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Charlie : le clip de David Wilson

Découvrez le nouveau clip de David Wilson intitulé Charlie, un single en hommage aux victimes des attentats de Paris.

David Wilson

David Wilson est né dans l’agenais en 1991 dans une famille où l’on a toujours écouté de la musique et lu plein de livres. Enfant déjà il accompagne son père Patrick à l’harmonica quand celui-ci chante un Pink Floyd ou un Led Zeppelin la guitare en main. La maison est située à la campagne et on peut y faire du bruit.

Créatif très jeune, David tente à même pas 10 ans d’imaginer des mélodies que son père met en musique et écrit des textes simples.

Au collège et au-delà, David se met à écrire en anglais des textes de plus en plus élaborés et apprend la guitare avec celui qu’il considérera immédiatement comme un génie de la mélodie, Thierry Polèse. Il forme son premier groupe, The dark clouds, dans lequel il écrit tous les morceaux, étant déjà étonnamment prolifique. Il enregistre petit à petit des dizaines de démos de chansons, mal enregistrées mais abouties, soigneusement conservées depuis.

En 2008, David forme un deuxième groupe plus important avec notamment Jean-Baptiste Cayrou, The crop circles. Ils enregistrent un disque qui n’est pas assez abouti aux yeux de David pour voir le jour. Rien ne reste d’eux que quelques concerts et de bons moments.

Alors qu’il est étudie les lettres modernes à l’université de Bordeaux, il forme de 2010 à 2012 un groupe qui changera régulièrement de personnel et apprécie particulièrement la compagnie d’Adelaïde Henneton, pianiste du groupe et parfois chanteuse. « J’ai toujours été perfectionniste et j’ai toujours eu une idée bien précise de ce que je voulais faire, racontera David après la dissolution du groupe, si bien que je n’ai jamais laissé trop de liberté artistique à mes compagnons de groupe à cette époque. Par contre j’avais en Adélaïde une confiance absolue : elle faisait mieux que ce que j’imaginais. Notre groupe était formidable ! » Lors d’un changement de batteur, David fait également la rencontre de Marcelino Dauzas qui mixera par la suite le premier album The goldrush.

C’est une période heureuse dans la vie du musicien qui, fan surtout de Pink Floyd a entre temps découvert ses autres maîtres : « Pink Floyd pour la recherche et l’expérimentation, Neil Young pour la brutalité ou la sensibilité, les Beach boys pour les extraordinaires harmonies et la bonne humeur, Richard Hawley pour le romantisme et la chaleur » mais aussi les Beatles, Bowie ou Sigur Ros pour n’en citer que quelques-uns.

Agacé par les changements de personnel au sein du groupe qui change aussi régulièrement de nom (Trendy steam, Seconds before midnight puis Maze of The globe), et qui doit toujours reprendre son répertoire avant de tourner, David laisse de côté la maquette de deux albums Rock’n’roll band et Clowns and chinese men pour enregistrer un album folk en solo qui sera son premier, The Goldrush.

Lui qui ne croit plus au groupe pense avec raison pouvoir tourner plus régulièrement et sans problème en n’ayant pratiquement sur lui que sa voix et sa guitare. Il engage un booker, emprunte au leader des Beach boys Brian Wilson son nom de famille et auto produit son album qui sort en CD (en tirage confidentiel vendu à la fin des concerts) et en téléchargement sur le site Bandcamp en 2013, ainsi que sur les principales plateformes de téléchargement et de streaming en 2015. Les retours sont très positifs mais la publicité largement insuffisante. David est lassé par un public qui sait être très attentif mais ne l’est souvent pas dans les bars : « Dans un bar on ne va pas écouter de folk, on veut des choses qui bougent, du Patrick Sébastien. C’est finalement là que j’aurais pu leur montrer qu’avec une guitare électrique et une batterie cet album aurait pu être complètement grunge en live, mais j’étais là avec ma guitare et ma voix, j’avais besoin d’un public un peu intimiste, qui voulait entendre du folk. »

David se constitue un petit studio et enregistre pendant plus d’un an et demi, le soir après les cours car il devient professeur de lettres, son deuxième album, en pleine campagne du Lot et Garonne. Il enregistre une vingtaine de morceaux, ayant pour point commun d’avoir tous été enregistrés par Maze of The globe. Ces morceaux lui tiennent à coeur. Certains sont nouveaux, d’autres ont presque dix ans, comme Lovely Girly mais tous sont revus et minutieusement enregistrés.

Au fil de ses rencontres et projets, David rencontre de nombreux amis et propose quelques collaborations sur son album, dont il enregistre le chant avec Alex qui le conseille sur sa voix. Des vingt morceaux il n’en reste qu’une douzaine, variés, électriques, acoustiques, audacieux, qui surprendront les habitués du premier album comme le nouveau public.

Le reste est à suivre...

Maxime Lopes sur Google+

Musique

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