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Charleen présente son EP financé par les internautes

Auteur, compositeur, interprète, Charleen puise son inspiration dans les plus grands noms de la musique. Des Beatles à Oasis côté anglais, en passant par Telephone et Indochine côté français, sa musique est un mélange de pop/rock acoustique. Connue des scènes lyonnaises, Charleen s'apprête à sortir un nouvel EP en financement participatif, qu'elle présente en interview.

Charleen

Crédit photo : Stéphane Valotteau

Est-il possible de vous présenter et de nous parler de votre passion pour la musique ?
Je suis Charleen, une auteure - compositrice - interprète lyonnaise. J’ai toujours eu de l’intérêt pour la musique, mais c’est en 2010 que j’ai commencé à apprendre la guitare et le chant de manière autodidacte. J’ai ensuite commencé à mettre en musique des textes que j’écrivais en anglais, puis j’ai effectué mon premier concert à Lyon en 2011. Je suis très influencée par des artistes britanniques comme Oasis, les Beatles, the Last Shadow Puppets, the Verve, etc...

Vous préparez actuellement votre 1er EP. Peut-on en savoir plus et quel en sera son univers ?
C’est un EP qui sera composé de 4 titres. Ce sera un univers très personnel. Mes textes sont inspirés de ce qui m’entoure, de ce que je vis, des personnes que je rencontre. J’écris en français, mais les sonorités sont inspirée de mes influences britanniques.

Pourquoi être passée des textes en anglais au français ?
Au départ, c’était un challenge. J’ai rencontré l’année dernière Jérémie Canet, qui est maintenant l’arrangeur de l’EP. C’est lui qui m’a suggéré d’écrire en français, en me persuadant que ça collerait à mon univers et ma voix. J’ai donc commencé par jouer des accords simples et chanter des poèmes de Rimbaud ou Apollinaire que j’aimais bien. J’ai trouvé que c’était un tout autre univers qui s’ouvrait à moi. Alors j’ai commencé à écrire quelques textes en français. Au départ, je trouvais que ça n’allait pas, que je n’arrivais pas à m’exprimer de la même manière. Il fallait peser les mots. Même si le sujet est touchant, si les mots employés n’ont pas d'impact, le morceau peut vite devenir niais. Alors j’ai persévéré, et je trouve maintenant que chaque nouveau texte que j’écris est meilleur que l’ancien.

Il semble que vous commencez à préparer les enregistrements. Peut-on en savoir plus sur l'avancement de votre projet et comment abordez-vous l'étape du studio ?
L’été dernier, j’ai enregistré en studio 4 maquettes, dont N’abandonne pas que vous pouvez entendre sur mon site Internet. Deux de ces morceaux seront sur l’EP. Je travaille également avec un arrangeur et un batteur pour les 2 autres morceaux. 
En parallèle, j’ai lancé un projet de financement participatif sur la plateforme Ulule afin de récolter 3000€ qui serviront à enregistrer, mixer et masteriser au studio Mikrokosm à Lyon. 

L'EP a-il déjà un nom ?
Oui, j’ai déjà une petite idée mais que je le dévoilerai uniquement que lorsque la pochette de l’album verra le jour.

Vous faites actuellement un financement participatif. Pourquoi et comment vous est venue l'idée de faire appel aux internautes ?
Faire un projet de financement participatif, c’est avant tout pour voir si le projet intéresse. C’est un moyen pour moi de tester et me lancer dans l’enregistrement de l’EP uniquement si je sais que par la suite des personnes me suivront. Le public m’a déjà aidé il y a quelques années lors d’un concours. Aujourd’hui, c’est pour les mobiliser de nouveau et les impliquer dans mon projet musical. L’avis du public compte beaucoup pour moi. Je me remets sans cesse en question et faire appel aux internautes me permet donc de savoir si ce que je fais plaît et si je dois continuer dans la même direction.

Vous pouvez soutenir Charleen pour la sortie de son EP sur Ulule.

 

On a pu vous trouver récemment dans un concert à Lyon. Comment le public a-il accueilli les morceaux de votre EP ?
Pour l’instant, uniquement 3 titres sur les 4 qui figureront sur l'EP ont été joués en live. Ils ont été plutôt bien reçus par le public, ce qui me conforte dans ma sélection des morceaux pour l’EP. Sachant que sur l’EP, les titres auront encore plus de profondeur puisque ce ne sera pas seulement de l’acoustique, mais des arrangements avec batterie, basse, etc...

Vous avez gagné par le passé le Ninka Tour. Est-il possible de nous rappeler rapidement ce que c'est et quel souvenir en gardez-vous ?
Le NinkaTour est un concours organisé par le Ninkasi, une enseigne lyonnaise. Nous étions 4 artistes à jouer en acoustique dans les différentes enseignes du Ninkasi. À la fin, le public était amené à voter pour son artiste préféré, et j’ai eu la chance d’avoir été en tête. Cela m’a permis de passer 3 jours au studio Mikrokosm (où j’enregistrerai en mars si l’objectif sur Ulule est atteint) et de jouer au Ninkasi Kafé. C’était un concert filmé où j’ai pu réunir ceux qui avaient voté pour moi. C’est pour l’instant le plus beau souvenir de ma carrière musicale.

On a pu vous retrouver parmi les choristes d'Indochine. Comment avez-vous été sélectionnée ?
Je connaissais déjà Nicola Sirkis que j’avais rencontré quelques mois avant l’enregistrement de Black City Parade. Il a donc appris que je faisais de la musique. C’est lui qui m’a encouragé dans cette voie-là. Quand il a eu besoin de choeurs sur l’album, il a fait appel à moi. Nous étions 2 choristes. J’ai toujours une réelle reconnaissance envers Nicola pour ce qu’il m’a permis de faire, tant dans le dépassement de moi que dans ce que j’ai vécu avec Indochine. S’il ne m’avait pas poussé à chanter lorsque j’ai commencé à faire de la musique, je n’en serais pas là aujourd’hui.

Cette expérience vous est-elle utile dans la préparation de l'EP actuel ?
Bien sûr, tout comme toutes les expériences studio que j’ai pu avoir depuis. Mais travailler avec des musiciens professionnels est quelque chose qui pousse à vraiment donner le meilleur de soi-même. C’est une chance inouïe d’avoir un petit bout de soi sur un tel album, et je ne souhaitais pas décevoir les espoirs que l’on avait pu placer en moi et ma voix.

Prévoyez-vous quelques dates de concerts après la sortie de l'EP ?
Oui. La scène est ce qui m’a toujours permis d’établir une vraie connexion avec le public et de partager ce que je fais. Je souhaite donc continuer les concerts à la suite de la sortie de l’EP, en m’entourant cette fois-ci de musiciens.

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
Si mon projet vous intéresse, n’hésitez pas à vous rendre sur Ulule pour m’aider à financer mon 1er EP. Même les plus faibles contreparties me permettent d’avancer et de me rapprocher de l'objectif, alors je compte sur vous. :)

Merci à Charleen d'avoir répondu à notre interview !
Retrouvez la également sur sa page Facebook pour suivre son actualité et ses projets.

Maxime Lopes sur Google+

Musique interview

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