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Le groupe Sadraen présente son album Orphan Lord

Sadraen est un groupe de modern Death / Death Progressif originaire de Doullens, près d’Amiens en Picardie. Il est en train de produire son premier album Orphan Lord ; qui contiendra 10 titres pour 35 minutes. Sortie prévue au printemps 2017.

Sadraen - Orphan lord

Qui se cache derrière le groupe Sadraen ? D'où vient le nom du groupe ?
Sadraen c’est : Antoine Mietka au chant et à la guitare, Thomas Hiblot à la basse, Adrien Pauchet à la guitare et son frère Valentin à la batterie. Le groupe est originaire de Picardie et tient son nom de la contraction du mot “draen” qui signifie “épine” ou “aiguille” en langue celte et “sa” qui signifie “soi”.

Parlez nous de votre univers : le modern death / death progress…
On est tous plutôt attirés par la musique extrême même si on écoute de tout. Le death c’est pour nous une musique avant tout brutale et qui anime le public en concert. Le côté modern c’est parce qu’on veut s’éloigner des sonorités et des riffs trop abstraits qu’on retrouve dans les titres des groupes qu’on écoutait étant plus jeunes, tout en conservant les bases qui nous plaisent.

Pouvez-vous nous présenter l'album Orphan lord ?
Orphan Lord c’est une histoire complète, qui nous est venue des peintures d’Adrien, le guitariste. Antoine parle avant tout du rapport de l’espèce humaine à la Terre, de son rôle et de la consommation excessive des ressources naturelles. On ne veut pas trop en dévoiler pour laisser place à l’imagination de l’auditeur.

Comment vous êtes vous répartis les rôles dans la préparation ?
On a tous notre place quant à la composition des morceaux, bien que certains soient entièrement composés par l’un ou par l’autre. Pour la plupart de nos compositions on se base sur un riff qui nous plaît, habituellement trouvé par Adrien ou Antoine, puis on gravite autour tous ensemble pour avoir un morceau complet. Thomas est celui qui a le plus l’oreille pour les arrangements, il s’assure que tout s’accorde bien. Antoine termine par l’écriture des paroles et une fois que 2 morceaux sont terminés on réserve une session de studio pour l’enregistrement.

Chaque texte de votre album a d'ailleurs un message à faire passer, une morale... En quoi est-ce important ?
On ne veut pas avoir un discours trop moralisateur mais plutôt amener la réflexion, que l’auditeur qui découvre les morceaux et leurs textes s’interroge et non pas qu’il se sente visé. Il y a beaucoup de phrases à l’impératif, mais tout autant de questions.

Quel a été le déclic entre votre premier EP gratuit fait dans votre coin et cet album professionnel ?
On a joué des années à trois : Antoine, Adrien et Valentin. À l’arrivée de Thomas après la sortie de Sophomore en juin 2014, le groupe a pris de l’ampleur. On a vu de plus en plus de monde aux concerts et on a eu de très bons retours sur l’EP. Alors on a décidé que les prochains morceaux qu’on composerait devaient avoir un vrai rendu professionnel. Bien que l’EP soit sorti gratuitement, le rendu était déjà très propre et c’est pourquoi on a décidé de conserver le même processus d’enregistrement. Seul le mastering avait été effectué par Frédéric Pecqueur du studio C&P à l’époque, et cette fois-ci il s’occupera aussi du mixage. Nous lui faisons totalement confiance, la qualité sera au rendez-vous.

Peut-on en savoir plus sur le titre 4th Wall ?
Le quatrième mur. Dans le texte, Antoine représente la dépression comme le fait de soi, c’est en quelque sorte de notre ressort si on se laisse emporter par la maladie, si l’on se renferme sur soi-même en construisant ce “quatrième mur”, cette barrière psychologique.

Avez-vous un argument à donner pour vous aider dans votre financement participatif ?
En fait on ne veut pas que ça ressemble à un don par charité de la part de notre public, on voit plus ça comme une manière d’alléger nos dépenses en cours, en proposant des précommandes dès maintenant. On a déjà atteint le but, mais nous continuons à solliciter les contributions, car le dépassement du but initialement prévu nous permettra d’arriver à un album encore plus abouti, et pourquoi pas de tourner un nouveau clip. Après ça, nous aurons encore le pressage des disques, la distribution ainsi que toute la promotion à nos frais.

Vous pouvez soutenir Sadraen pour l'album Orphan Lord sur Ulule.

Vous avez une importante base fan qui vous soutient, c'est important ? Que souhaitez-vous leur dire ?
On est heureux de voir tant de monde qui vient à nos concerts, que ce soit par curiosité ou que ce soient des personnes qui nous connaissent et nous suivent. Pour nous, avoir cette base c’est pouvoir compter sur un public solide, où qu’on aille dans le nord de la France, et ça nous donne une raison de faire tout ça, de préparer un tel projet. C’est en grande partie pour eux que nous mettons autant d’énergie dans ce projet.

Parlez-nous du clip de Human Hatcher, il paraît que des étudiants vous ont donné un coup de main ?
Oui, c’était un projet étudiant, qui n’a pas été planifié en amont et qui par conséquent nous a obligé à travailler dans l’urgence. Ce n’est pas pour autant que le travail a été bâclé, au contraire l’urgence a créé une vraie cohésion dans le groupe, on a dû se dépêcher c’est sûr, mais pour arriver au final à un résultat et qui nous a plu, et qui a plu au public. Ce projet étudiant nous a aussi permis de profiter d’un matériel que nous n’aurions pas pu louer par nos propres moyens, de nous familiariser d’autant plus avec les techniques de tournage etc… C’était avant tout formateur et on espère que l’expérience acquise se fera ressentir dans les prochaines réalisations du groupe.

S'il a été préparé rapidement, comment voyez-vous les prochains clips que vous réaliserez ? Est ce que l'on retrouvera des étudiants derrière la caméra ?
Pour les prochaines réalisations ce sera Valentin, notre batteur, qui sera à la fois derrière et devant la caméra. Il étudie depuis plus de 3 ans pour se former dans le domaine de l’audiovisuel. C’est un vrai plus d’avoir un oeil semi-professionnel lorsqu’on fait tout soi-même. On ne pense pas refaire appel à des étudiants par la suite, à moins qu’on ait une belle opportunité et un projet qui nous plaise vraiment. Valentin et Antoine sont tous les deux formés à la production vidéo et on veut profiter des compétences de chacun pour garder la maîtrise de notre univers.

La partie artistique se complète, puisqu'Adrien est un bon dessinateur... C'est peu courant de conjuguer musique et dessin ? Ce sont vos artworks qui sont offerts aux contributeurs ?
Oui, on essaie de créer quelques chose de cohérent. Souvent les paroles d’Antoine inspirent Adrien dans ses dessins, et inversement, Antoine peut tout à fait imaginer et écrire une histoire à partir d’une toile d’Adrien. Cela nous permet de créer un univers complet, épanoui et très personnel, chose que la majorité des groupes actuels n’ont pas la chance d’avoir. Pour la réalisation de vidéos c’est pareil, on profite des compétences et du talent de chacun.

Une fois l'album sorti, ce sera terminé les concerts uniquement dans le nord de la France, vous faites tout le pays ?
On compte toujours faire des concerts principalement dans le nord mais notre objectif est en effet de bouger dans toute la France avec cet album. Par la suite on voudrait se déplacer dans d’autres pays, ce qui suivrait notre logique actuelle de toucher plus de monde. Si Orphan Lord nous donne cette opportunité, pourquoi pas ?

Merci au groupe Sadraen de nous avoir présenté l'album Orphan Lord en interview !
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