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Fred Blondin : l'album Pas de vie sans blues

Des paroles plus que jamais d’actualité et toujours des bougies pour fêter les 30 ans de carrière de Fred Blondin. Une carrière démarrée en 1988 avec le groupe Glen Murdock dont il est le leader.
Fred Blondin revient en mars 2018 avec un nouvel album intitulé Pas de vie sans blues.

Fred blondin

Crédit : Philip Corsant Colas

Très vite, il se fait remarquer par un producteur indépendant qui reconnaît en lui un artiste en devenir. Son 1er single Paris au bord des larmes fera découvrir sa voix chaude et puissante au grand public et le propulsera aux Victoires de la Musique dans la catégorie révélation masculine.

Suivront ensuite une dizaine d’albums et une seconde nomination aux Victoires de la musique pour l’album Je voudrais voir les îles. Fred nous fait partager tout au long de sa partition ses infl uences musicales allant du blues à la pop en passant par le rock.

A travers ses rencontres artistiques, il composera également pour denombreux artistes tels que Johnny Hallyday, Patricia Kaas, Yannick Noah, Michel Sardou, Julio Iglesias. Sa personnalité vocale séduira de grands noms de la chanson française qui lui offriront à leur tour des chansons (Calogero, CharlÉlie Couture).

La scène faisant partie intégrante de son hygiène de vie, il préférera sillonner les routes et défendre la chanson française plutôt que d’arpenter les plateaux télé aseptisés. Toujours en recherche du contact avec son public, il naviguera à travers la France et inventera le « Péniche Tour ».

De toutes ces dates où il a disséminé ses chansons, sa proximité, ses mots et sa voix lui ont permis d’acquérir un public nombreux et fi dèle et d’en faire aujourd’hui l’un des piliers de la chanson française.

Pas de vie sans blues est une rencontre artistique entre Fred Blondin et des artistes qu’il apprécie et qui lui ont écrit des chansons qui lui ressemblent... Daran sur Pas de vie sans blues, Cali pour Notre amour foutu et On rentre à la maison et Grand Corps Malade pour J’ai vu le blues.
Fred Blondin présentera cet album lors d'une tournée exceptionnelle, avec un concert au Casino de Paris le 14 avril 2018.

Interview de Fred Blondin

Pouvez-vous nous présenter votre album Pas de vie sans blues ?
Pas de vie sans blues comporte 13 chansons originales. J’ai eu la chance d’avoir les participations au niveau écriture et/ou composition de Cali, Daran, Grand Corps Malade, Jacques Veneruso, Cyril Paulus, Pierre-Yves Lebert, Emmanuel Tricoire, mais aussi des auteurs avec lesquels je travaille habituellement depuis quelques années maintenant comme Bernard Droguet ou Xavier Hernault, et puis je m’en suis gardé quelques unes aussi ;-)

Vous avez travaillé avec Daran, Cali et Grand Corps Malade sur 4 titres de cet album. Comment se sont passés vos échanges ?
Essentiellement par internet, dû aux emplois du temps respectifs de chacun, à ma situation géographique, puisque j’ai enregistré à Latour-Bas-Elne près de Perpignan et que j’y ai passé beaucoup de temps, et puis par téléphone visio. Aujourd’hui, travailler ainsi est possible, et tellement pratique.

Les échanges avec d'autres artistes sont importants pour vous, pourtant il parait que vous avez tout enregistré dans votre home studio. Comment gérez-vous tout cela ?
Aujourd’hui, tout cela se gère très facilement. Effectivement, j’attache beaucoup d’importance au côté humain, et donc aux échanges, mais tout cela peut se faire en amont avant l’enregistrement. D’autre part, les distances sont aussi moins problématiques aujourd’hui. Il y a par exemple beaucoup de musiciens opérant à Paris, qui vivent dans le Sud. Le train et l’avion, si on s’y prend assez tôt, et si on les prend régulièrement, sont devenus très abordables aujourd’hui au niveau du tarif. Concernant le home studio, ce n’était pas le mien.

En quoi l'actualité inspire vos compositions ?
Parce que si on met de côté le privilège de pouvoir vivre de ma passion, ma vie est la même que tout le monde. Je fais donc partie, comme nous tous, de l’actualité. Nous la vivons. Ce qui nous différencie après, c’est notre sensibilité. Nous n’avons pas tous la même, et nous ne l’exprimons pas tous de la même façon. Moi, j’en fais parfois des chansons...

Parlez nous du titre Comme un frère...
C’est une chanson que m’a proposé Jacques Veneruso. Elle m’a beaucoup touché, car elle est arrivée quelques jours après la disparition de Johnny, et je trouvais que nous étions beaucoup a avoir ce sentiment de perdre un ami, ou un frère, tant il faisait partie de nos vies. Moi par exemple, outre le fait de lui avoir écrit et composé des chansons et d’avoir assuré sa première partie sur 3 tournées, c’est une personne que j’ai toujours connu puisqu’il était déjà « en place » lorsque je suis né. Il faisait donc un peu partie de ma vie. Et puis durant les années 2016 et 2017, j’ai également perdu deux amis très chers à mon coeur. Cette chanson est aussi une sorte d’hommage que je leur rend. En la chantant, je penserai à eux...

