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Le groupe Stand For présente l'EP No turning back

Après un premier album, le groupe belge de Heavy Metal Stand For s'apprète à sortir un nouvel EP, No Turning Back, financé par les internautes. On vit dit tout dans cette interview !

Groupe Stand For

Pouvez-vous nous présenter le groupe et son univers ?
Le groupe est complet et existe depuis juillet 2014 nous nous sommes connu assez par hasard pour la plupart (Olivier, le chanteur et Alexandre, le batteur ont été recrutés via Facebook) mais nous sommes très vite devenus une famille, des potes, on partage la même passion de la musique et je pense que ça se voit lors de nos concerts. On partage ce style commun qu’est le Heavy Metal, un style qui nous a été transmis par nos papas respectifs, ce qui nous a intuitivement destiné à composer des morceaux de ce style tout en conservant notre jeunesse en apportant des riffs biens modernes. Et notre volonté première est de pouvoir faire perdurer cet héritage dans la nouvelle génération qu’est la nôtre par des concerts, par des cd etc. D’où le nom du groupe Stand For, qui peut être traduit par « défendre quelque chose, protéger quelque chose ». 

Peut-on revenir un instant sur cette anecdote... Le nom du groupe a été trouvé quand l'un d'entre vous s'est saoulé.
Cette anecdote est très drôle et je pense qu’elle représente bien l’ambiance du groupe, très festif et déconnade tout en voulant rester sérieux. 
En fait, cette histoire s’est déroulée durant l’année 2014 au cours d’une soirée où Romain (guitariste) et Florent (bassiste) sortaient avec des potes.  Étant bourrés, Florent est venu parler à Romain, lui disant qu’il avait trouvé le nom du groupe, ils l’ont tous deux trouvé génial. Mais le lendemain de la veille a fait des siennes, ils ne se rappelaient plus de quoi il s’agissait. Seulement, Florent est ressorti boire un verre avec des potes et bourré, il a envoyé un sms à Romain comme quoi il se rappelait du nom. Qu’il s’agissait de Stand For. Il fallait qu’il se guinze pour se rappeler du nom, c’était devenu comme une mission.

Que retrouvera-on sur l'EP No turning back que vous préparez ?
Il y a 2 ans (janvier 2015) nous avions sorti un album Endeavour regroupant 11 morceaux que nous avions composés en quelques mois. Seulement, on sent à l’écoute que même si les titres sont très aboutis (bien qu’améliorés par la suite), ils n’avaient pas grand-chose en commun, un style commun. On sent qu’on se cherchait encore dans notre style. La venue d’Alexandre à la batterie en juin 2015 a permis au groupe de s’améliorer et nous a permis de nous éclairer sur ce que nous voulions, faire encore plus bouger les gens, et donner envie de faire la fête avec nous. Nous avons donc depuis composé un certain nombre de morceau mais ce sont les 5 morceaux qui se retrouverons dans notre EP que nous trouvons qui sont les plus aboutis et qui nous représentent le mieux. Ces 5 morceaux montreront la voie que nous désirons emprunter, mettront en avant des riffs à la fois lourds, mélodieux et par moment agressifs mais également des solos montrant la capacité et la complicité des deux guitaristes. Nous pouvons dire que cet EP nous tient particulièrement à cœur. C’est aussi une carte de visite pour le groupe et un objet qui nous permettra de partager ce qu’on fait avec notre public.

En quoi le perfectionner en fonction des différents retours est-il important ?
Notre musique a pas mal évolué ces deux dernières années depuis la création du groupe. Mais une chose est sûre, elle ne change pas parce que quelqu’un nous a dit qu’il y avait des choses à changer dans les compositions. Si les morceaux changement c’est essentiellement parce que nous évoluons tous les 5 séparément et en groupe et que notre style s’est développé. Nous pensons qu’il est important de garder notre créativité et de ne pas la brider pour correspondre à certains standards commerciaux par exemple. Alors évidemment, ça ne nous empêche pas de prendre en compte l’avis des gens. On se rend par exemple compte de ce qui fonctionne ou pas en live. On sait par exemple que l’enchaînement de certains morceaux fonctionne mieux que d’autres et c’est le genre d’aspects qu’on prend en compte. On a aussi plusieurs fois entendu que nous étions trop statiques sur scènes (lors de nos premiers concerts). C’est donc un aspect qu’on a largement amélioré grâce à l’avis des gens qui nous suivent. Il y a donc plusieurs aspects du groupe qui évoluent en fonction des retours du public mais pas notre façons de créer de la musique, on conserve notre créativité, c’est important selon nous.

Est-il possible de nous en dire plus sur le titre The Beast ?
Alors The Beast, c’est un morceau qui représente très bien l’évolution de notre style. C’est le premier morceau qu’on a composé après notre premier album et il correspond davantage à notre nouveau style et marque super bien la transition vers le nouveau Stand For ! Et pour l’histoire que raconte le morceau, ça parle de la « bête » qui peut sommeiller en chacun de nous, dans le noir et qu’on doit cacher des yeux de tous ! Ca n’a pas l’air très joyeux comme ça mais c’est parce qu’on trouve en général que c’est plus simple de composer des morceaux plus sombres que des morceaux joyeux ! Par contre, on n’est pas du tout dépressifs dans la vie et le caractère sombre de nos morceaux ne représente pas notre mentalité dans la vie, on est très (très) sympa ! 

