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Harel : EP#1

C'est son tout premier disque en anglais et pourtant HAREL est loin d'tre un novice. Pop star incontestable en Israël, son pays natal, aussi loin que sa mémoire puisse remonter il a toujours chanté en hébreu, de sa voix aussi puissante que sensuelle.

Cette première collection de 4 chansons, portées par l'irrésistible single, le bien nommé « Radio », un hit imparable entre pop et électro taillé pour les ondes, marque les premiers pas d'HAREL sur la scène internationale. À son écoute, on songe immédiatement à Mika, parfaite idole, à mi-chemin entre orient et occident via ses origines libanaises.
 
HAREL est fier de ses racines irakiennes et yéménites, à l'instar de la fameuse Ofra Haza, immortalisée à jamais par le Paid in Full d'Eric B and Rakim. Comme la star yéménite, c'est d'abord à la synagogue qu'HAREL a appris à chanter : « Tout petit, j'y allais avec mes parents, mes grands-parents et on chantait toute la journée durant le shabbat. Il y avait les chanteurs les plus incroyables qu'il m'ait été donné d'entendre et, avec eux, j'ai également appris à improviser, à la manière orientale, en yéménite, en irakien. », poursuit-il. On peut également tracer un parallèle avec tous ces interprètes noirs américains, qui ont façonné leur voix à l'église, avant de prendre leur envol : Otis Redding, Marvin Gaye, Smokey Robinson ou Stevie Wonder, qui l'a particulièrement inspiré, ont tous suivi cette voie. D'ailleurs, à l'instar du créateur de Songs in the Key of Life, dès son plus jeune âge, HAREL pouvait mémoriser une chanson entendue à la radio et la rechanter immédiatement.
 
Avec ses camarades de chorale, il a tout juste six ans lorsqu'ils enregistrent un album, suivi d'un premier passage à la télévision. À 13 ans, pour sa communion, ses parents n'ont nul besoin d'engager un chanteur pour animer la soirée : le chanteur c'est lui... Bien des années plus tard, après avoir opté pour des études musicales, il tente sa chance à l'émission « Une star est née », équivalente de notre « Nouvelle star » et, mme s'il ne finit que second de la compétition, cette notoriété lui permet de signer son premier contrat dans une maison de disques. En 2010, il représentait Israël au Concours de l'Eurovision.
 
Aujourd'hui, HAREL compte quatre albums à son actif et ne cesse de se produire sur scène.
 
Star dans son pays, HAREL décide pourtant de tout remettre en jeu, pour tenter sa chance à l'international. Sur scène ne chante-t-il pas souvent en anglais, tout comme il interprète régulièrement des adaptations de classiques de la chanson française, telles que Je suis malade ou La chanson des vieux amants ? À la maison, ses parents ont toujours écouté Serge Lama, Brel et Édith Piaf, cela fait partie de son ADN et c'est ce qui a déterminé son choix de Paris pour y établir sa nouvelle base artistique.

Ainsi, HAREL collabore avec des musiciens et producteurs hexagonaux, comme William Rousseau, qui a également écrit pour Christophe Willem et Céline Dion, et le guitariste et producteur Pierre Jaconelli, qui a produit les albums de Johnny Hallyday (Sang pour sang, A la Vie, A la Mort ?), Florent Pagny, Pascal Obispo, Zazie, Axel Bauer, ou Benjamin Biolay.
 
Après de nombreux mois de travail, les chansons de cet EP#1 émergent enfin, emportées par le single-locomotive Radio, où HAREL peut faire toutes ses preuves de la séduction de son irrésistible voix dorée, sur ce puissant hit électro-pop, mais également sur Better Off, radieuse composition au piano à la mélodie irrésistible comme un tube d'Elton John, ainsi que sur la balade Revolution, dans la veine insouciante d'un Ed Sheeran, et surtout sur la parfaite pop-song  Never Ever, taillée pour les dance-floors.

Premier épisode des aventures hexagonales d'HAREL, on peut parier que cet EP#1 marque le début d'une véritable histoire d'amour entre le chanteur et la France.

Maxime Lopes sur Google+

Musique

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