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Evaluateur d'art : un oeil d'exception

Philippe Costamagna a un oeil d'exception : il évalue des tableaux d'art. Il sait reconnaitre très rapidement un faux, d'une toile de grand maître.

Pour cela, Philippe Costamagna se repère grâce à "la touche" de l'artiste, au coup de pinceau. Chaque artiste a sa propre manière de peindre. Par exemple, Caravage a une peinture rapide, sans brouillon ni travail préparatoire : c'est un peintre passionné.

Certains évaluateurs d'art prétendent connaitre des artistes, mais ce n'est pas le cas pour tous les peintres. Il est important de voir un tableau.

Pour reconnaitre un faux, il est important de reconnaitre les oeuvres du peintre et d'être spécialisé. Généralement celui qui évalue une toile est tout de suite surpris lorsqu'il voit un faux. En regardant de près, il est mal à l'aise car il voit par exemple des craquelures (vieillissement de la peinture). Les faux tableaux sont chauffés dans des fours pour les faire vieillir.

Il arrive parfois que l'évaluateur d'art bloque sur une toile. Plusieurs avis sont alors déterminant pour attribuer une oeuvre à un artiste.

Dans certains cas la technologie peut aider les experts. Récemment La Joconde a été passée aux infrarouges et les spécialistes se sont aperçus que De Vinci avait peint 2 visages (un homme et une femme).
L'oeil humain reste néanmoins le plus utile. En dehors seul les radiographies peuvent déterminer les originaux.

Si l'erreur est possible, c'est souvent que l'expert qui évalue les tableaux d'art ne se base que sur des clichés photographiques.

Pour évaluer des oeuvres d'art, il faut être doué et passionné. Un travail et un apprentissage sont également nécessaire. L'un des meilleurs moyen est de visiter de nombreux musées.

Le livre Histoires d'oeils de Philippe Costamagna est disponible aux éditions Grasset.

Maxime Lopes sur Google+

Art

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