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Criss présente Code 69

Découvrez le nouveau clip Code 69 de Criss. Si l'hybridation devait avoir une définition musicale, cela serait certainement un bel exemple que de prendre le projet de Criss qui a bouleversé les codes du monde électro, en y apportant l'omniprésence d'un violon qu'il a là aussi détourné pour en faire un instrument tout autre. Aidé de son violon midi, modèle unique au monde, il vient embarquer dans son univers toutes les sonorités qui l'inspire pour en faire un univers OVNI et singulier. Son premier clip Code 69 est un bel aperçu de l'album en préparation.

Criss

Hybridation. Voici un mot qui pourrait résumer l'approche de CRISS. Hybridation dans ses facettes de musicien, à la fois, compositeur, producteur, interprète et... inventeur d'un dispositif technologique qui marrie le violon aux machines. A l'origine, violoniste virtuose de l'improvisation dans les sphères du jazz et de la musique classique, CRISS a accompagné plusieurs artistes à l'international, comme Manu Katché qui ne tarit pas d'éloges sur sa démarche. Hybridation des genres musicaux, également, qui tour à tour flirte avec l'expérimental tout en restant accessible. Jazz, électro, funk, techno et hard rock nourrissent ses sonorités, ses samples et ses grooves à la fois insolites et familiers. Tenter de poser une étiquette sur son travail se révèle donc délicat. Une chose est sûre : observer l'art avec lequel il dirige ses instruments sur scène est aussi passionnant qu'écouter ses pièces délicieusement progressives, en fermant les yeux...

Après les Etats-Unis et la Corée, c'est à Paris qu'il a présenté son projet, sur la scène du Nouveau Casino le 15 décembre 2017.

Interview de Criss

Est-il possible de nous présenter le clip Code 69 ?
Le clip Code 69 a été produit par Elephant prod et réalisé par Gael Leiblang. Je préfère dire que c'est une présentation du projet plutôt qu'un clip, le réalisateur a voulu faire les choses simplement pour que le public puisse être concentré sur l'essentiel donc il n'y a pas d'histoire juste mon violon et moi avec mon système comme si j'étais en concert finalement.

D'où vient l'idée de ce nom ?
Pour comprendre d'où vient l'idée de ce nom il faut déjà savoir pourquoi j'ai intitulé le nom de l'album qui est en préparation et le nom du show In my mind.
On a tous en nous enfui quelque part dans nos têtes un jardin secret une part d'ombre, des choses qu'on ose pas dévoiler où qu'on dévoile juste un petit peu sans véritablement se mettre à nu que ce soit au niveau des fantasmes au niveau sexuel ou à d'autres niveaux. Le masque que j'ai voulu porter est là pour mettre en avant ces jardins secrets.
Pour moi je ne comprends pas comment peut on se permettre de juger des gens sur leur pratique sexuelle un peu partout dans le monde et même en France (Femme Homme, femme femme, transex, mince obèse, homme homme, handicapé...) tant qu'il y a envie et consentement pourquoi cela dérange certain d'entre nous ?
Pour moi accepter les différences est le premier pas qui va vers la tolérance et la paix. Si il fallait un code comme un code génétique de l'amour pour sauver le monde, je pourrai imaginer le CODE69.

Peut-on en savoir plus sur votre projet hybride violon/machine ?
Ca fait 5 ans que je travaille sur le développement de ce projet.
Pour commencer, il me fallait un violon compatible midi, pour cela j'ai contacté Hervé Prudent (HP Lutherie), un des plus grand violin maker.
On a décidé de développer ensemble un violon unique au monde dont j'ai eu la chance de signer toute la série qui est sortie à Los Angeles en 2016.
Par la suite j'ai du réfléchir au concept technique pour être entouré de machines reliées à mon violon avec un système de prise de voix directement intégré.
J'ai décidé de ne pas me servir d'ordinateur, je voulais avoir du physique tout autour de moi et non des logiciels, ce qui a considérablement compliqué la tâche, j'étais donc limité pour la création, ce qui m'a permis de me dépasser et de prendre des chemins que d'autres ne prenneny pas ou peu.
Pour le Show je voulais qu'il soit étonnant comme le projet lui même, j'ai la chance d'avoir dans mon équipe des créateurs lumières VINCE et visuel TEKYES qui ont travaillé pour des grosses comédies musicales ou des artistes comme les Black Eyed Peas ou David Guetta.
Depuis un moment je travaille aussi avec Yann Cherdo un jeune ingénieur concepteur, un génie qui va développer de l'intelligence artificiel relié à mon système, je ne peux pas vous en dire plus pour le moment mais je peux vous dire que mon Show va évolué, il travail aussi sur d'autre développement mais shut...

Marier violon et électro n'est pas une chose à laquelle on s'attend tous les jours ; est ce simple de mélanger plusieurs univers musicaux ?
Rien n'est simple et rien n'est compliqué. Je viens du Jazz et je suis rentré dans le monde électro sans le vouloir. j'essaie de chercher une simplicité dans la complexité, dans ce projet il y a réellement toutes mes influences musicales depuis que je suis petit (électro, dance, musique de film, musique improvisé, jazz, hard, pop rock, classique, funk, disco, musique orientale, rap et expérimental) ce projet est l'ADN de ce que je suis.

