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GRIMME présente son album The world is all wrong but it’s all right

GRIMME, alter ego de Victor Roux, parolier, producteur et bricoleur de son et d’images, se promène dans un monde éveillé sonore et visuel… Mélodies et images se croisent à travers une pop-folk organique, dans la droite lignée de Eels ou de Troy Von Balthazar. Vintage tout en étant moderne, sons épurés ou orchestrés, Grimme est un artiste de son époque qui a su se forger un univers unique. A travers son premier album, The world is all wrong but it’s all right (sortie le 24 mars), Grimme aborde les thèmes de la naissance et de la transition, dans un monde où les naïfs sont rois… Un hymne à la mélancolie et à la gloire de la songerie. Les chanson et vidéos de ce disque ont été pensées, écrites, produites, enregistrées, tournées, mixées et masterisées dans une chambre, avec trois bouts de ficelle et l’aide précieuse d’amis bien intentionnés. Embarquez, vous aussi, dans la « Machine à rêves » de GRIMME.

Grimme

Pourriez-vous nous décrire votre univers musical ?
Ma musique est le fruit de l'intégration de différentes cultures, elle mélange chansons folk, pop, musique électronique...
J'attache beaucoup d'importance aux mélodies et aux arrangements. J'aime mélanger les timbres, et faire cohabiter des instruments très differents. Par exemple faire se croiser un quatuor à cordes, un vieux synthétiseur analogique et une fanfare. Je pense ma musique, et mes chansons en général, mélancolique et je recherche la poésie à travers elle.

Quelle est la référence de votre nom de scène ?
Grimme est le mélange de deux idées qui symbolise bien le projet. Les 2 M font références aux frères Grimm et à leur contes, à leur imaginaire, à leur rêverie... Le E lui fait référence au verbe Grimer qui signifie « se maquiller pour la scène », ou plus précisément « se transformer pour échapper à la réalité ».

Présentez nous votre album The world is all wrong but it's all right...
Cet album a un sens tout particulier pour moi... Il s'est imposé de lui même... En fait depuis quelques mois je suis père. Et ça a été une révolution incroyable à tous les niveaux de mon existence. Ce la m' a permis de sortir d'une sorte de léthargie émotionnelle dans laquelle je m'étais englué... Et de me recentrer sur moi-même et sur ce, qui à mes yeux, a de l'importance. L'album est sorti tout seul, comme pour canaliser ce trop plein d'émotion... A la maternité déjà je commençais à façonner les premières chansons.
Ce disque a donc été fait et réalisé dans l'urgence, et avec très peu de moyen. Il a été enregistré dans mon salon sur 1 semaine, puis mixé dans une chambre... Totalement homemade. ainsi que les 11 vidéos qui accompagnent ce disque.

Selon vous, c'est important d'offrir un moment d'évasion dans la musique ?
Oui pour moi la musique et l'art en général, sont les moyens de s'évader d'une réalité parfois trop brutale et concrète. Ils permetent de se laissé dériver, de lâcher prise, un peu... et de se reconnecter avec ses émotions... C'est ce qui nous permet de tenir en quelque sorte...

Quel est le rapport à votre enfance dans cet album ?
Pour moi l'enfance est au coeur des créations... Déjà, je m'inspire beaucoup de mes souvenirs, de l'imaginaire omniprésent dans lequel on baigne quand on est enfant, des moments en famille avec des êtres, aujourd'hui perdus, qui nous ont forgés, qui nous on appris à appréhender le monde...
Et puis pour moi, faire des chansons, ou des clips, des décors, ou même des peintures, nécessite une véritable régression... On redevient le gamin qui découpe dans du carton, colle, dessine, bricole, invente... Et je me sens vraiment bien et heureux dans cet état...
Et puis comme je vous le disais tout à l'heure, la naissance de mon fils a enclenché le processus de cet album, et avoir un enfant nous replonge dans sa propre enfance, dans ce qu'elle a eu de plus beau comme de plus dur...