Pourquoi réaliser un financement participatif sur l'EP ?
Et bien, tout d’abord pour la simple et bonne raison que l’industrie musicale est un milieu très cher et que c’est difficile pour beaucoup de groupes d’enregistrer en studio et de produire un album. On s’est donc dit que si on mobilisait notre communauté, on pourrait parvenir à mettre sur pieds notre projet en impliquant nos fans dans le processus. D’un côté, réussir cette campagne nous permettra d’atteindre notre objectif de crée un bel EP très pro. Et de l’autre, nous pensons que les gens sont demandeurs de participer à ce genre de projets : le crowdfunding est à la mode ces dernières années ! On s’est donc dit qu’on allait tenter notre chance car qui ne tente rien n’a rien ! Ce sera également l’occasion de récompenser tous les participants avec de chouettes cadeaux (cd, t-shirt, mug, places de concert, concert privé, etc.). C’est un win-win quelque part ! 

Vous pouvez participer à l'EP No turning back de Stand For sur KissKissBankBank.

 

Comment appréhendez-vous vos enregistrements en studio ?
A la fois nerveusement et à la fois tranquillement. Nous savons très bien à quoi nous attendre, nous avons déjà l’expérience du studio ce qui fait que nous savons exactement à quoi nous attendre durant la session d’enregistrement. Nous nous entrainons tous les jours chacun de notre côté au métronome même si nous savons jouer avec, il est crucial pour nous de ne pas perdre de temps durant les enregistrements et donc on s’entraine. Nous répétons également une à deux fois par semaine tous ensemble nous permettant de peaufiner ce qu’il y a à peaufiner, d’améliorer ce qui est à améliorer. Notre expérience passée nous permet également de savoir exactement ce que nous voulons comme son, de savoir ce qui nous convient et ce qui ne nous convient pas. Mais il ne faut pas oublier que ça reste une expérience cruciale pour un groupe ce qui fait stresser tout le monde mais nous nous encourageons mutuellement et restons très positifs.

Des clips seront-ils prévus ?
Clip ou pas clip ? Telle est la question ! 

Une indiscrétion sur No turning back ?
Il n'y a pas vraiment de secret actuellement derrière No Turning Back ! Par contre, pour l'anecdote, on a choisi ce titre pour signifier notre volonté d'aller de l'avant de ne jamais regarder vers l'arrière. On se tourne toujours vers l'avant car tout reste à faire. Ce qui est dans le passé peut être beau ou non, ça a déjà eu lieu et ça ne sert à rien de se figer dessus. Il faut en retenir les leçons pour aller de l'avant et continuer à évoluer.
Et s'il n'y a pas vraiment d'indiscrétion par rapport à l'EP c'est aussi qu'on a voulu être le plus transparent possible dans la réalisation de l'album pour la simple et bonne raison que comme on implique le public dans le projet, on veut que tout soit clair à 100% pour que personne ne se sente floué.

Attendez-vous avec impatience le festival Emergenza auquel vous participerez ? Quelles émotions vous donnent les fans quand vous êtes sur scène ?
Oui ! L'année dernière, on était passé tout près de la qualification au premier tour mais cette fois-ci on est au deuxième tour et on compte bien ne pas s'arrêter là ! En général, on fait bonne impression lors des concours. La difficulté en général et c'est le cas pour Emergenza, c'est qu'on a très peu de temps pour convaincre le public et le jury. On doit donc tout donner sur 20 minutes de scène et c'est vraiment 20 minutes de bonheur car c'est bien souvent dans de très chouettes sales ! La prochaine étape aura lieu dans un théâtre à Frameries. On n'a jamais joué dans cette salle mais apparemment, elle vient d'être rénovée et est très classe ! On a hâte d'y être. Notre objectif est d'aller le plus loin et on va rien lâcher ! 

Souhaitez-vous nous dire quelques mots sur votre précédent album Endeavour ? Pourquoi avoir choisi le nom d'une navette spatiale ?
Avec le recul, on se rend compte que ce premier album ne correspond pas totalement à ce qu'on fait et ce qu'on veut. C'était notre première expérience studio donc ça nous a permis d'apprendre le fonctionnement d'un studio et la rigueur dont on doit faire preuve une fois dedans ! On a donc beaucoup appris de cette expérience mais on a été en studio un peu trop tôt après réflexion. Ca faisait à peine 4 ou 5 mois qu'on était formés et les morceaux auraient donc être pu davantage améliorés ! Maintenant nous sommes fin prêt pour le studio et nos morceaux sont beaucoup plus aboutis et plus matures également (tout comme nous). Pour ce qui est du nom, il ne faut y voir aucune référence à une navette spatiale ! Le nom a simplement été choisi pour sa traduction française (effort) et pour représenter le travail qu'on a investit dans l'album à l'époque.

Pour terminer, quel rêve souhaiteriez-vous réaliser cette année pour le groupe ?
Hé bien, ça semble logique : que notre campagne de crowdfunding soit un succès et qu'on soit à 100% satisfait de ce qu'on va produire ! Et aussi, on rêve toujours de plus grandes scènes, de plus gros concerts et de taper dans l'oeil des bonnes personnes qui nous permettront de faire évoluer le groupe dans le bon sens ! Ha et tiens, pourquoi pas gagner le concours Emergenza et atteindre la finale qui aura lieu dans un gros festival en Allemagne ! (Ce serait un beau rêve pour 2017, non ?)

Merci au groupe Stand For d'avoir répondu à notre interview !
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Maxime Lopes sur Google+

Musique interview

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