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Jewly prépare un album Toxic !

Jewly est auteure-compositrice-interprète française. Elle prépare l'album Toxic avec le soutien des internautes. Découvrez son univers rock avec des teintes Électro, des épices Blues et un brin de Pop.

Jewly (crédit Emmanuel Hoff)

crédit visuel : Emmanuel Hoff

Pouvez-vous nous présenter votre album Toxic et son univers ?
Toxic, c’est le parcours de vie d'une personne de 4 à 37 ans qui a été confrontée à des personnes ou à des situations toxiques et qui s'émancipe face à cela pour assumer ce qu'elle est aujourd'hui. La veine reste rock, mais teinté d’électro, de blues avec un brin de pop. L’album sortira au printemps 2020.

Dans quelles conditions composez-vous vos titres ?
Alors cela dépend des albums... A vrai dire, je n'ai pas vraiment de règles. La phase de composition s'est déroulée à chaque fois différemment pour mes albums. Pour Toxic, je me suis vraiment mise en ermite, c'est un album très personnel. J'ai écrit 3 premiers textes fin 2017, 3 thèmes que j'avais besoin d'aborder, de "sortir", de crier... et j'ai eu envie de composer la musique cette fois avec un piano. L'écriture des chansons suivantes est venue quasiment 1 an plus tard, j'ai laissé maturer et ai construit autour des 3 premières. Je me suis enfermée chez moi, tout simplement, en coupant toute "gêne" extérieure et j'ai écrit et composé, en imaginant en même temps aussi les prémisses des arrangements.

Qu'est ce qui vous a plu dans le fait d'apporter de l'électro, du blues ou encore de la pop à votre rock sur ce nouvel opus ?
J'aime le rock, j'aime aussi l'évolution. Le côté électro germait en moi depuis plusieurs mois, une envie simplement et un écho à des groupes qui me parlent (actuels et moi actuels aussi), on a d'ailleurs renforcé ce côté un peu déjà dans le live. Le blues... et bien je tiens à cette "virgule blues", ou cette "touche blues", toujours un peu présente. Le blues est une musique viscérale. La pop est venue plus naturellement car pour Toxic, j'ai composé des mélodies peut-être un plus pop parfois.

Peut-on en savoir plus sur les enregistrements studio ?
On a travaillé en plusieurs étapes. De mi-mai à début juillet, on a travaillé avec l'arrangeur pour donner la couleur de tous les morceaux. On a fait ce que l’on appelle des maquettes. Et puis à la rentrée, on a démarré les phases du studio.
En première phase, on a enregistré toutes mes voix et les chœurs, ainsi que la basse, au studio Love Island à Angers. Puis on est allé au mythique studio Black Blox à Noyant-la-Gravoyère pour enregistrer les batteries puis les guitares. On a voulu ce studio pour le son, le matériel et l'ingé son, Peter Deimel. Les batteries ont été enregistrées sur bandes et chaque son de guitare a été minutieusement recherché avec du matos assez dingue que Peter nous a déniché. Les cordes ont été faites cette semaine et demain, départ pour faire le "mixage" de l'album avec Peter au studio Black Box.

Pourquoi réalisez-vous un financement participatif ?
Un album peut vite coûter très cher ! Trouver des financements devient de plus en plus difficile et quand certaines "institutions" ne vous soutiennent pas en le justifiant de cette manière "votre projet est trop développé" (!), eh bien il faut trouver d'autres soutiens. Alors pour l'argent devrais-je dire ?
Et bien au final, je dirais que cela fait partie bien sûr, mais pas que. Ce sont surtout les messages de soutien, les partages, des participations inattendues, quel que soit le montant, qui font chaud au cœur. Cela permet de voir qu'une belle communauté vous soutient. Atteindre 80% en même pas 3 jours, et bien je peux vous assurer que cela touche profondément. Et puis proposer des contreparties un peu décalées m’amuse beaucoup il faut dire. « Je viens faire un gâteau au chocolat chez vous » est partie tout de suite ;).

