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Le 12ème candidat Sami Zdat présente son EP De la crasse en République

Et si Sami Zdat était le 12ème candidat de ces élections de 2017 ? Son EP De la crasse en République nous invite à nous poser les bonnes questions sur la société actuelle et le fait de vivre ensemble. Sami Zdat le présente en interview.

Sami Zdat

Pouvez-vous nous présenter le programme de votre EP De la crasse en République ?
Il s'agit d'un témoignage d'urgence, d'un manifeste poétique qui compile les thématiques sociales qui nous touchent au quotidien : la culture, l'éducation, la solidarité, l’économie... Une façon de dire que nous avons un pouvoir d'agir, nous avons le potentiel de changer les choses d'abord à notre échelle, donner un sourire, un conseil, un coup de main puis à force de convictions tout est possible.

Pourquoi faire un EP sur les élections présidentielles ? Quel a été le déclic ?
Je me suis souvenu de la déclaration d'un premier ministre « c'est pas la rue qui gouverne »... [Jean Pierre Raffarin, sur la réforme des retraites en 2003 ; ndlr] Alors qu'en démocratie le peuple est censé être souverain.
Et puis en voyant ce concours d'égo très élitiste où la parole des gens de peu est confisquée, j'ai commencé à poser mes idées sur papier comme si j'étais candidat de la rue, quel message je porterais, quelle solution je proposerais pour régler les problèmes. Je pense que la politique c'est au quotidien, ça commence par prendre soin de ses voisins.
Les élections : l'occasion d'un exercice de style et de jouer un rôle dans une posture décalée mais toujours dans un esprit hip hop : Love, Peace et Having fun.

Parlez nous du titre Acceptez notre culture...
C'est pour dire que la culture urbaine n'est pas suffisamment reconnue alors qu'elle influence toutes les modes actuelles, l'économie du luxe et la pensée contemporaine entre autre. L'idée est que notre culture puisse être valorisée à sa juste mesure sans caricature d'une sous-culture ni mépris des élites, qu'elle puisse avoir droit de citer dans tous les médias, des lieux culturels aux lieux de gouvernance.

Vous avez travaillé avec plusieurs artistes sur De la crasse en République. Comment ont-ils accueilli votre idée et comment se sont passés vos échanges ?
Le principe des featurings est de pouvoir réunir sur cet opus toutes les générations, des anciens aux plus jeunes avec malgré des vécus différents, un même constat d'échec des politiques sur notre quotidien. Ils ont accueillis l'idée avec l'enthousiasme de collaborer à la réalisation d'une oeuvre originale et engagée. 

Un chanteur doit-il être engagé dans ses textes et en quoi cela est-il important ?
Ce n'est pas obligatoire, chacun son style, la musique est avant tout un divertissement même si je préfère quand elle possède un supplément d'âme. Le hip hop comme je le conçois doit faire honneur à sa base, un support d'expression libre et utile, donner à réfléchir pour ne pas fléchir.

En parlant de ceux qui sont en bas de l'échelle, espérez-vous être entendu par "l’élite" ?
C'est un voeux pieu, le but n'est pas d'atteindre les oreilles des élites mais d'éveiller au mieux mon auditoire en les appelant à se prendre en main, à s'organiser, à développer des compétences, de l’imagination... La fatalité n'existe pas, ne renonce jamais à ton pouvoir de luire. Ma démarche est de rester sincère et de partager mes coups de sang et de coeur, tant mieux si ça touche.

Quels ont été vos choix sur les images de la vidéo lyrics de Laissez moi danser ?
Je voulais un clip désarmant, cassant les codes déjà vus, un mélange entre images d'archives sombres illustrant les propos graves des couplets et des images légères et en couleurs sur le refrain porteur d'espoir.

Pourquoi porter le masque des Anonymous ?
Ce n'est pas le masque des Anonymous, il s'en inspire mais c'est un masque fait de papier journal car le personnage Sami Zdat se veut comme un héro sur le champ de guerre, un reporter du terrain, anonyme ou lambda, l'être dans l'ombre pour mieux mettre en lumière ses lettres. Car je pense que la culture plastique qui domine le monde corrompt les relations humaines et les valeurs essentielles.

Vous pouvez vous procurer l'EP De la crasse en République de Sami Zdat en téléchargement légal sur iTunes.

 

S'il y avait Un Seul mot pour caractériser la situation politique actuelle, quel serait-il ?
Médiocre. On a ce qu'on mérite.

Selon vous, s'il y avait une mesure importante à prendre en France quelle serait-elle ?
Redonner du sens au slogan : Liberté, égalité, fraternité et solidarité.

Quels sont vos projets artistiques à venir ?
Un album se prépare sur de nouveaux sujets, légers comme l'amour et graves comme la misère, toujours avec des angles d'écriture originaux, toujours avec une exigence sonore, graphique et littéraire. Du fond et de la forme.

Quelle est la série TV que vous préférez ou qui reflète cet EP ?
House of card.

Au final, quel résultat espérez-vous atteindre en tant que 12ème candidat ?
De toucher l'esprit et le coeur d'un maximum d’auditeurs.

Merci à Sami Zdat d'avoir répondu à nos questions !
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Maxime Lopes sur Google+

Musique interview

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