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Face the sun : l'album du groupe Lost Bastards

Plongez en avant première dans l'univers de l'album Face the sun du groupe Lost Bastards ! Alors qu'il devrait sortir le 5 mai, le groupe rock nous donne de nombreuses anecdotes dans cette interview...

Lost Bastards

Pouvez-vous nous présenter le groupe Lost Bastards et son univers ?
Lost Bastards s'est formé en mars 2015. C'est avant tout une aventure humaine extra-ordinaire. La rencontre de 4 musiciens passionnés qui se sont télescopés autour de mes compositions. Je crois qu’une de notre caractéristique c’est la une bonne humeur, on se marre tout le temps, jusqu’a en pleurer de rire souvent.
L’univers du groupe c’est le rock, dans sa tradition mais aussi dans le son actuel, avec une grosse touche blues. On est aussi très influencé par le cinéma et la BD. Chaque chanson est une séquence d’un seul film, ce qu’on va retranscrire dans nos clips d’ailleurs.

Vous préparez actuellement l'album Face the sun, comment le décrireriez-vous ?
Face the Sun c'est un premier point d'ancrage dans l'aventure du groupe. Il contient 10 compositions originales, que nous avons choisi parmi les trentaines de titres que j’ai composé. Le choix n'a pas été facile car toutes les compositions auraient pu y figurer. Mais de fait, ce 1er Album reflète la palette de couleurs du groupe. On y retrouve également nos principales influences, on passe d’un heavy rock à la frontière avec le métal (parfois on la dépasse, mais toujours avec classe), à de la folk, du blues ou à du rock psyché en mode 70s. Au delà de ça, le nom Face the Sun est évocateur, il représente notre envie de braver les obstacles – et ils sont nombreux pour un groupe de rock indé aujourd’hui. Le soleil représente entre autre l’avenir et ce point de mire qu’on garde dans le viseur pour aller le plus loin possible.

Parlez nous du visuel de la pochette du disque, avec son côté pirate…
Effectivement il y a un côté pirate. En réalité, c’est plus un mélange personnel de western / cow-boy et de piraterie. J’ai dessiné cette pochette comme un tatouage en fait. Je voulais y incorporer ces éléments : un crâne humain (en mode Calaveras, symbole mexicain de la fête des morts), les couteaux du personnage, des colts navy, le personnage en lui-même et son double, les plumes indiennes, et ce soleil qui est dans cette illustration représentée comme une espèce d’énorme locomotive. L’élément le plus important est la serrure. Elle devient ici comme un bas relief d’une divinité. Et le tout pour ressembler à une vieille carte au trésor.

Qui est le héro de l'album et quels sont ses traits de caractère ?
Le héro de l’album est un loup solitaire. Un desperado dont la particularité est de se battre uniquement avec ses couteaux. Pas évident quand on évolue dans un monde fait de poudre et de flèches. Ce personnage est une projection, il a tous les traits de caractère de chacun de nous 4, c’est une synthèse et un symbole. Ce qui est vraiment cool, c’est qu’on peut lui prêter toutes les intentions, projeter en lui nos frustrations ou nos joies également. Il se retrouve dans des situations et des endroits pas possible. Toujours à la frontière entre son réel et son imaginaire. Je ne peux pas trop en dévoiler mais il est dans une quête épique et tout commence par la découverte d’une clef...

Pourquoi faire des transitions avec le cinéma et la BD ? Quels sont les éléments et oeuvres qui vous fascinent le plus ?
On fait pas vraiment de transition. Tout est lié, la musique, le cinéma et la BD. Ce qu’on joue est implanté dans un décor. Si on pouvait, je pense qu’on n’évoluerait qu’à travers l’image, comme un long film avec beaucoup d’atmosphères différentes mais dans une même énergie.
On est très influencés par les vieux western spaguetti, des films comme Le Bon, La Brute et Le Truand. Clint Eastwood est un modèle et une figure de proue pour nous. Mais aussi par les films de Tarantino. Le nom du groupe vient d’ailleurs d’Inglorious Bastards, qui n’est pas un western pourtant. Moi j’ai grandit avec des BD comme Blueberry et Luky Luke. Dernièrement on a été rattrapé par l’actualité avec l’excellente série Westworld. Là encore c’est un coup de coeur qui nous a encore conforté dans cet univers.

Peut-on en savoir plus sur le titre Moody ?
Moody c’est le single de l’album. C’est en fait le titre qui nous a rassemblé au début quand je réunissais les musiciens autour de ce projet. On y retrouve ce shuffle bluesy et des gros riff qui nous caractérisent maintenant. Vous découvrirez aussi un passage particulièrement aérien qui amène dans un autre espace temps. Ce que je décris là se retrouvera dans le clip alors je ne vais pas trop en dévoiler.
Mais en gros, Moody raconte le combat de notre héro contre son double qu’il croit au début maléfique.