Selon vous, peut-on se passer d'informatique dans la composition d'un album ? Existe-il une grande différence entre instruments traditionnels et ceux informatisés ?
De nos jours pour travailler sur un album, il y a toujours qu'on le veuille ou non de l'informatique quelque part, là où ça devient intéressant, c'est de savoir comment on veut s'en servir. Pour moi Il y a une différence bien sûr entre les instruments traditionnels et ceux informatisés, c'est l'essence même de mon projet. Le violon est un instrument traditionnel mais dans mon projet il a été totalement repensé et retravaillé avec la technologie que m'offre mon époque. Les DJ utilisent des logiciels avec des ordinateurs, des sampleurs, des clefs USB pour lancer leur samples, alors que dans le projet In my mind j'ai essayé d'humaniser ces samples en les manipulant avec mon violon et mon archet. On peux ressentir alors quelque chose de viscéral dans mes sons car ils sont tous joués en direct.

En 2018 vous sortirez l'album In my mind. Pouvez-vous nous en dire plus ?
J'ai tout fais à l'envers, au lieu de penser et de travailler sur l'album en premier et le Show ensuite, j'ai d'abord travaillé sur le développement du Show pendant 5 ans avec des morceaux très long pour immerger le public dans ma tête et je commence seulement à travailler sur l'album en 2018. Comme je viens du Jazz et qu'il n'y a aucune frontière pour moi entre les différentes musiques de chaque pays alors je me sent libre d'aimer le monde. Le Jazz est une des musiques qui s'est le plus développé ces dernières années au niveau création artistique et quand je travaille je ne me pose aucune question, je suis comme un animal instinctif. De nos jours le monde est peuplé de couples métisses, le visage du monde se transforme et ma musique aussi.

D'autres instruments seront-ils mis en avant sur l'album ?
Non.

En quoi vos voyages à l'étranger vous inspirent-ils ?
Pour moi le voyage est un des éléments les plus important pour vivre des situations, pour emmagasiner des histoires vécu, pour pouvoir revenir chez soit et avoir plein de choses à raconter. Pour moi, j'ai besoin de vivre des sensations pour pouvoir créer. J'ai eu la chance de faire une tournée mondiale avec Patricia Kaas, on avait fait 150 concerts dans plus de 40 pays.

Vous avez déjà accompagné de nombreux artistes. Des duos seront-ils prévus sur l'album In my mind ?
Je ne sais pas encore mais j'aime beaucoup le rap, certains artistes sont rythmiquement très forts j'aime quand il y a du débit. Un de mes rappeurs préféré actuellement s'est Gabe, il est le fils de Dee Dee Bridgewater et c'est quelqu'un de très ouvert musicalement avec un immense talent, c'était mon invité lors de mon concert à Paris le 15 décembre.

Vous faites partie de la Team Zic, une coopérative d'artistes indépendants. En quoi est ce important d'être indépendant et de ce regrouper ?
Ce qui est important c'est d'avancer d'une façon ou d'une autre, de provoquer la chance, de croire en soi, de rêver et de tout faire pour atteindre ses rêves j'ai donc créé mon Label VMM. La plupart du temps il faut être entouré d'une équipe pour aller plus loin, une équipe qui croit en toi, en ton projet en ta volonté. La rencontre avec la fondatrice de la Team Zic, Valérie Suder a été un élément important pour moi et le projet ; car Valérie est quelqu'un qui voit les choses différemment des autres que ce soit sur les éditions, sur les maisons de disques, elle est en train de repenser un nouveau schéma avec la Team Zic. J'ai le plaisir de travailler avec elle car elle est devenue ma manageuse, j'avais besoin de quelqu'un qui puisse comprendre la direction dans laquelle j'étais en train d'aller tout seul depuis un moment et qui allait me soutenir sur l'envie de voir les choses en grand sans en avoir peur, Valérie et moi nous nous ressemblons beaucoup.  

 Comment vous sentez vous lors d'une représentation ?
J'ai le trac, mon coeur bat terriblement mais quand je rentre sur scène il y a comme une transformation chimique en moi et c'est magique.

Quelle est votre relation avec le public ? Qu'appréciez-vous dans celle-ci ?
Pour moi, les moments où je suis le plus heureux c'est quand je suis sur scène pour jouer ma musique, plus rien n'existe même moi je n'existe plus, il n'y a que la musique. Le publique a adoré le concert et il me l'a rendu puissance mille avec tellement d'amour et d'attention, je luis dit merci de tout mon coeur car je crois que je joue pour ressentir cette amour.

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
Merci d'avoir eu envie dans savoir plus sur In my mind et sur moi. Merci pour cette interview.

Merci à Criss d'avoir répondu à nos questions !
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Maxime Lopes sur Google+

Musique interview

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