Un livret de 16 pages sera avec l'album physique, que retrouvera-on dessus ?
Ce qu’on peut espérer dans un livret ! À savoir les textes des chansons, qui a fait quoi, et aussi quelques belles photos :-)

Peut-on en savoir plus sur vos choix pour le clip de Je partirais demain ?
Oui, bien sûr ! Le choix du système D comme « débrouille ». Nous avions peu de temps, et comme nous étions dans cette région que j’adore, à savoir les Pyrénées Orientales, qui devient d’ailleurs de plus en plus mon « deuxième » chez moi, j’ai appelé mon ami photographe Yvan Chocoloff, qui vit à Perpignan, et lui ai demandé de se débrouiller à me faire un clip en 2 jours car je n’avais pas plus de temps.

Pas de vie sans blues fête vos 30 ans de carrière artistique. Quel est le meilleur souvenir que vous gardez de ces 3 décennies ?
Trop compliqué de n’en choisir qu’un. J’ai eu la chance de vivre beaucoup de moments magiques grâce à ma voix, ma guitare et mes chansons. Et rien que ça est déjà un truc énorme, et je crois les doigts tous les matins pour que ça dure encore longtemps. Très longtemps.

Début février vous indiquiez sur Facebook vouloir entrer dans le Top Album pour sa sortie le 2 mars et ainsi espérer passer en radio. C'est si problématique que ça de pouvoir espérer passer sur les ondes ?
Oui, pour les indépendants et les petits labels, c’est quasiment chose impossible. Nous n’avons pas les moyens d’acheter sur les radios des campagnes de pub, et nous ne disposons donc d’aucun moyen de « pression » ou « d’échange », hormis notre travail et nos espoirs. Ce qui ne représente pas grand chose dans ce milieu médiatique ou seul le « buzz » est reconnu. Une personne qui montre son cul sur le net aura plus de chances que moi qu’on s’intéresse à elle. C’est ainsi aujourd’hui. Mais ça ne me rend pas aigri pour autant. Aujourd’hui, je prends les choses avec beaucoup de recul et de philosophie, et ne comptez pas sur moi pour montrer mon cul ! :-)

Dans la vie, on a forcément un moment de blues ; que faites-vous quand vous en avez un ?
J’en fais des chansons !! Chez moi, seuls les moments de blues ou les moments euphoriques me donnent l’inspiration. Il m’arrive même de les provoquer lorsque je suis en panne. Je « m’autoblues ». je me mets dans un état dépressif tout seul :-)

Comment vous sentez-vous avant de rentrer sur scène ?
Tout dépend de la scène, de l’ambiance, des « balances son » faites ou non auparavant, de la salle, de la ville etc etc... Tout cela rentre en réalité en compte. Mais en règle générale, je suis quasiment toujours impatient de commencer. Avec l’expérience, le trac se gère totalement d’une autre manière. Ce n’est pas que je ne l’ai plus, mais il est allégé des hantises du « trou de mémoire » et autres peurs de se tromper en général. L’expérience apporte cela. Elle permet d’être plus relax sur certaines choses car à force de les vivre, on a appris à les gérer et même à en profiter. Un trou de mémoire sur scène peut être une merveilleuse occasion d’installer une complicité avec le public par exemple. Lorsque cela m’arrive, avec le temps, plutôt que de tenter de camoufler ma planta de ou trou de mémoire, je fais arrêter tout le monde sur scène, j’avoue ma faute au public, et je mets ça sur le dos d’un musicien qui n’y est absolument pour rien, et tout cela peut vite devenir un petit sketch marrant. Les gens sont toujours friands de complicité et de bonne ambiance sur scène.

Une tournée française est prévue, avec un passage au Casino de Paris, qu'appréciez-vous dans ce moment de partage avec le public ?
J’apprécie que rien ne soit jamais pareil. Aucun concert ne ressemble à un autre. rien n’est acquis et tous les soirs les compteurs sont remis à zéro. Chaque soir est une histoire.

On va faire un aparté, vous avez écrit plusieurs textes pour Johnny Hallyday. Souhaitez-vous dire quelques mots suite à sa disparition ?
Non, je laisse ça aux « spécialistes » ! À ceux qui lui ont serré la main 2 fois dans leur vie mais qui en parlent et témoignent comme si ils étaient intimes avec lui. Y’en a plein les médias depuis le 6 décembre dernier, et c’est bien suffisant.

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
Bah... merci beaucoup et rendez-vous au Casino de Paris le 14 avril !!

Merci à Fred Blondin d'avoir répondu à notre interview !
Retrouvez le également sur Facebook.

JE PARTIRAIS DEMAIN

Tournée 2018 de Fred Blondin

12/04/18 TROUVILLE
13/04/18  LILLE
14/04/18 CASINO DE PARIS
21/06/18 FÊTE DE LA MUSIQUE – VAUX SUR SEINE
22/06/18 DEAUVILLE
05/07/18 BARRIERE ENGHIEN JAZZ FESTIVAL
07/07/18  FESTIVAL ENGHEIN
12/07/18 FESTIVAL MUSILAC – AIX LES BAINS
14/07/18 FRANCOFOLIES DE LA ROCHELLE
20/07/18 LYON
25/07/18 FESTIVAL DU CHÂTEAU – SOLLIES PONT
27/07/18 AGDE

Musique interview

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Commentaires (1)

ALAIN PRADET
  • 1. ALAIN PRADET | mardi, 04 juin 2019
bonjour
je pourrais avoir la partition ou la griile ou la chanson avec accords / pas de vie sans blues
je suis guitarisre dans un patit orchestre et j'adore cette chanson et jaimerais bien la jouer et chanter
j'ai deja quelques chansons de FRED dans mon répertoire
j'ai deja bossé dessus mais il manque des petits subtilités
amicalement Alain

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