Comment se passent les enregistrements en studio ?
On a enregistré la plus grosse partie des instruments en mai 2016, avec le talentueux Hervé de Caro. On a loué un chalet à Gerardmer, amener tout le matériel nécessaire et pendant, une semaine on a bossé à fond pour donner le meilleur de nous-même. D’autres pistes se sont rajoutés plus tard. Mais en gros ça s’est bien passé, on est très content du résultat. Le son correspond tout à fait à ce qu’on voulait et à la couleur qu’on voulait donner à cet album.

Vous faites un financement participatif. Pourquoi vous aider et pensiez-vous qu'autant de personnes vous aideraient si rapidement ?
Oui on a fait le choix un peu fou de proposer un financement participatif. On a pensé que ça serait une bonne idée de donner la possibilité aux personnes qui le souhaitent de s’impliquer dans le projet, de rentrer dans cet univers avec nous. Et la belle surprise ! Les participations s’enchaînent et c’est génial. On est ravis, surpris et admiratifs. Le soutien de toutes ces personnes est très important pour nous. C’est une impulsion puissante qui, j’en suis sûr, va nous permettre d’aller plus loin et plus rapidement. J’en profite pour les remercier tous, ils auront droit à leur bisous, on est pas des bêtes – enfin tout dépend de l’heure et de si on a mangé ou pas.

Lost Bastards finance son album Face the sun auprès des internautes sur Ulule.

 

Avez-vous déjà des idées pour le contenu de votre clip ?
Oui l’idée du clip est venue assez vite. En fait, il était déjà écrit dans le texte de la chanson, on l’a juste mis en forme, placé dans un décor. Là encore je ne préfère pas trop en parler et laisser le clip surprendre.
Mais… guess what ? Ça sera une ambiance western avec notre héro ! Surprenant hein ?

Une indiscrétion sur l'album à nous donner ?
Une indiscrétion pas vraiment, mais une putain d’anecdote oui !!! Le 3ème matin de la session studio, au réveil, on me demande si je n’ai pas entendu des bruits bizarres pendant la nuit. Moi je n’ai rien entendu du tout, mais Hervé et Julien se sont levés, ils ont crus qu’un sanglier se baladait autour de la maison et sont retournés se coucher. Ça m’a vraiment paru bizarre un sanglier, dans un quartier où il n’y a que des chalets, et pas en lisière de forêt. Je sors donc fumer une clope et vérifier si toutes les voitures sont ok. En sortant je vois tout de suite les warning de la voiture d’Hervé allumés… Je m’approche et vois le pare-brise arrière défoncé !! Je cours pour le prévenir, il manque de s’étouffer avec sa tartine et sors avec moi. Je l’entends hurler : « Il y a un mec dans ma voiture !!!! » Effectivement un mec, qu’on va appeler T. était au volant. Le gars a pris une mangeoire à oiseau qu’il a trouvé dans le jardin et a défoncé le pare-brise. Il a réussi se faufiler, sans même se couper et à se glisser devant le volant.
Du coup, on a appelé les gendarmes qui sont venus 30 minutes plus tard. On était flippés parce que le mec était blanchâtre, on pensait qu’il était blessé. On lui parlait pour s’assurer qu’il allait bien. Il nous répondait, mais c’était pas facile à comprendre. Il était complètement arraché, ivre mort… Donc voilà on a perdu une demi-journée à cause de cet abruti. Mais on en rigole beaucoup maintenant. Je pense qu’on s’en souviendra pendant longtemps.

Prévoyez-vous des concerts ou des festivals pour la sortie de Face the sun ?
Oui on a vraiment envie de défendre ces titres devant un public, les partager de la manière la plus directe qui soit. De toute façon, aujourd’hui les musiciens ne survivent que grâce aux concerts, la vente de disque étant devenue ce qu’elle est. Et on ne peut pas compter sur les revenus de la diffusion numérique qui sont vraiment dérisoires. On prévoit une première tournée en 2017, sans doute pendant l’été ou l’automne et on adorerait faire des fest également. En tout cas, je peux vous dire que la bête Lost Bastards se déchaîne sur scène !

Vous êtes de Strasbourg, ça vous dirait de proposer votre musique outre Rhin ?
Oui tout à fait, outre Rhin, outre Atlantique, outre tout ce que tu veux, on a pas de frontière et on ne veut surtout pas s’en mettre. Si on peut aller jouer au Cambodge, au Japon ou que sais-je, on le fera ! Je serais curieux de voir comment serait accueilli notre musique d’ailleurs.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Je conclurais en disant que l’aventure de ce groupe ne fait que commencer. On a déjà rencontré beaucoup d’obstacles mais on s’accroche et on avance contre vents et marées. La venue de cet album nous remplit de joies et d’espoir, on en attend beaucoup et je pense que les gens sont sensibles à ça. L’engouement qu’il suscite nous donne des ailes. Je le dis encore, mais merci à nos contributeurs chéris.

Merci à Lost Bastards d'avoir répondu à nos questions !
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Maxime Lopes sur Google+

Musique interview

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