Publicité

Blackbird Hill présente l'album Midday Moonlight

Après un premier EP Songs To Keep The Devil Busy, puis un double single Up To Town, BlackBird Hill prépare Midday Moonlight, un maxi 6 titres qui sortira le 5 mai 2017. Il a été financé avec succès en prévente sur Ulule ces dernières semaines. Découvrez le sans plus attendre !

Blackbird Hill

Peut-on en savoir plus sur votre duo et votre univers rock ?
Blackbird Hill est né fin 2012 à une période charnière de chacune de nos vies, du mélange de nos deux univers et personnalités.
Nous avions besoin de nous affirmer de façon créative, et c'est passé par la musique.

Est-il possible de nous présenter votre prochain album et nous dire d'où vient votre inspiration ?
Alex : Midday Moonlight est notre second opus. Après Songs To Keep The Devil Busy et Up To Town (2 titres sortis en numérique uniquement), nous avions pour volonté de donner un corps à nos dernières compositions imprégnées de nos questionnements constants quant au temps qui passe et aux pertes auxquelles on doit faire face, déjà à nos âges et surtout de nos jours.
Max : Cet opus traite de la peur de la mort, plutôt l'angoisse quotidienne qu'une panique de quelques secondes. C'est comme un bout de nuit en plein jour.

Est-ce facile de composer à deux ? N'y a-il pas trop de désaccord ?
Max : Nous détestons l'idée qu'il soit facile de composer. Il faut se surpasser dans son expression, sinon c'est quotidien et ordinaire et ça peut finir à la radio (la mauvaise).
Alex : Composer à deux n’est pas toujours évident.
C’est comme composer en couple/à deux dans la vie. Il y a des phases productives où tout s’accorde et des phases moins fluides. Mais tout finit par rouler à un moment ou un autre et c’est aussi ça la magie d’un duo. Disons qu’on a chacun une façon bien précise de voir un morceau et du mélange de nos ressentis ressort à chaque fois le même frisson pour nous deux, celui qui fait dire à l’autre d’un regard : « C’est bon on tient le morceau ».

Comment se préparent les enregistrements en studio et quelle est l'ambiance à cette période ?
Alex : L’ambiance est plutôt tendue, studieuse, car nous voulons que tout soit parfait et nous fixons la barre toujours très haut.
On ne veut que le meilleur pour Blackbird et c’est ce qui parfois nous tend ou me fait me demander pourquoi on est pas en train de boire des bières et de rigoler pendant qu’on enregistre l’album de notre vie, comme dans les documentaires dont on s’est nourri étant gosses…
Mais peu importe, une fois l’objet dans les mains on se rappelle de chaque moment en se disant que ça en valait largement la peine.
Max : le studio c'est le début des emmerdes. Ca coûte une fortune que nous ne possédons pas, et il faut enregistrer en quelques heures ce que tu vas défendre durant l'année/les deux années à venir. Aujourd'hui, bien jouer ça sert plus à rien, alors on se prend la tête pour raconter quelque chose de plus personnel, nous essayons de faire passer des émotions par un autre biais qu'une exécution parfaite et un mix adéquat (ce que tout le monde peut faire avec la technologie actuelle).

Pouvez-vous nous parler du single Midday Moonlight qui vient de sortir ?
Max : le clip est en préparation !
Alex : De la Fuzz, beaucoup…  et une caisse claire aussi lourde qu’une tête qui frappe le sol.
Midday Moonlight est le titre de notre EP. C’est le dernier morceau du Maxi et aussi de notre set. C’est sur ce morceau que nous donnons ce qu’il nous reste d’énergie en concert, un réel défouloir en live.
C’est un morceau qui relate les questionnements et choix par lesquels on est passés Max et moi depuis la naissance du groupe.
Une espèce de diamant que l’on a voulu brut.
Brut dans le son, la composition, l’écriture et surtout dans l’interprétation en live.

Le vinyle revient en force, qu'appréciez-vous le plus sur ce support ?
Alex : Nous somme de grands amateurs de vinyles. Il y a une part de nostalgie dans ce support. Chaque vinyle est un peu un bijou, il n’y en a pas deux pareil, et le son est très symbolique. Nous nous sommes vite accordés sur l’envie de voir et d’avoir un jour un vinyle signé Blackbird Hill.
Quelle fierté !
Max : écouter en streaming ou du mp3, ça me fait chier. J'ai pas le choix car j'ai pas les moyens de me payer 5 disques par mois... "Mettre" un disque, c'est vraiment choisir ce que tu vas écouter.

En quoi le visuel du disque est important pour vous ?
Alex : Un bon visuel est pour beaucoup dans le succès d’un disque. On a tous une pochette préférée. C’est de cette façon qu’on reconnaît un album, qu’on s’en souvient ! C’est avant les titres, une sorte de carte de visite de l’album. Pour Midday Moonlight, on a voulu donner carte blanche à une artiste qu'on aime beaucoup : Ita Duclair.
Elle a su retranscrire l’univers des morceaux à la perfection.
Max : La pochette est une interprétation ou un code, disons que c'est la langue dans laquelle sont parlées toutes ces chansons.

Une indiscrétion sur l'album à nous donner ?
Le titre Midday Moonlight a été enregistré en une seule prise, live !

Le 12 mai vous serez en release party (VOID à Bordeaux) pour présenter l'album. Quelles émotions ressentez-vous lors d'une première présentation d'un titre ?
Alex : Les titres de l’album ont déjà été joués en live pour prendre un peu la température du public. Mais nous sommes pressés d’enfin pouvoir présenter au public notre nouvel objet, ainsi que de partager la scène avec nos potes d’Au Pays Des Matins Calmes aussi bookés par Lagon Noir, qui produit la soirée !
Max : C'est le meilleur groupe de Bordeaux. Je suis impatient.

"Les hommes importent peu. Seule l'histoire qu'ils racontent mérite d'être entendue." Pourquoi cette citation ? Quelle empreinte souhaitez-vous laisser dans l'histoire ?
Alex : Cela va de paire avec l’héritage que laissent les gens, la façon dont on se rappelle de ceux qui nous quittent. Il y a toujours une histoire à raconter. 
Comme chaque artiste à proprement parler, le souhait n’est pas forcément de laisser une empreinte, dans un premier temps. Il en va plutôt d’un désir de s’exprimer, de donner notre propre version de l’histoire. Et si il en reste une empreinte, tant mieux.
Max : peu importe ce que la vie fait de toi, c'est ce que tu racontes qui te différencies, des autres, au fond.

Je crois que vous appréciez tout particulièrement les festivals. Est-ce que vous prévoyez d'en faire quelques uns cette année ?
Max : les festivals, c'est le pied. Etrangement, on réfléchit beaucoup moins sur scène devant une belle foule que devant 150 personnes dans un club.
Alex : Nous avons des propositions cette années encore, mais tant que les programmations officielles ne sont pas annoncées, nous ne pouvons pas en parler ;)

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Max : merci encore à tous ceux qui nous ont soutenu sur Ulule pour la pré-commande de Midday Moonlight. Notre public nous suit d'une manière assez atypique et plutôt intense, j'ai l'impression. Nous recevons beaucoup d'encouragements, et ça fonctionne. La preuve, ce disque n'est pas encore sorti, nous commençons déjà à travailler sur le prochain…
Alex : Merci !

Merci à Blackbird Hill d'avoir répondu à notre interview !
Retrouvez les également sur Facebook.

Maxime Lopes sur Google+

Musique interview

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire