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Le futur album d'iNA-iCH

iNA-iCH souhaite créer un nouvel album et tout ce qui va avec ! L'artiste a le plaisir de nous faire découvrir en avant première son projet inspiré par le Vietnam.

iNA-iCH

Pouvez-vous nous présenter votre futur album et son univers ?
Le futur album est une projection de multiples envies, multiples frustrations dues au cruel manque de temps que j’ai d’assouvir mes besoins de composition. Cet album sera puissant et beaucoup plus porté par la voix, instrument que je n’ai jamais pris le temps de travailler sur les précédents albums, presque négligé !
Avec Aurel, on s’est fixé du coup des contraintes en termes de prod pour que j’arrête de me cacher derrière des couches et des couches d’arrangement. J’adore fouiller des sons, j’adore passer du temps sur mes arrangements mais parfois le risque c’est que je ne sais même plus ce que j’arrange !!! Et souvent je reviens finalement aux premières idées. Je n’ai plus ce temps malheureusement du coup c’est l’urgence qui nourrit mes inspirations dans ce nouvel album. L’essentiel sera là, La voix, les textes et des arrangement simples tranchés par une drum puissante et efficace gérée par Aurel, sans passer par trop d’artifice et tout ça porté avec le coeur, comme d’habitude ça sera donc très très rock.

Quelles sont vos sources d'inspirations et dans quelles conditions composez-vous ?
Comme d’habitude les inspirations chez moi sont extrêmement diverses. J’écoute et joue beaucoup Bach en ce moment. Je suis assez monomaniaque ! J’aime la puissance de l’essentiel chez Bach. Quand on rentre dans cet esprit, ça ouvre des champs de sensations infinies. Ça me porte beaucoup en ce moment.
Je découvre aussi depuis peu Lady Gaga que j’ai fui par préjugé, à cause de l’image qu’elle dégageait au début et aussi son style de musique qui ne me touchait pas. Je l’ai redécouverte à travers des prestations piano/voix fulgurantes, qui dévoilent une artiste beaucoup plus polyvalente que j’imaginais ! J’ai regardé des reportages retraçant son parcours et sa vie, c’est assez touchant et inspirant. Elle dégage une énergie qui m’inspire profondément.
Concernant les conditions de compositions, c’est assez compliqué ! Avec Aurélien mon biinôme et chéri, nous formons une famille très active avec nos deux enfants qui pratiquent énormément d’activités sportives et artistiques ! On se plie en 4 pour eux du coup les journées n’étant pas extensibles, on sacrifie des heures de sommeil pour travailler sur les projets d’iNA-iCH qu’on porte à 2 depuis plus de 10 ans.
iNA-iCH représente une masse de travail colossale, chronophage, stressante par moment car on a des responsabilités et des tâches sur toutes les phases de création et de productions.
Du coup pour écrire, composer je fonctionne sur des temps bien précis dédiés uniquement à ça sur une année ! 

Comment travaillez-vous avec votre binôme Aurélien pour préparer cet album ?
On a l’expérience de 10 ans de production avec Aurel. Du coup il sait exactement comment mettre en place la chronologie des priorités à suivre et respecter en amont d’une sortie d’album pour ne pas nous éparpiller, pour être efficace. C’est la contrainte quand on est seulement deux et indépendants !
Pour l’aspect musical, Je compose en ping pong avec lui. Je lui fait écouter mes idées et il me donne ses ressentis, avec l’analyse des forces et des faiblesses du titre, s’il faut plus trop y toucher ou s’il faut encore fouiller une autre direction !
C’est important de fonctionner comme ça car je n’ai pas toujours le recul nécessaire pour entendre l’essentiel. C’est comme pour la voix et l’interprétation. J’ai toujours tendance à me cacher derrière mes prods, derrière la rage facile, et lui me pousse à mettre en avant la force de l’émotion, de la nudité de la voix aussi.
Il  adore titiller mon ego !!! Ca me permets de sortir de mes habitudes ! C’est vital de travailler comme ça car on se tire vers le haut, en utilisant son ego de manière constructive, même si ça clash parfois ahahahaha !!!!
Notre mode de travail demande beaucoup d’exigence, de sacrifice de soi.
Pour ce nouvel album, c’est venu tout naturellement avec l’expérience des 2 autres et de 11 ans de mariage !!!

