’Ourse) et Gilles Granouillet (Ces années…). Loin de l’hommage ou de la simple interprétation, Léopoldine donnait l’impression de se raconter intimement avec les mots d’autrui. Comme si la découverte de ces textes avait coïncidé avec son propre vécu. Néanmoins, pas question de verser dans le traditionalisme ou la chanson française révérencieuse. Ces trois titres évoquaient Nina Hagen ou Catherine Ringer, un souffle punk habitait le chant et la musique de Léopoldine. 

Une forme d’irrévérence, voire de dadaïsme, qui s’incarnait pleinement sur scène. Jonglant avec les instruments, incandescente sous une rafale de confettis, dévergondée mais pudique, Léopoldine y confirmait l’énorme potentiel aperçu sur trois chansons. Ce soir-là (aux Trois Baudet à Paris), Léopoldine HH ne ressemblait à personne, elle imposait son propre monde. En 2016, Blumen im Topf (fleur en pot, en Allemand), très attendu premier album, accentue (puissance mille) les optiques du précédent EP. En treize titres (et une chanson cache-cache), Léopoldine s’accapare les mots de ses écrivains fétiches (Gwenaëlle Aubry, Gilles Granouillet toujours, Roland Topor, Olivier Cadiot) et propose… un OVNI, un disque furieusement inclassable mais pourtant limpide, attrayant, hypnotique même.

Entourée des musiciens et comédiens etcomplices de longue date Maxime Kerzanet et Charly Marty, de l’ingé-son Flavien Van Landuyt ('rencontre magique' dit-elle), et des choeurs du… collège Diderot à Besançon sous la houlette de Lise Lartot, Léopoldine multiplie les instruments : piano, accordéon, clavier, mini-harpe, ukulélé (et une boite à meuh). La voix, de son côté, s’affirme comme l’une des plus complexes et vertigineuses du moment, jonglant ici entre Français, Allemand, Anglais et comptine alsacienne.

Comédienne de nature (de nombreux spectacles de textes du répertoire ou sur Godard, Manset ou Sylvia Plath), jamais Léopoldine HH n’interprète les textes de son album. Pas plus qu’elle ne cherche à les tirer vers le souci de la performance. Elle s’y coule, elle les chante comme si elle extirpait une partie de son âme.Il s'agit de se trouver soi-même via les mots choisis. De la même façon, il est possible d’analyser Blumen im Topf comme un hommage à la littérature, comme un merci aux nombreux écrivains ayant jalonné l’existence de Léopoldine. Autoproduit avec les aides de la région Alsace Champagne-Ardenne Lorraine, Blumen im Topf est d’ores et déjà le disque le plus atypique de l’année. Donc l’un des meilleurs.

Dates du Blumen Tour

  • 26 avril : 1ère partie de Boulevard des Airs / Halle Tony Garnier / Lyon
  • 21 juin : guest du Weepers Circus (Fête de la musique) / Strasbourg
  • 24 juin : Festival Sur la remorque du Pat' / 1ère partie de Barcella / Maizeroy
  • 13 juillet : Les rencontres Marc Robine / 1ère partie de Jil Caplan / Blanzat
  • 28 juillet : Festival Clair de Nuit / Pays de Barr
  • Juillet/Août : Festival des Nuits de Joux / Pontarlier
  • 5 août : Festival Chien à Plumes / 1ère partie de Vianney / Langres
  • 17 août : Tulles
  • D'autres dates à venir...
Maxime Lopes sur Google+

Musique

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