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Franck Tira : l'album Déboussolé

Franck Tira dévoile son 2ème album de rock progressif et intitulé Déboussolé.

Franck Tira Déboussolé

L’album : « Déboussolé » affirme un style personnel

Sa construction musicale est exigeante, autant que les moyens techniques de production.
Contrairement à Go 209, Déboussolé fait place à des textes en français, écrits et chantés par Franck Tira. Paroles engagées, caustiques ou poétiques réclament sans gêne, et peut-être sans y croire, un monde meilleur sur fond de musique rock progressif.

Franck Tira est entouré de Jessy Ranger à la batterie et de Isis Bou à la basse apportant un « coup de sang » à la formation dont l'objectif est d'enflammer le public et la scène. « On veut des dates », nous crient ces 3 fadas de rock, « il faudrait maintenant du Franck Tira dans les salles ! ».

Entretien avec Franck Tira

Pouvez-vous nous présenter l'album Déboussolé ?
J'avais envie de faire un ensemble de morceaux qui se raccrochent les uns aux autres comme pour raconter une histoire en plusieurs épisodes. Le thème est sombre puisqu'il est question de la guerre entre les hommes et surtout de mon incompréhension face à l'intelligence et en même temps la bêtise qui nous caractérisent. Déboussolé est un album où alternent la colère et la résignation, le doute et la confiance. Peut-être une porte légèrement ouverte sur l'espoir d'un monde meilleur.
Le rock progressif – en tout cas je me reconnais dans cette appellation – est adapté à ce genre de propos. Du côté instrumental, l’accompagnement est assuré par un jeu de batterie expressif et une basse mélodico- rythmique fusionnelle. La guitare est omniprésente, elle est mon "musical indispensable”. Et puis il y a les textes…

Comment travaillez-vous vos compositions ?
Pour Déboussolé en particulier, j'ai essayé de travailler avec l'idée que les morceaux devaient être jouables sur scène et avec 3 musiciens. Ce qui a eu une influence sur la composition. L’harmonie me sert de point de départ. Ensuite je greffe la ou les mélodies, puis les arrangements et les textes. Je garde, j'enlève, je garde j'enlève et enfin je garde… C'est aussi ça…

Vous avez fait du jazz et du blues dans votre carrière, c'est quelque chose qui vous plait de mélanger un peu ces univers avec le rock dans la partie instrumentale sur certains titres ?
Je ne mélange pas des styles différents comme pour une recette. Je crois que les choses sont plus spontanées, voire naturelles. Je suis fait de tous ces styles et forcément ils m'habitent comme ils habitent ma musique. En fait, pour moi, il n’y a pas des musiques, il y a la Musique et j'espère ma musique.

Est-il possible de nous faire rentrer dans les coulisses des enregistrements en studio ?
Le studio est pour moi une étape exécutoire et validante. Je « fabrique » en quelque sorte la musique que j'ai préalablement conçue. Mais c'est un lieu magique, où on peut encore façonner avec les techniciens la musique qu'on y a apportée. Ca n'en reste pas moins un moment de stress où la précision est de rigueur car l'étape d'après c'est l'oreille du Public.
En passant un grand merci à Jean-Pascal BOFFO de Rombas, pour son indéniable talent d'ingénieur et de musicien…

Parlez-nous du titre Inconnu et de son clip...
Inconnu, parle de la guerre. Il rend hommage au soldat inconnu. L'idée est d'évoquer justement l'affrontement violent entre les hommes et montrer que les choses se finissent toujours dans l'apaisement. Il reste les blessures profondes et le besoin d'inventer des symboles comme le soldat inconnu pour marquer les esprits et la mémoire. Et pour se dire «  plus jamais ça ». Mais on recommence…
Le clip est une sorte d'allégorie à ce que je viens d'évoquer. Il a été tourné au théâtre du peuple de Bussang, un lieu mythique et représentatif de l’esprit humaniste qui caractérisait Maurice Pottecher (fondateur du théâtre du Peuple) . Le clip a été un vrai challenge car nous n'avions qu'une seule journée pour la captation d’images. L'équipe de 15 personnes – danseuse, chorégraphe, acteurs, metteur en scène, réalisateur, caméramans – se sont pris au jeu et ont vraiment assuré.

Vous préparez votre tournée 2018/19. Qu'évoque la scène pour vous et est-ce qu'il y a des endroits où jouer vous ferait plaisir ?
La scène représente pour moi, surtout la rencontre avec le public. C'est là où je donne et je me laisse aller à ma musique et c'est là aussi que je reçois… C'est un lieu et un moment de vérité quelle que soit la scène. Un lieu vivant où le temps n'a plus de prise sur moi…

Il parait que vous êtes également prof de musique dans un collège. Comment vos élèves réagissent au fait que vous n'êtes pas seulement enseignant mais aussi artiste ? Est-ce que cela change dans la façon d'enseigner ?
Je confirme ! Je suis professeur d’éducation musicale en collège. La plupart de mes élèves sont au courant de mon activité artistique. Généralement ils sont plutôt curieux, certains m’encouragent sur ma chaîne Youtube, certains sont venus au concert…
Est-ce que ça change ma façon d’enseigner ? Je ne crois pas. J'éprouve autant de passion à expliquer une sonate de Beethoven qu'une ballade de Led Zepplin… Au final, je crois que c'est presque pareil : être un artiste ou un enseignant c'est un peu être un passeur… J'évolue dans cet état d'esprit, la musique est le dénominateur commun.

D'autres projets sont-ils prévus prochainement ?
L'album Déboussolé est dans les bacs depuis octobre 2017, ce qui m'a laissé du temps pour me reposer. Mais surtout pour réfléchir au suivant dont les idées sont là et se mettent en place autour d'un thème. La partie instrumentale sera peut-être la surprise… Bref dans l'immédiat me produire sur scène est en ligne de mire.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Merci à vous et à votre blog. Et si on se donnait rendez-vous dans un an pour d'autres infos sur Franck Tira ? Sans attendre jusque-là, bienvenue à tous sur mon site

Merci à Franck Tira d'avoir répondu à notre interview !
Retrouvez le également sur Facebook.

Inconnu (hommage aux soldats inconnus)

Musique interview

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