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Bientôt un EP soutenu par les internautes pour DS

DS est un groupe namurois formé notamment de Olivier Godfoid et Corentin Simon (auteurs-compositeurs-chanteurs guitaristes).
Héritiers des années 90, ils décident de revendiquer et de défendre leurs influences qu’ils expriment au travers d’un rock brut, mélodique, percutant et énergique. Ils veulent démontrer que le rock et la langue française n’ont pas fini de faire bon ménage. Découvrez leur futur EP soutenu par les internautes.

DS - Djinn Saout

Parlez nous du groupe, de son univers et de votre passion pour la musique depuis votre enfance...
A l'origine de DS, il y a Corentin et Olivier. Nous nous connaissons depuis l'enfance. La musique fonde notre amitié. Nous partageons cette même envie d'écrire des chansons et de les faire vivre sur scène. Nous avons écouté beaucoup d'artistes similaires en chansons françaises. De ce fait, nous avons évolué dans une même texture sonore. On y retrouve Aubert, Murat, Bashung, Miossec. Ça facilite le travail. On ne doit pas toujours s'expliquer pour se comprendre.

Pourquoi avoir décidé de changer le nom du groupe ?
Djinn Saout, c'est trop dur à retenir et à écrire. DS, c'est plus simple, pas vrai ? Et puis le jeu de mot avec Déesse nous plait bien. On imagine une muse, là pour nous inspirer... ;). DS c'est plus direct, tout comme la musique que nous souhaitons envoyer avec ce nouveau projet.

Vous préparez votre premier EP, peut-on en savoir plus à son sujet ? Quels vont être les thèmes abordés ?
Tout va dépendre des titres qui seront retenus. En tout cas, on cherche avec Corentin à aborder des sujets plus proches de notre quotidien. On s'est pris d'affection pour la musique « pop-populaire ». C'est une façon de renouer avec nos influences mais avec des sons plus actuels. Dans les sujets qui se trouveront certainement sur l'EP, je pense à l'impact des réseaux sociaux sur nos vies, la trentaine (et oui, on y est :°), les galères et les joies, le boulot, le besoin de s'évader, la recherche un peu maladive d'ascension et de réussite. Sans oublier, les relations amoureuses bien sûr.

Vous êtes auteurs-compositeurs, en quoi est ce important ? Quel regard portez-vous sur le fait d'écrire en français ?
C'est dans la rencontre des mélodies et de la langue française que naît pour nous le plaisir d'écrire des chansons. Composer dans notre langue maternelle nous semble le moyen le plus sûr d'être proche de nous, de ce qui nous questionne, nous donne envie de vivre et de ce qu'on souhaite en transmettre. Mais, il y aura peut-être une chanson en espagnole, c'est un défi qu'on aimerait relever.

Qu'est ce que le retour du public lors de festivals vous apporte-il dans l'évolutions de vos compositions ?
Les nouvelles chansons rassemblent davantage le public. Les concerts sont plus dynamiques et on remarque que chaque concert est une fête. C'est un réel plaisir de constater que certains titres deviennent « phare » pour nos fans. Il s'agit souvent des chansons qui font l'ADN du groupe. D'autre part, la réaction d'un public qui ne nous connait pas est assez décisive. L'idée qu'on se fait d'un couplet ou un refrain en répète est parfois trompeuse. Sur scène, on sent si l'énergie prend, si l'arrangement est bon. En ce qui concerne les paroles, nous n'attendons pas non plus qu'un public de festival y prête une oreille très attentive. Mais avec le nouveau spectacle, la réponse est très positive.

Peut-on en savoir plus sur le titre Simplement être là ?
Cette chanson se trouve sur notre dernier album De l'ombre à la lumière. Les arrangements ont été faits avec Diego Straz. L'idée du texte est venue en écoutant une chanson de Bertrand Belin. Une phrase ou un mot m'a marqué, mais on ne parvient plus à mettre la main dessus. On avait envie de parler des pères qui se mettent une terrible pression pour porter leur famille, tenir la barque, la tête hors de l'eau. Être père, c'est un thème qui nous touche beaucoup. On voulait chanter les pères défaillants, ceux qui s'écroulent.

En quoi réaliser un financement participatif vous aidera-il ?
On compte dessus pour financer le mixage de l'EP et la réalisation d'un clip. Nous avons déjà pu atteindre l'objectif fixé au départ. C'est génial ! Le restant de la somme récoltée ira dans la promo.

Vous pouvez soutenir l'EP de DS sur KissKissBankBank.

 

Quel est la principale difficulté que vous rencontrez sur votre projet ?
Défendre un projet de compos en langue française en Belgique continue à être difficile. Les organisateurs restent frileux. Il y a un tas de supers covers qui remplissent nos festivals. Les programmateurs en radio ne semblent pas davantage prêts à se mouiller. Pas toujours facile d'attirer l'attention. Mais restons optimiste, on constate une nouvelle vague de projets en langue française ces derniers temps.

Une indiscrétion à nous donner sur votre EP ?
Pour les oreilles fines, un sample du crash d'Ayrton Senna sera identifiable sur un titre. On avait dix ans. On s'en rappelle très bien.

Sur 13 titres, seuls quelques uns figureront sur l'EP. Ca veut dire que vous vous projetez déjà sur un album ?
C'est encore trop tôt pour le dire. Nous avons toujours travaillé sur des albums. Avec ce nouveau projet, on veut faire les choses autrement. Le recours au format EP se fait de plus en plus. Il demande au groupe d'être le plus compact et le plus clair possible dans ce qu'il veut proposer. Pourquoi pas un second EP par la suite. On ne sait pas encore.

D'autres projets sont-ils prévus, comme des clips ou des concerts ?
On tournera le clip en janvier. On espère en réaliser un autre en cours d'année. La sortie de l'EP s'accompagnera de concerts de présentation du nouveau projet dans plusieurs villes de Belgique. On y bosse en ce moment.

S'il y avait une salle culte sur laquelle vous aimeriez vous produire, quelle serait-elle ?
L'AB, ce serait top. On a déjà joué dans son « club » mais dans la salle ce serait un bel aboutissement. On a vu s'y produire tellement de groupes. Un des premiers concert que nous avons été voir avec Corentin était dans cette salle. Louise Attaque sur leur première tournée en 97. On s'est retrouvé sur scène avec Corentin pour se lancer dans un bain de foule. Pas très sympa pour les gens dans la fosse, nous portions des bottines ABL à l'époque...

Le mot de la fin ?
Ce n'est qu'un début !

Merci au groupe DS d'avoir répondu à nos questions !
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