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Hémisphère prépare un album

Hémisphère prépare un album en financement participatif.

Hémisphère

Qui se cache derrière Hémisphère et quel est l'univers du groupe ?
On est juste trois gars de la vingtaine avec plein de delay et de reverb sur scène. Pour ce qui est de l’univers c’est assez compliqué, non pas qu’on soit indescriptible ou ce genre de connerie qu’on emploie juste pour gonfler son ego. C’est juste pas facile de parler de ce qu’on produit, mais on pourrait dire qu’on essaye de garder une tension permanente en contenant l’énergie pour la faire exploser à certains moments précis. On traîne toujours quelque chose de l’ordre du désespoir via les textes et les mélodies tout en évitant un pathos trop prononcé.

D'où vient l'idée du nom du groupe ?
C’était une vieille chanson que le chanteur avait composé. La chanson était nulle. Mais on s’appelle Hémisphère… en tout cas pour le moment…

Vous préparez un premier album, peut-on en savoir plus à son sujet et quels vont être vos sujets d'inspiration ?
Il sera varié, pas mal d’ambiances différentes, il alternera entre des chansons rock brut avec des passages plus bossa nova, hip-hop, blues Africain et aussi juste des balades.
On essaye d’extraire des sons d’un peu partout tant que ça nous prend les tripes, le tout guider par une voix à fleur de peau.

Comment préparez-vous cet album entre les membres du groupe et en quoi l'arrivée du bassiste vous a aidé ?
On a fait pas mal de maquettes entre nous avec des micros de merdes, une carte son et un pc. Etant donné notre situation, dans la pratique c’est dur de le préparer l’album autrement, d’autant plus que les chansons sur cd ne seront pas jouer de la même manière que sur scène.
Un bassiste ça change toute la donne, c’est un spectre sonore de comblé et ca libère la guitare, en tout cas c’est le cas dans cette formation.

Le passage en studio n'est-il pas une étape redoutée ?
On a déjà eu l’occasion de se confronter au studio pour quelques chansons. On redoute toujours un peu, car l’excitation d’être en studio nous empêche souvent de voir le morceau comme il est, juste un morceau pas toujours génial. Faut quelques semaines avant de vraiment se rendre compte de ce que donne un morceau, la tête reposée et libérée de l’excitation du studio. C’est aussi pour cette raison qu’on a commencé à maquetter nos morceaux nous-mêmes avec les moyens du bord pour voire si on aime toujours autant le morceau sur la durée. Maintenant faut pas se foutre trop la pression, il faut pouvoir garder une spontanéité, son naturel, sinon on sera toujours déçu. Mais on sait à quoi s’attendre, on est prêt et on a vraiment hâte de produire cet album. 

Parlez nous du titre Ma ville...
Avant faut savoir que cette chanson il y a eu beaucoup de versions différentes, d’ailleurs la version qui sera sur l’album n’aura pas la même structure, ni le même texte que celle qui traîne sur soundcloud.
Mais la chanson est simplement le résultat de nombreuses pérégrinations alcooliques sur la capitale. Entre les prophètes de bistrots portant le poids de leur mal-être qui se gargarisent de croyances en te décrivant le (leur) monde, les publicités malsaines qui t’agrippent de partout et qui bien souvent t’incitent à bander en jouant de tes bas instincts, les quartiers paupérisés que l’on dit infréquentables par crainte de ces habitants. La chanson parle de ça, mais cette version plane trop n’est pas assez terre à terre. La version album sera beaucoup plus claire.

Pourquoi réalisez-vous un financement participatif ?
Parce qu’on est pauvre. Donc à défaut d’avoir une allocation d’artiste on réclame des sous aux gens.

Vous pouvez soutenir l'album d'Hémisphère sur KisskissBankbank.

 

Quel sera le nom de l'album ?
Peut être La fugue des rapaces, peut être Hallali.
On ne sait pas encore.

 

Des clips sont-ils prévus et comment voyez-vous l'univers visuel de cet album ?
On a des clips de prévu, on ne sait pas encore comment on va s’y prendre, mais étant donné qu’on a pas mal de connaissances dans le domaine de l’audiovisuel ça va le faire. Pour l’univers visuel on a également des amis dans la photographie et la peinture donc on va essayer de faire au mieux.

Quel souvenir gardez-vous de votre victoire au au tremplin du Parc Rock festival en 2018 ?
C’était l’opportunité de voir l’autre côté d’un festival. Ca fait quelque chose de voir une grande scène de dos et de se dire qu’on va monter une petite passerelle  pour y accéder et y jouer. En plus on avait des buenos et des bananes dans les loges.

Aurez-vous l'occasion de donner des concerts prochainement ?
Le 14 septembre on donne un concert acoustique à Lessines, il s’agit de la seule date certaine. On va surtout se consacrer à l’enregistrement de l’album.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Si jamais vous vous sentez l’âme d’un mécène, on est sympa.

Merci à Hémisphère d'avoir répondu à l'interview !
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Musique interview

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