La chanson Libre comme l'eau a été écrite pour vos parents et retrace vos origines Vietnamienne. En quoi cet aspect est important dans votre parcours artistique et le futur album y sera-il influencé ?
Le lien avec mes origines, avec l’expatriation douloureuse de mes parents est l’essence même de iNA-iCH.
J’ai grandi dans la souffrance sourde de mes parents. Je ne l’entendais pas cette douleur, jamais ! Ils ont toujours tu pour élever leurs enfants dans un esprit positif et rempli d’espoir. Leur souffrance. Je ne l’entendais pas mais par contre je la ressentais profondément. C’est là tout le problème car je n’arrivais pas à mettre de mots sur ce ressenti ancré en moi. J’avais l’impression de porter toute la souffrance du monde par moment alors que ma vie était remplie de joie. C’était très étrange de grandir avec ça car je suis de nature assez joyeuse, très positive et ouverte mais ce gouffre noire m’aspirait à des moments de solitudes.
C’est ainsi qu’arrivé à l’âge de l’indépendance, devenue accordeuse de pianos, j’ai quitté le cocon familiale toujours plein de vie et de bruits, pour aller exercer mon métier sur Paris. Je me suis retrouvée seule tout d’un coup. Plus personne à qui parler chez moi, plus personne avec qui débattre, sport favoris de la famille !!!
L’insomnie est arrivée dans ma vie. J’avais peur de rentrer chez moi de me retrouver seule avec moi-même, sans savoir comment me gérer dans la solitude.
Puis j’ai rencontré le monde de la production musicale, faire sa propre musique !!! Exprimer sans retenue ce qu’on est, ce qu’on a avec les nouveaux outils de « home studio » qui se démocratisaient !!!
Alors mes nuits d’insomnies sont devenues des espaces de créations infinies ! Voilà pourquoi mes racines ont une importance dans mon parcours artistique. Je pouvais mettre du son sur des ressentis inexplicables avec les mots.
JE POUVAIS CRIER sans qu’on me prenne pour une folle sur des chansons rageuses !!!
Le nouvel album sera fatalement influencé par mes origines. Peut être pas dans les sonorités, ce n’est pas la direction que l’on s’est définie avec Aurel mais par des clins d’oeil surement. Ça viendra comme ça viendra !

Vous êtes également la marraine d'une petite fille, prénommée Hùyen, au Vietnam. Est-il possible de nous raconter votre engagement humanitaire ?
C’est un lien avec ce Vietnam lointain dans tous les sens du terme, que je cherchais depuis très longtemps à créer sans avoir eu l’occasion de le concrétiser. Au hasard d’une ballade avec Aurel à Asnière Sur Seine, on est tombé sur un grand bâtiment avec une immense pancarte « Enfants du Mékong ». Ça m’a tout de suite interpellée car étant née sur les bords du Mékong, j’avais envie de savoir de quoi il s’agissait. C’est ainsi que nous sommes entrés en contact avec Enfants du Mékong. Nous avons été reçus quelques temps après par les représentants de l’association Enfants Du Mékong qui nous ont fait découvrir les différentes missions de parrainage menées en Asie du Sud Est, notamment au Vietnam.
On a tout de suite été sensibles à leur sens de l’engagement mais surtout rassurés par le sérieux de leurs missions.
C’est ainsi que nous avons décidé de parrainer Hùyen ! En ayant eu la chance de pouvoir fuir la guerre, de ne pas vivre sur place la souffrance d’un peuple détruit par d’innombrables conflits, j’avais l’impression d’avoir une espèce de dettes envers mes racines. Lorsque nous avons reçus les premières lettres écrites par Hùyen, j’en ai pleuré d’émotion.
C’était un sentiment de joie incommensurable. Aussi profond et infini que le gouffre noire que je ressentais plus jeune, ce sentiment d’amour absolu avait comblé ce vide. Nous avons donc décidé d’étendre ce geste si simple et pourtant si puissant à d’autres enfants, à travers iNA-iCH qui avait pris naissance dans le déracinement.