Parlez nous du titre Lordship Lane...
Lordship Lane ? C'est l'histoire d'un personnage qui se rappelle de son enfance, des après-midi passées chez son grand-père, de ce quotidien révolu, chargé de souvenirs tendres, le tout ancré dans une vision d'enfant où les frontières entre le réel et l'imaginaire ne sont pas très définies. Le personnage se souvient discuter avec le chat en faïence trônant sur le rebord de la cheminée de son grand-père... d'un monde de soucoupe volante et de rêverie... le tout ponctué du quotidien très concret de ces après-midi en famille...

Vous avez travaillé avec plusieurs artistes par le passé. Aura-on l'occasion de vous entendre en duo avec un autre chanteur ?
Et bien justement, pour fêter la sortie de mon disque je joue, le 27 mars aux Trois Baudets, à Paris. Et pour l'occasion j'ai invité quelques amis à venir chanter ou jouer avec moi... Il y aura Emilie Gassin qui viendra chanter une chanson du disque dont elle a écrit le texte, mais aussi mon viel ami Laurent Lamarca avec qui je devrais faire un duo... Et enfin mon ami Good Luc, dont le premier EP sort bientôt, viendra avec sa trompette pour jouer quelques titres avec moi.

Avec qui aimeriez-vous en faire un ?
J'ai toujours rêvé de faire un duo ou de travailler avec Beck...

Vous êtes passionné de cinéma et de peinture, quelle place occupe l'image dans votre vie artistique ?
J'attache beaucoup d'importance à l'image et la vidéo. Pour moi l'émotion de la musique associée à une image ou une vidéo est beaucoup plus forte. Et puis à travers ce projet je voulais m'amuser, je ne voulais pas me cantonner à mes chansons, je voulais m'exprimer à travers plusieurs médias... Je voulais mettre la main à la patte. Quasiment la totalité de mes clips on été co-réalisés avec mon ami Guillaume Genetet, avec qui on passe des heures à créer des décors pour nos vidéos...

Si l'on prend le clip de From the birds, comment avez-vous travaillé dessus ?
Pour réaliser ce clip, je me suis enfermé 3 jours et 3 nuits chez moi j’ai déplacé tous les meubles, tapissé mon salon de nappes blanches et construit une grosse machine de carton, de ruban adhésif, de vieux câbles, de quelques bombes de peinture, d'une poignée d'élastiques, d'une perçeuse pour faire tourner tourner une roue craimentée, de quelques punaises,  en guise de rivets, d'ampoules et d'un téléviseur pour donner vie aux entrailles de cette machine... Puis la troisième nuit j'ai tourné le clip avec mon ami Mounir Otay, qui a tout filmé !!

Est-ce que vous aimeriez faire un film ou un court métrage ?
C'est un vieux rêve que d'un jour réaliser un film... Mais c'est un métier et je ne m'en sens pas encore l'étoffe... Après si un jour l'opportunité se présente je bondirai dessus !

Le 27 mars on vous retrouvera en concert aux Trois Baudet, comment appréhendez-vous cette soirée ?
J'ai hâte d'être le 27 mars ! Je vais pouvoir présenter ma nouvelle formule live en duo à mon public et surtout pouvoir présenter les chansons de l'album dans leur quasi intégralité. Et puis avec les invités qui viennent partager la scène avec moi, il risque d'y avoir de beaux moments... J'ai hâte !

Qu'aimez-vous le plus dans la scène ?
Et bien la scène est le seul endroit où l'échange entre les musicien et le public est simultané... C'est le but, quand on fait de la musique, enfin en tout cas pour moi, que de pouvoir partager sur scène avec le public et pouvoir livrer sa musique sans artifice.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
J'espère que l'album vous touchera, et que l'on se croisera un jour sur la route...

Merci à GRIMME d'avoir répondu à notre interview !
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Maxime Lopes sur Google+

Musique interview

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