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Grand Blanc : une musique sombre et puissante

Originaire de Metz, Grand Blanc a inauguré le Printemps de Bourges qui fête ses 40 ans cette année.

Sur toutes les scènes françaises, ce printemps Grand Blanc ne fera pas l'apologie du monochrome. La musique est ample et froide et les textes littéraires sont passés au hachoir.

Benoît (guitares et voix) indiquait au micro d'ARTE que le groupe avait des textes très larges, mais qui faisaient partie du quotidien. Pour lui, il est important d'ancrer les textes dans un vocabulaire de tous les jours, des lieux..

Leur musique topographique est pleinement revendiquée. Originaire de Metz, Grand Blanc a puisé dans un bassin lorrain sinistré, un univers où le délabrement est toujours porteur de promesse.
Pour eux ça ressemble à une friche, avec des émigrés, avec un univers de traditions. Ils trouvent le terrain de jeu super.

Le son de Grand Blanc a mariné dans la new wave europénne du début des années 80, avant le cosmopolitisme d'avant la chute du mur.
Mythologie de l'est, guerre froide, post modernisme... la new wave était parfaite pour s'y retrouver selon le guitariste. Il n'y a pas que le passé, des années post années 80 sont aussi présentes pour Camille (claviers et voix). On retrouve des morceaux avec lesquels ils ont grandi : la techno, le hip hop, le rock, la pop...

Souvent noyés dans le mix ; les textes sont nullement prémachés mais plutôt concassés, comme en kit, à chacun de se les approprier.
Il n'y a pas de texte narratif et Camille préfère qu'il en soit ainsi pour que celui qui l'écoute puisse en faire une idée approximative. Benoit précise que si aucune notice n'est présente, ce n'est pas parce que le groupe est snobe, mais parce qu'il n'y en a pas.

Le dernier album de Grand Blanc, Mémoires vives, est disponible depuis le 19 février 2016.

Maxime Lopes sur Google+

Musique

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