En tant que pianiste classique de formation et accordeuse de profession, quelle importance accordez-vous à la partie instrumentale ?
Je voue depuis toute petite une passion, un amour pour le piano, ce gros meule noir immense qui siégeait dans notre salon et qui saoulait tous les voisins !!!!!  Ma vie s’est construite autour et avec cet instrument. Je m’exprime sans réfléchir avec le piano. Il y a toujours du piano dans mes compos car c’est l’instrument qui représente au mieux mon esprit musicale. J’adore les percussions. Le piano répond à mon intérêt pour le rythme car il sait être percussif. Mais j’aime aussi les émotions infinies que peuvent apporter les couleurs du piano. Cet instrument offre des possibilités infinies en terme d’harmonie !
La partie instrumentale dans mon processus d’écriture et de composition est donc très importante. Je n’écris jamais mes texte avant la musique. J’attends que la musique me guide vers le texte ! Alors oui la partie instrumentale est primordiale pour moi !

Pourquoi réalisez-vous un financement participatif et quel serait l'argument pour convaincre de vous aider ?
Nous avons eu la chance de produire le précédent album ii3 par ce procédé. C’est un sentiment très fort qui vous gagne quand vous réalisez que vous avez eu la chance de produire un album, dont personne ne connaissait encore le contenu, seulement grâce à la  confiance et aux soutiens des gens qui croient en vous ! Nous avons conscience de la  valeur de ce lien unique qu’on a avec nos fans et avec les gens qui soutiennent iNA-iCH !!!! C’est énorme, mai c’est aussi beaucoup de stress et de responsabilité, car rien n’est jamais gagné lorsqu’on sollicite la confiance et le soutien financier des gens pour un projet sans même une maquette à proposer en écoute ! Le système de financement participatif étant devenu en plus très populaire, chacun défend son projet comme il peut dans cet océan de crowdfunding.
Des années après ce premier crowdfunding, nous remettons les compteurs à zéro pour ce tout nouvel album.
Convaincre les gens de nous soutenir c’est avant tout leur donner confiance par notre énergie, par notre investissement personnel, par notre amour de la musique, leur montrer que nous irons au bout de ce projet rempli d’amour, rempli de joie ! Du iNA-iCH.
Je veux transmettre des messages qui me tiennent à coeur, je veux transmettre mon expérience, ma musique, ma joie de vivre, de bonnes ondes pour qui veut m’écouter ! Les gens qui me connaissent et me suivent savent que j’ai cette force communicative.
C’est important de pouvoir transmettre ces énergies positives en cette époque morose.
iNA-iCH peut encore transmettre tout cela. Il faut qu’on puisse continuer encore c’est important. Même si c’est pour 10 personnes !!!! ça vaut le coup !

Vous pouvez soutenir l'album d'iNA-iCH sur Ulule.

 

Sur le précédent album, vous aviez également réalisé le graphisme. Est-ce que ce sera le cas ici et comment imaginez-vous l'univers visuel ?
Le processus de création est très intéressant quand on peut le maitriser de A à Z.
Vous baignez dans vos chansons depuis les toutes premières notes écrites de celles ci, dans vos textes depuis les tous premiers mots griffonés. C’est ainsi plus facile de pouvoir donner un environnement graphique qui colle au caractère de l’album. J’ai la chance d’apprendre très vite à maitriser les outils de productions et d’éditions, de trouver du plaisir dans toutes les phases de créations. Cela continuera ainsi tant que j’aurais le temps et l’envie de le faire. Pour le nouvel album je n’ai pas encore de vision. C’est ainsi que ça vient ! Par des visions car je suis littéralement habités dans ces phases de travail. Je rentre quasiment en état de transe pour dégager des idées. Un peu à l’image de l’écriture automatique.

