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Julianne Joe présente l'EP Harmonics

Avec un subtile mélange de folk, de rock, de pop, de blues et de funk ; Julianne Joe s'apprête à sortir son EP Harmonics le 18 novembre. Découvrez le sans plus attendre...

Julianne Joe

Pouvez-vous nous présenter l'EP Harmonics qui sort le 18 novembre 2016 ?
C'est un 5 titres où je suis accompagnée d'une contrebassiste et d'un batteur sur 4 des morceaux, le dernier titre est simplement guitare-chant, dans la lignée de mon album précédent. Cet EP permet de lancer le trio et l'enregistrement du prochain album.

Quelles ont été vos sources d'inspirations ?
Je joue beaucoup d'instruments que j'ai pu pratiqué dans des formations de styles très différents, tout ça est venu s'immiscer dans mon écriture et mon jeu de guitare.
Ce parcours m'à été nécessaire pour trouver où je pouvais vibrer le plus.
J'écrivais en français il y a un moment et je ne m'y retrouvais plus.
Je me suis plongé avec passion dans la littérature et la musique américaine. Ma plus grande claque à été ani di franco qui m'a fait aborder mon instrument de prédilection, la guitare, sous un autre angle et pour la puissance de ses textes aussi. Je pense aussi à Joni Mitchell. Tous ceux et celles qui chantent sur une guitare qui n'est pas accordée de manière standard...

Pourquoi choisir le titre Harmonics ?
C'est un mot chaleureux vibrant et puissant, musical en sorte. C'est un mot qui provoque une émotion, des couleurs et non pas une réflexion. Je suis un peu une usine à émotions, les vibrations de la musique me permettent de les canaliser. Les harmoniques apaisent les âmes troublées...

Parlez nous du titre I should have stayed home et de son clip...
Le texte décrit simplement une situation ou vous êtes en face de quelqu'un qui se plaint et aime se plaindre et que vous essayer, inutilement, de le réconforter.
Le clip a été tourné en une après midi, où quand nous nous sommes retrouvés pour commencer nous ne savions pas encore quelle direction prendre. J'ai suggéré à Nolwenn la contrebassiste de jouer le rôle de la plaintive. On a fait les choses dans la simplicité et la complicité grâce aux graphistoleurs qui ont réalisé le clip.

Comment ressentez-vous personnellement la musique ?
Comme une fenêtre qui s'ouvre pour laisser rentrer l'air...

Vous vous êtes associée en 2015 avec Christophe Bastien à la réalisation et avec deux musiciens. Peut-on en savoir plus sur vos échanges ?
Le soutien et le travail de Christophe permet aux morceaux de prendre plus d'envergure, parce que plus produit en studio, et plus arrangés grâce à Bertrand Noel à la batterie et Nolwenn Leizour à la basse-contrebasse. Il a fallut au début que je mette de l'eau dans mon vin car j'ai un goût prononcé pour les enregistrements dépouillés, plus cru. L'album précédent que j'ai produit Light swallows everything sonne comme cela. Mais comme nous nous sommes entendus de suite humainement et musicalement et découvrir le potentiel des morceaux arrangés en trio nous à tous plu alors la réalisation de l'EP n'à pas tardé. Une sorte de quatuor magique...

Vous avez fait le choix de faire un financement participatif pourquoi et avez-vous un message à faire passer aux contributeurs ?
Question de moyens... J'étais allergique à cette idée au début de devoir demander de l'aide pour ensuite comprendre que si nous voulions avancer je devais changer mon point de vue sur la chose. C'est drôle car par la suite je me suis retrouvée à être contributeur via une plateforme de crowfunding et cela m'a rendu très heureuse de participer à la sortie d'un disque et de le recevoir ensuite dans ma boite aux lettres. Je vois cela comme un moyen de s'entraider maintenant.
Le message que je ferais passer aux contributeurs c'est merci pour le partage, merci de nous permettre de faire vivre la musique.

Pensez-vous que le numérique et la dimension participative soient l'avenir de la musique ?
Le numérique a ses limites. Vendre des disques est un moyen de subsistance pour les musiciens mais qui achète des CD à part en direct aux artistes à la fin des concerts ? Et encore il faut que les gens se déplacent aux concerts... Nous ne sommes plus nombreux à être attaché au supports CD et à avoir conscience que celui-ci fait vivre les gens qu'il l'ont fait. Le numérique permet le partage mais il fait aussi des ravages. Les plateformes de ventes de musiques numériques sont des voleurs, ils y ont trouvés leurs comptent. Tout les puissants dont le mot musique veut dire business y ont trouvé leurs comptent et se frottent les mains. A nous d’être plus malin. Du coup oui, la dimension participative resserre les liens entre les gens et vient s'opposer aux grosses maison de disques qui ont nous servent la même soupe, leur seul intérêt étant de générer de l'argent.
Le développement d'artiste demande des moyens financiers conséquents et le crowfunding permet la pérennité de la diversité, de la création. Les gens sont libres d'y adhérer ou pas, c'est d'autant plus gratifiant quand vous voyez que ce que vous créer touche quelqu'un et décide de vous aider...

Le 24 novembre aura lieu une realease party pour présenter l'EP, qu'en attendez-vous ?
Que tout le monde passe une bonne soirée. Simplement. Et reparte avec un CD !

Vous serez notamment avec Eskelina, avec qui vous partagerez la scène. Comment l'avez-vous rencontré et qu'apréciez-vous dans son univers ?
Nous habitions la même ville, je l'ai écouté un soir alors qu'elle chantait dans un bar et j'ai absolument eu envie de la connaitre et de chanter avec elle. A l'époque son univers était différent, plus personnel. Nous avons pu nous recroiser par amis interposé et avons tout de suite commencé à travailler ensemble. Nous avons formé un duo puis un trio ou nous reprenions des folk songs de Joan Baez, Joni Mitchell entre autre. Et puis elle à du quitter la région mais quand nous nous retrouvons les bonnes folk songs ressortent et tôt ou tard nous pourrons rejouer ensemble, je l’espère car c'était du bonheur.

Une indiscrétion sur l'EP ?
J'avais des chaussures roses en studio lors de son enregistrement.
...passionnant...

Pourquoi avoir choisi une carrière solo en 2012 ?
Parce qu'il était temps que je fasse vivre ce que j'écrivais. Je me perdais peu à peu à ne plus jouer ce que je composais ; et je me suis lancé toute seule parce que je ressentais le besoin de faire le chemin seule, sans le filet de sécurité que peut vous apporter ceux avec qui vous partagez la scène. Et puis aussi parce que je cherchais mon identité d'écriture et que je ne voulais pas d'interférences.
Jouer seule me permet de faire passer tout un tas de subtilités dans mon jeu de guitare, c'est comme marcher sur un fil, je me demande toujours si je vais arriver au bout du concert tellement ça peut être effrayant.

Quels vont être vos projets à venir ?
Continuer d'écrire, de jouer et on verra bien ou cela nous amène. A force de travail il se passe des choses.

Un dernier mot pour conclure ?
Merci !

Merci à Julianne Joe de nous avoir présenté l'EP Harmonics !
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Maxime Lopes sur Google+

Musique interview

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