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Interview du batteur Pascal Vignon

Découvrez le batteur Pascal Vignon. L'artiste qui a joué avec plusieurs artistes dont Bénabar nous parle de son parcours et de son groupe de musique qu'il a créé dans cette interview exclusive qu'il nous a accordé.

Pascal Vignon

- Pouvez-vous vous présenter ?
Je m'appelle Pascal Vignon, j'ai 55 ans. Je suis batteur depuis mon enfance. Je suis aussi célibataire.

- Vous avez eu la passion de la musique très tôt, puisque vous avez fait le conservatoire de Dijon. Comment avez-vous eu l'idée dans faire votre métier ?
Je ne sais pas ; c'est ce que je voulais faire. C'était ça ou rien. Je ne peux pas faire autre chose, la musique c'est ma passion, ma vie. C'est comme ma femme.

- Est-il possible de revenir sur votre carrière ?
J'ai commencé par faire le Conservatoire de Dijon, puis j'ai enseigné dans deux Conservatoires (dans l'Ain et le Jura).
Après cette période, je suis monté à Paris où c'était la galère. J'ai alors rencontré une percussionniste où je lui ai dit "Je cherche du boulot". Elle me propose alors d'intégrer son groupe "La grande écurie et la chambre du Roy". J'ai également fait des tournées internationales aux Amériques (Mexique, Brésil...) et en Europe ; je n'ai cependant pas fait l'Asie.

- Vous travaillez comme batteur avec de nombreux artistes. Comment organisez-vous votre programme ?
On reste entre artistes pendant la tournée (de 1 à 3 ans) lorsqu'elles sont proposées, sinon on gère.

- Parmi les artistes avec qui vous avez travaillé, on retrouve Bénabar. Comment c'est passé votre 1ère rencontre ?
Je jouais avec un accordéoniste et saxophoniste de Bénabar (Denis Grave) dans un groupe. Je souhaitais arrêter le jazz. Il m'a alors présenté à Bénabar.

- Qu'est ce que cela fait d'avoir travailler avec une grande star comme Bénabar ?
Ca ne me fait rien de particulier. J'aime les gens, je ne suis pas un adorateur. De là à dire que c'est des "stars", c'est surtout la presse qui les font. Ils ont leur vie, j'ai la mienne ; je n'idolâtre pas.

- Racontez nous votre surnom : Tatos...
C'est à l'époque où je jouais avec Bénabar. Je bricolais toujours en tournée, Tatos fait référence aux portuguais. Pour la petite anecdote on me retrouve avec le surnom Pascal Tatos Vignon sur certains CD de Bénabar.
Martial Henzelin, membre du groupe auquel j'appartiens, me surnomme également "Bonbon" en référence aux Tontons flingueurs.

- Vous enseignez même les percussions...
Oui, j'ai reçu une formation de classique au Conservatoire, puis après je me suis mis à la batterie et c'est surtout cet enseignement que je réalise lorsque j'en ai l'occasion.

- On vous retrouve dans différents univers musicaux : variétés, musique du monde... Que vous inspirent-ils ?
J'aime le brassage de la culture et la rythmique. Cela m'inspire le voyage, les rencontres avec les gens ; mais aussi l'apaisement.

- On vous retrouve comme batteur dans votre propre groupe : "Minaho". Pouvez-vous nous en parler ?
Ca faisait longtemps que j'avais l'idée de monter un groupe avec le guitariste Ivan David. Au début je manquais de temps et ça a capoté car l'on n'avaient pas assez de musique.
Après avoir travaillé pour Bénabar j'étais en dépresssion, j'en ai reparlé avec Ivan. Nous avons donc écrit des musiques et formé le groupe Minaho ("Nous allons jouer" en Béninois).

- Un album solo ou avec votre groupe vous plairait-il ?
Oui, un album avec le groupe plutôt. On le prépare d'ailleurs. On recherche d'abord à réaliser un DVD du prochain spectacle à Dijon, en espérant qu'il soit de bonne qualité afin de le présenter.
Pour le moment il est nécessaire de jouer et de roder l'ensemble (avec notamment des spectacles).

- Quels sont vos projets à venir ?
Il y aura le spectacle au théâtre des Feuillants le 25 avril. Le groupe devrait également être présent au Festival Catalpa qui est prévu du 26 au 28 juin à Auxerre. Enfin nous prévoyons le Bistrot de la Seine à Dijon en septembre.

- Un dernier mot pour finir ?
J'espère beaucoup de concerts pour Minaho, en partenariat avec l'association L'arbre qui danse.
Il n'y aura malheureusement pas de concert en 2015 à Fulvy (par manque d'argent).
Paix à tous et que les agriculteurs arrêtent de polluer la terre.

Merci à Patrice Vignon pour nous avoir accordé cette interview !
Retrouvez le sur sa page Facebook.

Maxime Lopes sur Google+

Musique interview

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