Qu'appréciez-vous dans le fait d'être une artiste indépendante et quelle en est la principale difficulté ?
Pour ma part, mon expérience d’artiste indépendante me donne la satisfaction de n’avoir à répondre qu’à mes propres exigences artistiques ! C’est confortable quand on est un peu sauvage comme moi ! 
Pour ce qui des difficultés engendrées par l’indépendance, statut indépendant de notre volonté mais que nous assumons avec force et plaisir (trouver LE bon partenaire c’est pas aisé), c’est que nous ne sommes que 2 avec Aurel pour abattre le travail d’une équipe de 10 personnes !!! Je parlais de mes charges de travail, mais je ne vous raconte pas celles que porte Aurel  !!! Bref, souvent on se dit qu’on aimerait faire de la musique plutôt que de gérer les stratégies, la paperasse administrative, les trucs techniques compliqués de toute la communications web !!!!  Tout ça nous prend un temps fou alors qu’on pourrait juste se concentrer à volonté sur l’aspect musicale ! On a tellement de casquettes qu’on en perd la tête parfois…

Vos albums sont également disponibles en vinyle. Qu'appréciez-vous dans ce support ?
L’objet tout simplement, l’objet qui force le respect ! Le respect c’est d’abord le rituel du nettoyage du matériel ! Pour écouter un vinyle il faut être respectueux de l’objet mais également du moment. C’est un temps dédié uniquement à l’écoute de cet objet que vous allez sortir de sa pochette, qui est presque souvent une oeuvre à elle seule, et cet objet va vous révéler un son unique, une imperfection humaine, un moment de vie !
J’adore ce format mais je pleure de ne pouvoir avoir le temps d’en écouter d’avantage.

Deux clips sont prévus : comment les imaginez-vous ?
Je ne sais pas encore mais je fais confiance à mon sens des responsabilités dans l’urgence hahaha ! Aurel m’a bien entrainé à cet exercice dans lequel je deviens une vraie pro ! «  ALORS T’AS BIENTÔT FINI LE SYNOPSIS DU CLIP  ??? C’EST POUR DEMAIN LE TOURNAGE CHÉRIE  QU’EST CE QUE TU FOUS ?!!!!! »

Votre nouvel album a-il déjà un nom ?
Même si je l'avais déjà trouvé, ça serait beaucoup trop tôt pour le dévoiler enfin !!!!

Vous projetez également une tournée. Où aimeriez-vous vous représenter et que représente les concerts pour vous ?
PARTOUT PARTOUT PARTOUT et sur toutes sortes de scènes, intimistes comme gigantesques ! Devant 2 personnes ou devant 10000 personnes le but est le même pour moi : créer un moment unique d’échange et de partage. Vous avez beau répéter 1000 fois à la perfection vos titres, ils ne prennent réellement vie qu’au moment où vous allez les donner à votre public sur scène. C’est comme ça dès l’instant qu’il y a une oreille pour vous écouter.
Vos chansons n’existent qu’à cet instant là ! Alors il est évident que pour moi, les concerts sont essentiels pour donner un sens à mes chansons.

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
MERCii POUR CETTE iTW !!!
MERCii DE M’AVOIR DONNÉ UN ESPACE D’EXPRESSION , MERCii POUR VOTRE CURIOSITÉ !

Merci à iNA-iCH d'avoir répondu à notre interview !
Vous pouvez la retrouver également sur Facebook.

LIBRE COMME L'EAU ACOUSTIQUE

Musique interview

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