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Caravan Palace : leur nouveau single Wonderland !

Après le succès de leur précédent clip Lone Digger qui cumule plus de 14 millions de vues à ce jour, Caravan Palace revient avec un clip d’animation pour illustrer leur nouveau single Wonderland.

Ce titre est extrait du 3ème album du groupe <|°_°|> sortie le 16 Octobre 2015.

Découvrez le clip Wonderland dirigé par Kevin Phung et produit par Double Ninja.

Téléchargez dès maintenant le single sur iTunes.

Caravan Palace sera à retrouver en live cet été le 16 Juillet au Francofolies de la Rochelle et le 26 Août à Rock en Seine.

Caravan Palace, <|°_°|>

Ayant déjà conjugué au futur un passé pas si simple dont ils ont redoré le blason sur un lit de beats dancefloor, télescopant contrebasse, synthés, scat et violons, les cyber-punks des années folles se réinventent avec une arrogante insouciance dans un troisième album surprenant et attendu.

D’une bande-son de porno muet du début de siècle (l’autre) en 2005, trois musiciens de swing qui jouent vraiment avec les doigts, Hugues (violon), Charles (contrebasse) et Arnaud (guitare), décident de customiser le genre. Ils s’entourent alors de Chapi (clarinette), de Toustou (aka Mighty Mezz, trombone et boom boom), d’un robot anonyme et, dorure finale au frontispice de leur Palace flambant neuf, de l’atemporelle Zoé, « jolie coquine » égérie d’une époque rêvée qui n’existe pas. Ça programme, ça scatte, ça devient un peu fou et en 2008, ça surprend avec ce son d’aujourd’hui assaisonné à l’ancestral dans un album dont le robot reste pantois et qui se glisse sans efforts dans les festivals de Jazz comme derrières les enceintes épaisses des gros festoches US. En 2011, sans se copier soi-même, retour avec l’album Panic ! et avec Paul-Marie (vibraphone, washboard, piano). Il est alors temps de tourner comme des dingues parce que la planète réclame sa dose de fraîcheur.

Mais tout cela n’aura aucune importance. Car malgré son nom, Caravan Palace ne s’enferme ni dans l’étroitesse du premier ni dans l’opulence de l’autre et dépoussière plus encore les rayonnages bien rangés de l’histoire de la musique. Lors de leur dernier voyage dans le temps pour aller, tels des Docteurs Frankenstein en costumes zazous et robes flappers, ressusciter encore le swing-jazz à grands coups de fée électricité, ils ont agrippé au retour quelques oldies qui n’en sont pas sorties indemnes. Et c’est tant mieux. Il était temps d’aller secouer le hip-hop, dont les colliers à $ commençaient à prendre de la patine, pour lui donner ses armoiries. Et à force de rôder la machine à danser, il était inévitable que la house et la funk se jettent sur leur passage pour avoir droit eux aussi à la potion magique Made in France. Prenez un ticket les autres, vous y passez aussi. Même toi, le early rock’n’roll, là-bas au fond.

Inutile d’imaginer ici un bordel de genres collés ça-et-là. Au Palace, on digère, on invente, on renouvelle avec clâsse (mais pas trop, non mais). Et le nouveau Caravan, ça râpe aux entournures, c’est punchy, c’est bada$$, c’est décadent, c’est groovy, toujours évident, ça prend son temps et ça brille dans le noir. Et si les tempos sont ralentis, n’y vois aucun gage de sagesse, mec. À l’heure où le has-been est devenu tendance, le Palace se fout bien plus de la mode que de l’an 40 et sans renier ses poum tchak ni ses wap doo wap, pose du flow sur les trilles de sax et lâche le scat sous les boules à facettes. Qui l’eût-cru ? Sûrement ceux qui ne leur collent pas d’étiquettes – ça n’tient pas avec la sueur de l’artiste – ou qui ne les rentrent pas dans une case (7, ça prends trop de place, surtout la contrebasse).

Caravan Palace avance à son rythme et écrit la musique d’après-demain, l’insouciante, la sautillante, avec des vrais morceaux d’instruments à l’intérieur, celle qui se joue du Temps, des styles et des dancefloors. Appelez-la comme vous voudrez, ça ne changera rien. Car même si aucun robot n’a été maltraité pendant la production de ce troisième opus, les machines vont se défouler sur vos pieds et vos cervicales de leur beats frais et implacables.

Ayant déjà conjugué au futur un passé pas si simple dont ils ont redoré le blason sur un lit de beats dancefloor, les cyber-punks des années folles se réinventent avec une arrogante insouciance dans un troisième album surprenant et attendu.
Car Caravan Palace ne s’enferme ni dans l’étroitesse du premier ni dans l’opulence de l’autre et dépoussière plus encore les rayonnages bien rangés de l’histoire de la musique.
Loin du bordel de genres, au Palace, on digère et on renouvelle avec clâsse (mais pas trop). Et le nouveau Caravan, ça râpe aux entournures, c’est punchy, c’est bada$$, c’est décadent, c’est groovy, toujours évident, ça prend son temps et ça brille dans le noir. À l’heure où le has-been est devenu tendance, il se fout bien plus de la mode que de l’an 40, sans renier ses poum tchak ni ses wap doo wap. Il avance à son rythme et écrit la musique d’après-demain, l’insouciante, la sautillante, avec des vrais morceaux d’instruments à l’intérieur, celle qui se joue du Temps, des styles et des dancefloors. Alors réjouissez-vous, comme ça : <|^_^|>.

Tracklist

Wonderland

Sur un rap pénitent au pattern austère, un voyage en terre imaginaire dancy et aérien, bitchy et spirituel, saupoudré du jazz du meilleur effet. Pourquoi choisir son camp ? Il n’y en a pas au pays des merveilles. Fermez les yeux, tout est possible.

Tatoos

Un charleston sagement endiablé aux voix gramophonées en questions réponses, ladies & gentlemen. « I’ve got plenty of tatoos ». Et c’est comme ça que tu nous allumes, mademoiselle, et que les machines te propulsent des docks enfumés aux plus beaux dancings jusqu’à un final bien tropical pour être honnête.

Comics

Enfumé et cotonneux, un presque trip-hop lumineux à souhaits autant qu’inexorable. Une alchimie old & new school, un groove positif qu’électrise une Zoé soudain rock’n’roll lolita que ne reniera pas mamie Wanda Jackson. Il n’existe aucun traitement connu contre cette tune.

Lay Down

Il y a du rock’n’roll qui ne porte pas encore de nom, et bien plus exotique que nous n’y étions préparés. Et puis le jazz est partout, il nous poursuit même dans la synthèse la plus FM, qu’on le veuille ou non. Et on le veut, pas vrai ? Embrassez vos copines, cette danse chaloupée ne vous les rendra peut-être pas.

Lone Digger

On ne sait plus qui donne de l’aura à l’autre, le swing ou le disco-beat ? Qu’ils se décident entre eux. Abandonnons-nous à Zoé, toujours princesse, même du flow le plus banlieusard et californien. Même pas peur ; « swing » reste inaltérable en verlan. Rien ne peut la distraire, elle conquiert son royaume, qui s’étend maintenant de Funkytown aux steppes des réverbs lointaines.

Maxime Lopes sur Google+

Musique

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