Vous pouvez soutenir l'album Toxic de Jewly sur KissKissBankBank jusqu'au 14 novembre 2019.

 

Pour vous quelle est la principale difficulté dans la préparation d'un album ?
Le temps !! Préparer un album c'est génial, cela symbolise un nouveau bébé. Mais je dois me mettre en introspection pour cela. On est en tournée tout le temps et il n'y a pas que la scène, tant de choses à faire (administratif, booking, promo, compta, organisation des tournée, etc...) qui laissent du coup très peu de temps.

Des clips sont-ils prévus et comment imaginez-vous l'univers visuel de l'album ?
Eh bien oui ! Justement, ils viennent d'être tournés. 10 clips tournés en 24h !!! Non, ce n'est pas une blague ;) Et avec les 2 réalisateurs David Meyer et Cyril Podgorny (et plein de gens qui ont été précieux), on vient de réussir ce challenge ce WE ! Pour l'univers visuel, il est encore un peu tôt pour tout dévoiler, mais je te dirai rapidement ;)

En quoi votre nouveau directeur artistique, Moon Pilot, vous aide-il pour l'album Toxic ?
Moon Pilot a apporté cette couleur que je recherchais, et permis ce mélange de style tout en respectant mon univers. Je suis venue avec des idées d'arrangements, et il a concrétisé cela, brillamment je peux dire. Il a également su trouver les bonnes personnes (musiciens et ingé son) pour encore plus sublimer les chansons. On a beaucoup joué avec ma voix aussi ;) et cela a permis d'enrichir la palette.

Drugstore, Toxic... on dirait que vous aimez un peu les choses malsaines pour les titres de vos albums ?
Alors c'est sûr que dans mes chansons j'aborde des thèmes forts ! Mais en fait, ces titres ne sont pas malsains, plutôt impactants… Drugstore était la pharmacie de mon âme, Toxic est un cheminement avec un remède qui nous guérit.

La liberté de ton vous est chère, l'univers musical en France est trop aseptisé désormais ?
Aseptisé, en quelques sortes. Plutôt d'ailleurs dans la musique que dans les textes je trouve. Il faut plaire, il y a des modes... Perso je ne fais pas de la musique pour être connue (même si c'est sûr que cela peut aider), je fais la musique qui me parle et que j'assume et veux vivre en live. Il y a encore de nombreux groupes en France qui se battent aussi dans ce sens mais le juste milieu entre très médiatisé et "jouer dans sa cave" est difficile.

Comment ressentez-vous la scène et aurez-vous des concerts prochainement ?
Libérée... c'est le mot qui me vient. Sur scène je suis qui je suis, sans concession et donc libre et libérée.
Des concerts, oui, on tourne toujours en fait ; les derniers shows "Drugstore" en novembre, avant d'entamer le travail du nouveau show qui débutera en janvier.

Quelle est la plus belle chose qui puisse se produire sur scène et comment imaginez-vous le show pour l'album Toxic ?
La plus belle chose c'est l'alchimie. Ce flux d'émotions qui circule en la scène et le public, quelle que soit l'émotion ! Pour le show Toxic, c'est encore un peu tôt, on travaillera dessus en décembre. Là je suis focus sur l’album et les clips (et c’est déjà pas mal ;)).

Il parait que vous aimeriez donner des concerts dans 3 villes exceptionnelles : Paris, Londres et New York. Pourquoi celles-ci en particulier ?
Alors oui, ça c'est l'ambition du Kiss Kiss Bank Bank... si on arrive au 3ème palier, on pourra le faire ! Paris, c'est la France donc mon pays, pour Londres et New York, ce sont les villes emblématiques des pays de mes références musicales, et j'avoue aussi que j'adore ces 3 villes !

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
Et bien merci "Divertir", car partager ce financement participatif fait partie des choses de valeur. On va ensemble jusqu'au 2ème palier des 12 000 € ? ;) Et à très vite pour la suite !

Merci à Jewly d'avoir répondu à notre interview !
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JEWLY - Drugstore Tour - Strasbourg

Musique interview

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